Ouf, voici un sujet d’actualité qui va nous faire un peu réfléchir sur l’Humanité !
Déjà, situons par un petit historique étymologique : pour désigner les 10 000 dernières années, le Congrès international de géologie a adopté, en 1885, le terme holocène, soit une ère entièrement nouvelle, cette période correspondant au passage d’une société de chasseurs-cueilleurs à l’avènement de l’agriculture.
Alors, pour se calquer sur l’évolution, en 2000, le Nobel de chimie Paul Crutzen a estimé que le néologisme anthropocène était plus adéquat pour décrire les deux derniers siècles écoulés, où l’homme est devenu un force géophysique capable de transformer profondément la Nature.
Cet âge a débuté autour de 1800, avec l’avènement de la société industrielle, caractérisé par l’utilisation massive des hydrocarbures.
Depuis cette période, la concentration atmosphérique en dioxyde de carbone produit par leur combustion n’a cessé d’augmenter et l’accumulation de ce gaz à effet de serre contribue au réchauffement de la planète, c’est bien connu.
Alors, pour en savoir plus, dans le numéro de décembre de la revue Ambio, Paul Crutzen cosigne avec Will Steffen, spécialiste de l’environnement à l’université nationale australienne de Canberra, et John McNeill, professeur d’histoire à la School of Foreign Service à Washington, un article intitulé "L’anthropocène : les humains sont-ils en train de submerger les grandes forces de la nature ?"
Après avoir modifié, ces dernières cinquante années, son environnement comme jamais auparavant cela n'avait été fait, en perturbant la machinerie climatique et en détériorant l’équilibre de la biosphère, l’espèce humaine, devenue une « force géophysique planétaire », doit maintenant agir très vite pour limiter les dégâts.
D’après ces auteurs, face à cet état des lieux inquiétant, trois possibilités s’offrent à l’humanité pour faire face à la phase III de l’anthropocène (à partir de 2015 et au-delà).
- La première (« business as usual ») consiste à ne rien changer à nos habitudes, en espérant que l’adaptabilité humaine et l’économie de marché permettront de faire face aux chamboulements environnementaux mais cette orientation comporte « des risques considérables », car il sera peut-être trop tard lorsqu’on se décidera à prendre les mesures adéquates.
- La seconde option (« mitigation ») vise à atténuer considérablement l’influence humaine sur la Terre par une meilleure gestion de l’environnement. Cela implique l’utilisation de nouvelles technologies, une gestion plus sage des ressources terrestres, un contrôle des populations humaines et une remise en état des zones dégradées, ce qui ne peut se faire sans « des changements importants dans les comportements individuels et les valeurs sociales ». Mais ces tendances vers moins de matérialisme « seront-elles assez fortes pour déclencher la transition de notre société vers un développement durable ? », s’interrogent les scientifiques.
- Si cela n’est pas possible, et si le réchauffement climatique est trop brutal, reste alors la troisième option consistant à mettre en oeuvre la géo-ingénierie climatique. Mais ce choix implique de très puissantes manipulations de l’environnement à l’échelle mondiale, destinées à contrebalancer l’impact des activités humaines : déjà, on pense à séquestrer le gaz carbonique dans des réservoirs souterrains et on peut aussi envisager de répandre des particules de sulfates dans la stratosphère pour réfléchir la lumière solaire vers l’espace, ce qui diminuera les taux de CO2 de l’atmosphère et refroidira les températures, mais il faudra agir de telle sorte que cela ne se traduise pas par un nouvel âge glaciaire, qu’on ne pourrait contrecarrer qu’en ajoutant de nouveau du gaz carbonique dans l’atmosphère…
Pfffttt… de drôles d’expériences qui ne peuvent naître que chez des chimistes, çà !
Conclusion : Le remède pourrait être pire que le mal.
Et à ce moment-là, nous ne connaissons pas les résultats et à force de jouer aux apprentis sorciers, cela engendrera automatiquement une quatrième solution que les chercheurs ne citent pas mais nous laisse à deviner : la régulation par la Nature elle-même en supprimant tout simplement l’Humain de la Planête !
A méditer, non ?
Sources : un article paru dans le journal "Le Monde" du 9 janvier 2008
a non non non c pas des chimistes... des biologistes, des physiciens, des astrophysiciens
en chimie on fais pas du tout ca!!!!!