Ce n'est pas une excuse, mais seulement une explication. Les jeunes ne se laissent plus faire comme la génération de leurs parents. Quand on les laisse moisir dans leur quartier, ils font dans la seule chose qu'on leur propose qui est le traffic. Et quand la police devient par trop gênante, ces jeunes devenus bandits organisent une petite révolte vite fait.
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- Quand on démonte tout ce qui pouvait crée un lien social (police de proximité, assoc, maison de quartier, etc...).
- Quand on fait mine de s'intéresser aux gens de ces quartiers uniquement en période électorale, pour mieux les oublier dès que le suffrage est passé.
- Quand on stigmatise systématiquement les habitants de ces quartiers, comme a pu le faire le Ministre de l'Intérieur en 2005. Pour mémoire, il avait déclaré après la mort de 2 jeunes poursuivis par la police dans un tranfo, que ceux-ci étaient des "voleurs" (ce sont ces mots). Il n'est JAMAIS revenu sur ses déclarations, alors même que l'enquête à prouvés que ces jeunes n'avaient RIEN à se reprocher. Imaginez ce que peuvent ressentir leurs proches, quand un être cher est calomnié ainsi, à titre posthume de surcroit.
Je ne parle pas des contrôles d'identités à répétition subit au quotidien, de la discrimination à l'embauche et dans la vie de tous les jours, etc...
Il n'y a alors rien d'étonnant à ce que la situation soit ce qu'elle est, explosive, et que la moindre étincelle mette le feu aux poudres...
Mais comme toujours, le traitement des conséquences est beaucoup plus sympa à médiatiser et à politiser (bagnoles en feu, affrontements avec les forces de l'ordre, discours et déclaration des officiels...ça ça fait de belles images

), que la recherche de vraies solutions aux causes de cette situation.
Edité le : 29 Novembre 2007 à 13:45:57
blablabla et blablabla discours condescendants mille fois entendus de personnes qui pour la majorité ne connaissent rien au terrain qui sont pour la plupart priviligiés en dehors du probleme qui ont une vue unique et qui se permettent de diriger des doigts accusateurs et dénonciateurs avec la majorité " bien pensante " derriere eux envers des gens qui ont le courage de dire tout haut ce que beaucoup pensent tout bas
alors je précise que je n'ai jamais voté front national car pour moi c'est un parti de haine , si tel etait le cas je le dirais sans honte , seulement j'appelle un chat un chat , je suis courageux mais cependant pas maso c'est pour ça je vais pas davantage continuer et quand il m'arrive a chaud qq chose comme ce WE dont par pudeur je ne parlerai pas la collere s'en mele et c'est bien connu celle ci est mauvaise conseillère
quelles solutions vous proposez il y a un vrai probleme , vous voulez pas en acceuillir quelques uns pres de chez vous peut etre c'est ça la solution dispatcher
C'est sûr que les discours du type :
- "tout ça c'est la faute aux étrangers (remplacez "étrangers" par "noirs et arabes", pour ceux qui sont lents à la compréhension, parce qu'évidemment un suisse ou un belge ne fait pas partie de "ces étrangers là")"
- "ils viennent piquer le boulot des vrais français"
- "ils n'ont aucun respect pour le pays qui leur a tout donné, pour les valeurs de la république"
- "ils gagnent 50000 francs par mois juste en allocations familiales"
- "ils égorgent des moutons dans leur baignoire"
- etc, etc...
Sûr que ces discours là, entendu régulièrement du comptoir du bistrot jusqu'au meeting politique (et pas seulement de l'extrême droite, les 2 dernières citations sont de Chirac et Sarkozy...), ne sont proférés que par des spécialistes es-banlieue. Très certainement des gens qui y vivent ou des sociologues étudiant le sujet depuis des années.
Je précise qu'avant de déménager dans un gentil village dortoir proche de La Rochelle, j'ai vécu jusqu'à 10 ans dans une de ces magnifiques ville nouvelles, que nous révons tous d'habiter.
J'y ai toujours des amis, pas tous de type caucasien. Ca me donne une petite légitimité pour en parler.
Et je sais la chance que j'ai eu de ne pas y rester. Je sais que vu les possibilités qu'on donne aux habitants de ces quartiers pour s'en sortir, le recours à la débrouille et au traffic (divers et plus ou moins important) est un passage quasi obligé.
Des solutions ? Elles existent, encore faut-il la volonté et les moyens de les mettre en oeuvre.
La priorité à l'éducation par exemple. Pourquoi ce sont toujours les profs les plus jeunes et les moins expérimentés qui sont placés dans les secteurs les plus "difficiles" ? En clair : plus tu es dans un environnement favorisé, plus on te donne les clés pour t'en sortir. Et vis versa.
A diplôme et niveau équivalent, les habitants de ces quartiers subissent plus le chômage que ceux venant d'autres quartiers. Il y a peu de temps, une grande entreprise voulait rendre l'origine des postulants "anonyme". En clair, que l'adresse n'apparaisse pas. C'est donc que ça pose un problème, non ? Idem pour le nom ou la photo.
Il existe déjà des textes condamnant la discrimination à l'embauche. Mais dans les faits, combien de cas répréhensibles sont condamnés ?
Une solution ? Si la discrimination est avérée, le recruteur est condamné à verser l'équivalent du salaire du postulant refoulé illégalement, jusqu'à ce que celui-ci retrouve un autre job. Je pense que ça devrait calmer un peu les "petits racistes ordinaires".
Et bien sûr, que le "testing" ne soit plus seulement le fait d'association. Mais qu'il devienne institutionnel, au même titre que les contrôles d'hygiène, d'URSSAF, etc...
Que les politiques arrêtent de stigmatiser ces quartiers sans rien proposer d'autres que de belles paroles.
J'en ai encore à proposer (et je suis pas le seul) mais désolé, pas le temps.
Et je vais moi aussi cesser d'écrire sur ce théme...