Belsunce est un des quartiers de Marseille situé en plein centre-ville, près de la Canebière. Il doit son nom à Monseigneur Belsunce, évêque de Marseille, qui fit preuve d'une énergie remarquable pendant l'épidémie de la peste.
Belsunce est un quartier central, entre la Gare Saint Charles et la Canebière, et à l’articulation des différents territoires de la ville tels que le port, le centre ville et les quartiers périphériques notamment au nord de la ville.
C'est aussi un quartier relativement petit :
C'est un maillage de rues étroites, délimitées par quatre grandes avenues (la Canebière au sud, le cours Belsunce à l’Ouest, le boulevard d’Athènes et le boulevard Dugommier à l’Est, et le boulevard Charles Nédelec au nord).
L'avenue principale du quartier est le Cours Belsunce, perpendiculaire à l'avenue de la Canebière et qui se prolonge jusqu'à la Porte d'Aix.
Mais il convient de noter que ce quartier typique est riche d'une histoire et d'anecdotes que bien des marseillais ignorent !
Tout d'abord, pour bien se représenter le quartier, il convient de signaler la distinction entre sa partie Est (celle occupée par le Centre Bourse) de sa partie Ouest (le vieux Belsunce). Les Marseillais font une différence entre la zone du centre Bourse aménagée dans les années 70 qui, aux yeux de la majorité d’entre eux, est devenu un nouveau quartier à part entière ne faisant pas partie intégrante de Belsunce, et l'enchevêtrement de rues étroites qu’est le vieux Belsunce, et qui est synonyme pour certains du "vrai" Belsunce, celui qui a été épargné par le tout béton, et pour d'autres, du "pauvre" Belsunce, à rénover et à moderniser...
Ensuite, il est bon de savoir que Belsunce, qui subit aujourd'hui la décrêpitude de ses façades et sa mauvaise réputation, est un quartier d’origine baroque, avec un patrimoine de valeur. Pour mémoire, le quartier Belsunce et le cours Belsunce, sont construits à partir de 1670, dans le cadre des travaux d’agrandissement de la ville vers l’Est et le Sud. Le cours Belsunce marque l’ébauche d’un tracé liant le Nord et le Sud de la ville. Ce lien sera concrétisé plus tard avec le prolongement du cours Belsunce à partir de ses deux extrémités :
La bourgeoisie qui habite alors le quartier, occupe de petits immeubles donnant sur des jardins, avec souvent de petites maisons de fond de cour et des dépendances destinées aux domestiques ou à l’entreposage de matériel.
Mais depuis le 17ème siècle, la vocation du quartier et son peuplement ont changé. Au 19ème siècle, deux mouvements de population se succèdent :
Et si depuis toujours, c’est un quartier de passage à l’articulation des différents territoires qui composent la ville, il devient à partir des années 1970 un axe central à l’usage de l’immigration en quelque sorte. Vont alors défiler des populations venants d’horizons divers mais communément méditerranéens : italiens, espagnols, arméniens, juifs d’Afrique du Nord, africains, Pieds-Noirs, algériens, marocains, tunisiens...
Aujourd'hui, c'est un quartier pauvre, lieu de résidence de nombreux travailleurs immigrés vivant souvent dans des hôtels meublés ou des foyers.
De ces populations en transit et de l'exotisme qui peut s'en dégager, Belsunce prend dans l’imaginaire marseillais une place particulière et véhicule des discours opposés :
De la même manière, le dynamisme marchand et commercial, l’intensité des échanges et des passages que le quartier génère dans la ville sont :
Malheureusement, ces derniers avis semblent être en majorité, car Belsunce n'est bien souvent représenté que par ses populations étrangères et immigrées et de ce fait, il est mis à l'écart du reste de la ville. Et même la toponymie est significative de cet effet d’ethnicisation : Belsunce étant largement désigné du nom de "Quartier arabe".
C'est à ce titre, face à ces arguments, que les enjeux liés à la qualification de ce quartier ne sont pas neutres : en 1997, tout le quartier a été inclus dans un périmètre de réhabilitation urbaine (PRI) avec l'intention de supprimer l'habitat indigne et de réaliser une mixité sociale. Peut-on et/ou doit-on espérer que cela supprimera la pauvreté au lieu de ne faire que la déplacer ?
En tout cas, du coup, de ces tentatives de réhabilitation, on y découvre quelques curiosités de l'architecture moderne comme :
Enfin, et pour finir, le quartier est également porteur de chefs d'oeuvres historiques qu'il ne faut pas négliger ! On y trouve aussi bien :
et de bels édifices religieux comme :
Et encore bien d'autres choses qu'il nous reste à découvrir !!!
Il semblerait que le nom de Noailles vienne d'un mot d'ancien français "noue" ou "noë" et qui signifie prairie humide, avoisinant un cours d'eau, et il s'avère que le Lacydon coulait là où est aujourd'hui située la Canebière. Dans tous les cas, ce quartier doit son nom à la rue Noailles et à l'hôtel de Noailles, hôtel particulier somptueux loué au chevalier de Noailles, lieutenant général des galères de Louis XIV en 1679, qui a été détruit, puis sur l'emplacement approximatif duquel on a reconstruit un grand hôtel reconverti en hôtel de Police.
Dans ce quartier on trouve la gare Noailles qui accueillera à l'été 2008 le terminus de la ligne 1 duTramway de Marseille mais aussi pour rester dans l'histoire des transports, la galerie des Transports !
Quartier très animé, on peut également faire flâner sur le marché des Capucins,qui aujourd'hui, fait la réputation du quartier, mais tout aussi bien dans les rues alentours comme le début de la rue de Rome et ses boutiques, la rue Méolan et sa célèbre herboristerie du Père Blaise, et la rue de la Palud chargée d'histoire.
Et dans ce quartier ancien et riche en architecture, on y trouve bien sûr de beaux monuments tels que :
Et des traces chargée d'anecdotes plus ou moins tristes comme :
En lieu et place de l’ancienne salle de Music-hall, dont la façade a été conservée, la bibliothèque de l’Alcazar a été inaugurée en 2004. Un grand hall central donne un aperçu des trois é...
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Mélange de culture et de gastronomie. Ce marché se situe dans la rue Longue des Capucins, à proximité de la Canebière.
Située à proximité de la Porte d'Aix, elle est construite au XVIIème siècle par Pierre Puget, peintre, architecte et sculpteur marseillais.
On aime ou on n'aime pas le marché du soleil mais c'est un lieu qui ne laisse pas indifférent. Il se situe dans le milieu de l'avenue Camille Pelletan prés de la porte d'Aix, l'intérieur ressemble à ...
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Bon, j'aime les histoires de famille, alors, en voici encore une ! Tout commence en 1827 dans le quartier de la Bourse où la Quincaillerie Empereur s’installe à l’emplacement d’une ...
Dans les années 1990, cette rue est réputée pour ses mauvaises fréquentations faites de prostitution, proxénétisme et trafic en tout genre. Mais sous le mandat de Vigouroux, entre 1986 et 1995, la ...
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Encerclée par les bâtiments ultra-modernes du Conseil Régional, une arche du 13° siècle interroge le passant ... qui souvent l'ignore. Seul vestige d'un aqueduc utilisé massivement par la population ...