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Huahine
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le: 31 Décembre 2007 à 20:39:41 |
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Champagne !
Le claquement d'une bouteille de champagne vient emporter la bonne santé.
18 h 42. La pendule c'est arrétée sur 2007 , les rires des voisins se font plus délurés , et la pendule ne fais plus tic tac au mur du salon. Encore un bruit familier qui s'envole avec l'année.
Tout est propre , tout est prêt , bien rangé. Un regard porté , un sourire satisfait. La fête va enfin pouvoir commencer. Un verre servit et les bulles dansent déjà , juste glacé
Un doigt qui dessine le sourire sur les photos de famille accroché à la poussière , le papier peint à jaunit , le cendrier trop rempli.
Une gorgée pour délier la langue du palais , jetter un regard sur des factures impayées à 31 decembre. Rien ne frissonne rien ne tremble.
Il y a peu le papa noel a porté, un des ces jouets , lourd de poids , lourd de sens . Ceux qui font claquer comme les bouchons de champagne , des cris quant il s'épanouissent dans le silence. Ceux qui font sourire les petits garçons qui jouent au grands soldats.
Un doigt caresse , léger , presque avec sensualité, l'objet tant désiré.
Quant les bouchons s'envoleront , que les gens s'embrasseront , que le joie sera là. Plus une larme à sécher, plus un démon a oublier. L'enfant rira , anonyme au bruit des rires.
Seul les rires et les bouchons de champagne cacheront , les affections , les afflictions juste esquissés.
2008 va sonner , l'enfant va pouvoir jouer, encore une gorgée , la bouteille de champagne est lancée ... Bonne annéeee crie t on à coté. Le bruit claque dans l'appartement d'à côté .
Pour féter, le vin est tiré et ne connaitra jamais la nouvelle année.
Papa est revenu ....
Edité le : 31 Décembre 2007 à 19:14:51 Papa est parti , il y a bien longtemps , laissé la , laissé bas , une mère qui larmoie , un chien qui aboie et moi. J'ai grandit , poussé , un peu vieillit , ma mère s'est flétrie , criant insultant l'étranger qui un jour l'a visité.
Les noels ont passé, j'ai laissé couler comme des souvenirs étrangers , des tables dégarnies et des jouets bon marché. J'ai parlé aux étoiles , m'inventant des toiles d'un père absent , qui a surement du me manquer. Maman à les cheuveux gris , et vit comme une chauve souris avec ses insomnies.
Je me suis tenu sans rien dire dèrière le carreau à regarder la route , me disant que sans un doute il reviendrait , ce géniteur qui ne savait pas aimer.
40 ans ont passé , je me suis éloigné de la toile d'araignée d'une mère qui m'a aimé et m'a tant déchiré , et un peu avant l'épiphanie le téléphone a sonné.
Hopital Rangueil , chambre 203 . Enfin je le vois... J'entends encore ma vieille mère qui larmoie , le chien qui aboie et moi , me voilà.
40 ans à le chercher , juste pour murmurer plein d'effroie à un homme déjà froid, pourquoi tu ne m'aimais pas ?
Edité le : 31 Décembre 2007 à 19:33:28 Bonne année maman ....
Je souris à mon mari , caresse la tête de mes blondinets , souris aux invités. La fête est parfaite, chacun s'en délecte.
Mon regard fuis , mes pas aussi, quant il glisse et vient vers moi. Mon coeur bat , j'ai 20 ans. 2008 embrassades . Mon mari dans les bras , le regard qui s'en va , loin de là . " Je t'aime ma chérie " ... " Moi aussi mon chéri " surement ...
Mon regard se fait absent , je souris pourtant. Des yeux comme des aimants, les envies des amants , un mari pourtant aimant.
La chaleur de l'alcool , ma tête tourne , je parles plus que de raison , et j'oublie peu à peu les invités dans ma maison, le ménage et mes frustration.
Mon ventre est creux , mon corps en vie , je ris . Le temps passe mon mari va se coucher , m'embrasse dans le cou pour s'excuser. Enfin libérée , les enfants couchés , peu à peu , les invités s'en vont féter chez eux dans l'intimité la nouvelles année.
Les yeux n'esquissent plus , les doigts glissent, la main affirme , et font oublier le danger. Les enfants qui dorment à côté.... Cette satané conujugalité sous le bruit d'un soupir le goût du péché...
Demain il faudra penser à refaire le lit de la chambre d'ami ... demain .... et puis tant pis.
Edité le : 31 Décembre 2007 à 19:55:48 Valsez
C'est une fête de retraité , de celle ou personne ne veut aller, un village pas gai , une fête pour les oubliés. On se restaure entre anciens comme on dit ici pour ne pas qualifier les vieux délaissés .
L'orchestre est là pour faire valser , pas vraiment concerné. Valsez , paso doble , peut être un peu de yéyé.
Les frisettes sont mises en plis , les cols ajustés aussi bien que les dentiers. La valse est lancée !
Les gentlemans de la piste sont là ; prêts à faire tournoyer à mille pas le coeur des coquettes.
Les langues vont se délier , et les pas de danse laisser glisser une jeunesse pas si vite délaissée.
Peu importe si le guitariste à baillé ...
Edité le : 31 Décembre 2007 à 20:37:25
La revanche de la balance.
Je tourne et je virevolte, gamine trop gatée, je veux tout contrôler.
Complimentez , je ne suis qu'une enfant à minoder, ces vêtements choisis pour me faire envier , pour mieux me faire complimenter. Jolie ? Ah bon vous croyez ?
Ce soir c'est mon année , je vais briller, vous emporter messieurs , vous faire enrager et mieux me faire désirer. Je ne veux que lui , et il est là devant moi. Je fends le négligé toute une soirée et une journée à me préparer.
Les heures passent désabusée , il ne m'a pas regardé ... Je laisse glisser mes yeux sur leurs bouches collées , tous le monde l'a dit cette nana est trop sympa.
De tout son gras , il la tient dans ses bras , et moi ?
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