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13 Octobre 2008 à 05:19:03

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Auteur Fil de discussion: La faim dans le monde...pourquoi?  (Lu 3139 fois)
Mistral-Nikki
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Quoi ?? je te mets MON doigt dans le n'oeil?? :D

#60 le: 17 Avril 2008 à 17:27:06

j'ai ete dans le 1er cas quand je me suis séparée du papa des grands.
compte vidé,plus rien,j'ai du demander de l'aide.........pour les faire manger Sad

on t'aime, on t'aimera toujours mouchette, tu laisse un vide ENORME.


qui crache en l'air ne s'étonne pas d'être mouillé.

Le pardon est plus qu'un sentiment, c'est une force qui déclenche d'admirables effets.
Eric
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#61 le: 17 Avril 2008 à 17:41:29

Ben oui, tu n'avais pas trop le choix. Je pense que Coluche aurait fait un bon président...

Il parait que c'est ouvert à tout le monde. C'est quoi le plein tarif ? On peut réserver pour une IRL ?
cestpasunluxe
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Priez pour vous Pauvres Pêcheurs"LMS"

#62 le: 17 Avril 2008 à 18:27:52

le dilemne c'est que soit on achète Français et on achète quasi rien parce que trop chère, ou alors on achète étranger(chinois etc...), on en a pour notre argent, mais on plante notre économie.

Une solution:Pour m'en sortir, et pour diminuer la multiplication des marges du fabriquant/grossiste/distributeur, je créé, fabrique et revend moi même. Malgré ça je suis obliger d'acheter mes tshirts, made in pologne ou autre mais pas made in france...

Pour la nourriture, il reste le marché et l'agriculteur en direct.

"C'est pas parce que le diesel est moins cher que le super qu'il faut en oublier l'essence de notre être et le moteur de notre motivation" cestpasunluxe pompiste de père en fils
Eric
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#63 le: 17 Avril 2008 à 19:14:33

Pour la nourriture, il reste le marché et l'agriculteur en direct.

Sûr que c'est ce qu'il y a de meilleur parce que c'est fais ! Ce n'est pas pour rien que les restos gastronomiques font leurs courses au marché. Dire que j'ai déjà vu des haricots verts frais importés du Kenya par avion !  Brick wall

Une chose est claire: Il va falloir révaloriser le métier d'agriculteur qui est quand même essentiel.
« Dernière édition: 17 Avril 2008 à 19:43:20 par Eric »
Huahine
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#64 le: 17 Avril 2008 à 19:50:43

mad max serait un film visionnaire

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Zen...

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#65 le: 18 Avril 2008 à 10:18:45

mad max serait un film visionnaire
C'est une vraie probabilité à mon avis.

Est-ce que tu vois, toi aussi
Quand tu fermes les yeux, quand tu serres le poing
Haut vers le ciel, est-ce que tu sens l'odeur délicieuse de la liberté ?
http://www.tracesdhuile.net
Charito
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La crise ? pas pour tout le monde !

#66 le: 19 Avril 2008 à 19:58:21

Aujourd'hui Haïti meurt de faim .. pourtant ..

Avant les années 70, les haïtiens mangeaient de la viande saine, des fruits (bananes, oranges, papayes, ananas, melons ..) et des céréales qu’ils parvenaient même à exporter.

Avec l’avènement du fils de François Duvalier, les USA avec l’aide du FMI et de la Banque mondiale ont décidé de s’occuper d’Haïti.

1 / On a remplacé le cheptel porcin noir haïtien tué sous prétexte de prémunir les élevages contre la peste porcin, par un cheptel porcin rose venu des USA.

2 / On a parallèlement tué la volaille haïtienne avec une armée de mangoustes répandues en Haïti, encore une fois par les Usa pour combattre une prétendue dangereuse «  infestation ophidienne » du pays !

3 / Les chalutiers américains hyper-équipés, pêchent le homard, la langouste et les poissons haïtiens en haute mer, au profit exclusif du consommateur américain et au détriment complet des haïtiens.

4 / du riz, des pois, de la farine, du lait en conserve et bien d’autres produits comme des pieds de poulets made in Usa ont bombardé alors les marchés publics haïtiens à des prix providentiels pour les acheteurs à faible revenu, mais ont enclenché aussi l’élimination des petis agriculteurs pauvres de l’île.

