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Coco
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le: 14 Janvier 2008 à 11:15:39 |
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Le Forum économique mondial, qui se réunira dans moins de deux semaines à Davos, vient de publier son rapport. Et il n’est pas réjouissant ! Menace d’effondrement du système financier, conflits sociaux devant le renchérissement des biens alimentaires, et hausse des coûts énergétiques : Tels sont les principaux risques pour 2008.
Bon, pour le premier, comme nous avons pu le voir avec la récente crise des subprimes, le rapport souligne une possible récession aux Etats-Unis. Et ces économistes sont partagés quant à la capacité de l’Asie à soutenir l’économie mondiale. Le dollar n’est donc pas à l’abri d’une dépréciation supplémentaire. Enfin, à ces incertitudes économiques, s’ajoute l’extrême complexité des produits financiers qui s’échangent sur les marchés, ce qui rend extrêmement difficile la tâche des autorités de régulation.
Mais on est pas au bout de nos surprises, la grande nouveauté, cette année, c’est la sécurité alimentaire. Déjà, il paraît que les réserves alimentaires sont au taux le plus bas, jamais vu depuis vingt-cinq ans. Et surtout, le rapport met le doigt sur la vulnérabilité de l’offre alimentaire mondiale trop sujette à une crise internationale ou à une catastrophe naturelle. Et si jusqu’à peu, la sécurité alimentaire ne concernait que les pays les moins développés, en particulier ceux souffrant d’un conflit ou d’un climat aléatoire, aujourd’hui, les pays développés en font la cruelle expérience avec l’envol des prix des produits alimentaires tels que le blé, le maïs ou le lait. Et malheureusement, les risques de conflits sociaux pouvant surgir face au renchérissement du coût de la vie ne sont pas à négliger, souligne à ce titre le rapport du Forum.
Enfin, si le risque alimentaire est relativement nouveau, le risque énergétique, lui, ne l’est guère. Mais il s’est considérablement renforcé avec l’envol du prix du baril de pétrole vers les 100 dollars et plus. Et il y a peu de raisons de croire que les prix vont chuter mais au contraire, plusieurs raisons de penser que les prix de l’énergie vont croître. En toute logique, le gaz et l’électricité suivront le pétrole.
Alors, en conclusion, comme elle doit être un peu magicienne, l’économie mondiale a pu, jusqu’à présent, faire preuve d’une solide résistance devant le renchérissement des coûts énergétiques comme alimentaires, et les tribulations des marchés financiers, mais les limites sont peut-être atteintes et il va peut-être falloir repenser nos façons de vivre...
Et à ce moment-là, va t-on alors vraiment vers le pire ou peut-être est-ce enfin le bon moment pour repenser une nouvelle société plus saine, et moins dépensière, plus humaine, non ? Notre avenir nous le dira ! Peut-être plus vite qu’on ne le croit !
Sources : résumé largement commenté d’un article lu dans Les Echos du 10 janvier 2008
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