Carnaval de Cologne
Les Allemands ont la réputation (usurpée) de ne pas être des gens rigolos. les Français auraient tendance à voir en eux des gens sans humour et qui ont une rigidité toute prussienne.
La vie en Allemagne est comme partout en Europe mais, eux, les Allemands, ils ont des grands rendez-vous annuels qui sont des traditions: le Carnaval, par exemple, est une institution dans les Pays Rhénans et là, plus rien à voir avec les Allemands guindés et sérieux: c’est la fête pendant trois semaines et on se défoule. Le Carnaval de Cologne est un bel exemple. Dans le Sud de l’Allemagne, ce sont plutôt les Fêtes de la Bière (Das Oktoberfest à Munich, das Volksfest à Stuttgart) qui servent d’énormes soupapes d’échappement à la société allemande bien quodifiée.
Les infos sont extraites de :
http://lewebpedagogique.com/allemand/carnaval-de-cologne/L’origine du mot « carnaval » nous vient probablement du mot « carnavalere » qui signifie « supprimer la viande », puisque le carnaval est la dernière fête avant le Carême, longue période d’abstinence.
Le carnaval est fêté depuis l’Antiquité, tant chez les Egyptiens ( fêtes d’Isis) que chez les Grecs (Bacchanales) ou chez les Romains ( Saturnales et Lupercales). On retrouve des coutumes communes, réjouissances accompagnées de musique, danses, déguisements et surtout suppression des interdits. A cette époque, il représente le renouveau de la nature mais glorifie surtout la paix et l’abondance.
Plus tard, l’église tolère ces plaisirs et va même jusqu’à les régulariser comme la fête des Fous ou des Innocents. Le temps du carnaval débutait alors bien plus tôt que maintenant, et englobait les fêtes de Noël, du Nouvel An et de l’Epiphanie.
Les différences de coutumes et de costumes ne sont dues qu’aux transformations d’un phénomène commun à tous les peuples mais partout le carnaval est l’époque où tout devient possible, un homme peut s’habiller en femme, un pauvre peut jouer le riche. C’est un moment de folie libérant tous les excès.
Au XVème siècle, le carnaval prend un aspect moins primitif avec, principalement en Italie, les bals masqués et des déguisements luxueux réservés à la population aisée. Les débordements sont nombreux, et le carnaval qui au XVIIème siècle dure 4 mois est ramené par l’église à trois jours.
Dans la plupart des traditions, carnaval est un mannequin symbolisant à la fois les péchés de l’année et l’hiver. A la fin des festivités, il est brûlé ou pendu. Le printemps peut revenir.
Le carnaval, né en Europe, a traversé les mers et s’est propagé au monde entier.
Le carnaval de Cologne est l'un des principaux carnavals allemands. La saison du carnaval débute le 11 novembre à 11 heures 11 pour se terminer avec le Mercredi des Cendres.
Les principaux événements sont :
* le jeudi précédant le mercredi des Cendres : la journée d'émancipation des femmes
* le samedi soir : un défilé des esprits
* le lundi : le défilé officiel qui constitue le plus grand défilé de carnaval en Allemagne et attire près d'un million de personnes dans les rues.
Ces infos sont extraites de :
http://zonio.free.fr/jouets-virtuels/Carnaval.phpEt enfin,

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Dans l'Antiquité, les Grecs et les Romains célébraient en l'honneur de Dyonisos et Saturne de joyeuses fêtes de printemps, où abondaient le vin, les femmes et les chants. Les Germains, quant à eux, fêtaient le solstice d'hiver pour rendre hommage aux dieux et chasser les mauvais démons de l'hiver.
Plus tard, les Chrétiens reprirent ces coutumes païennes. (pour Btbm !!) Le début du carême précédant Pâques était célébré par le carnaval - carne vale - au revoir à la viande! Au Moyen-Age, les réjouissances carnavalesques, toujours accompagnées de déguisements insolites, revêtaient souvent des formes exacerbées, au grand dam du Conseil et de l'Eglise de la ville. Interdictions et arrêtés étaient d'un piètre secours ; la fête se déroulait dans un tumulte et une ivresse sans bornes. A ce joyeux carnaval des rues sont venues s'ajouter, au 18ème siècle, les {redoutes} inspirées de l'exemple vénitien, ces bals masqués et costumés pleins d'entrain, qui restèrent dans un premier temps l'apanage de la noblesse et de la bourgeoisie aisée. C'est en 1736 que la première redoute a battu son plein dans une maison de la noblesse de Cologne sur le {Neumarkt}.
A peine 50 ans plus tard, Cologne tombait aux mains des troupes révolutionnaires françaises. Les nouvelles autorités autorisèrent cependant à la population locale à {faire son tour}, c'est à dire à faire ses défilés de {fous carnavalesques}. Les Prussiens, à qui l'autorité devait revenir quelque temps plus tard, se montrèrent plus sévères, ce qui n'empêcha toutefois pas les habitants de Cologne de maintenir leur trad{ition carnavalesque. Le carnaval s'est doté d'un caractère plus romantique et embourgeoisé. Il s'est vu décerner un ordre ! Une idée qui ne resta pas sans suite, puisqu'est alors apparue la tradition du{Héros carnaval}, l'ancêtre de notre actuel {Prince}.
En 1823 fut créé le "comité des festivités". Le 10 février de cette année-là, le premier défilé du lundi du carnaval - veille du Mardi gras - était placé sous le signe de {l'accession au trône du héros carnaval}.
Etaient également de la partie les {Rote Funken}, la garde municipale, dont la société venait également tout juste de s'établir, le {Geckenberndchen}, personnage légendaire de carnaval, et les {Hillige Knäächte un Mägde}, non moins célèbre groupe carnavalesque, la société carnavalesque Jan von Werth ainsi que le {Paysan} et la {Vierge} de Cologne, en souvenir de l'ancienne Ville impériale libre de Cologne. Jadis comme aujourd'hui, c'est un homme qui se cachait sous le costume de la {Vierge}. Après la création du comité des festivités, les habitants de Cologne ne connurent plus aucune retenue. Les sociétés carnavalesques virent le jour les unes après les autres. En 1860, le premier [défilé des esprits} traversa la ville dans la soirée du samedi de carnaval. Même après l'avènement de notre siècle, les {années de fondation} des {fous du carnaval} perdurèrent. En 1902, la garde d'honneur fit son apparition, escortant le {Paysan} et la {Vierge}. En 1906, le Prince Carnaval obtint sa garde princière. D'autres sociétés s'établirent. Willi Ostermann et ses chansons ainsi que Grete Fluss et son originalité propageaient la notoriété du carnaval au-delà des limites de la ville.
Les {réunions carnavalesques}, ponctuées des interventions d'humoristes et de chansons assuraient la continuité entre le {11.11}, date de l'ouverture de la session du carnaval, et son apogée, le lundi du carnaval. Une tradition qui rythme de même la vie d'aujourd'hui. Dorénavant, ce sont des groupes tels que Bläck Fööss, Höhner und Paveier, ou des personnages comme Rumpelstilzchen ou le Werbefachmann qui symbolisent la {cinquième saison de Cologne}, selon le surnom donné à la période du carnaval. Réputée dans le monde entier, la {Stippeföttchen-Tanz}, sorte de danse en canard, des Rote Funken se veut le persiflage d'une vie militaire rigide. Ce sont aujourd'hui non moins d'environ 160 sociétés carnavalesques, associations locales et communautés de quartiers qui célèbrent la fête de leur ville, organisant quelque 500 réunions, bals et défilés.
L'apogée reste le défilé du lundi du carnaval.