Aujourd’hui, Haïti est à la merci des USA pour son alimentation.
« Dernière édition: 19 Avril 2008 à 20:00:04 par Charito »

L’ennui dans ce monde, c’est que les idiots sont sûrs d’eux et les gens sensés pleins de doutes.
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#67 le: 19 Avril 2008 à 23:49:41

Citation
Cinq questions sur la crise alimentaire mondiale
Les céréales tels que le blé, le riz et le maïs constituent l'alimentation de base de l'humanité. Leurs prix ont presque doublé en un an, entraînant une hausse mondiale des cours des produits alimentaires. Ce qui apparaît comme étant la première crise alimentaire mondialisée soulève des questions simples appelant des réponses concrètes.

Que se passe-t-il concrètement ?
Les cours de la plupart des matières premières agricoles ont brusquement flambé sur les marchés mondiaux à partir de 2006 à un rythme qui s'est accéleré en 2007 et 2008. Le prix du blé a doublé en moins d'un an, tandis que le maïs et le soja s'échangent à des cours largement supérieurs aux prix moyens constatés pendant la décennie précédante. Et les prix du riz et du café, en hausse continuelle depuis dix ans, continuent de battre des records.

Pourquoi la crise alimentaire éclate-t-elle maintenant ?
Un rapport de l'Organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO) de février 2008 explique que la crise est liée à un changement structurel des marchés agricoles : pendant une trentaine d'années, les prix des denrées alimentaires de base sont restés relativement stables, ni trop élevés, ni trop bas, et la tendance globale a été à la baisse. Depuis 2000, on assiste à la fin de cet "âge d'or", les prix opèrent un réajustement par rapport à la valeur réelle des produits agricoles. Les experts  craignent qu'une nouvelle ère débute, celle de prix plus volatiles, dans un contexte haussier.

Quelles sont les causes de la crise ?
La première raison est démographique. La population mondiale ne cesse de croître, elle dépassera neuf milliards d'individus en 2050, soit autant de bouches à nourrir sur une planète dont les ressources ne sont pas infinies et alors que les habitudes alimentaires évoluent : l'émergence de nouvelles classes moyennes nombreuses dans les pays émergents, tels que la Chine ou l'Inde, a notamment pour conséquence une augmentation de la consommation de viande et de produits agro-alimentaires manufacturés.

La FAO relève également une légère baisse de la production céréalière mondiale. Après avoir atteint un pic en 2004, celle-ci a baissé respectivement de 1 % et 2 % en 2005 et 2006. La production des huit principaux pays exportateurs de céréales, qui assurent près de la moitié du volume mondial, a chuté de 4 % et 7 % sur la même période.

Et la lutte contre le réchauffement climatique a paradoxalement accentué ces problématiques. En consacrant une part croissante de la production agricole, et donc des terres, à la fabrication d'agrocarburants, les Etats ont contribué à maintenir la pression sur les prix. Aussi, l'OCDE estime que les agrocarburants sont l'un des principaux facteurs d'une potentielle hausse de 20 % à 50 % des prix agricoles d'ici à 2016.

Qui perd, qui gagne ?
Les premiers à pâtir de la crise sont évidemment les plus démunis vivant dans les pays en voie de développement. Ces populations, dont les faibles revenus n'augmentent pas, achètent de plus en plus cher des produits alimentaires importés. Et les émeutes de la faim de Haïti à l'Indonésie laissent craindre une instabilité politique croissante qui ne peut qu'aggraver la situation.

Les "gagnants" sont surtout les agriculteurs des pays céréaliers riches ou émergents comme les Etats-Unis, le Brésil, l'Argentine, le Canada et l'Australie qui bénéficient de la hausse des prix et de l'attrait pour les agrocarburants.

Quelles solutions ?
Beaucoup de pays riches subventionnent leur production agricole, la Banque mondiale leur a lancé un appel pour une "nouvelle donne alimentaire mondiale" et la redirection des aides vers les plus pauvres. Et le Programme alimentaire mondial (PAM) a besoin de 500 millions de dollars (315 millions d'euros) supplémentaires pour maintenir l'aide alimentaire d'urgence.

Sur un plus long terme, les agences d'aide internationale alertent la communauté internationale sur la nécessité de soutenir les productions vivrières des pays en voie de développement. Jusqu'à présent, seule une part marginale de l'aide internationale parvenait jusqu'aux agriculteurs. Mais la Banque mondiale a indiqué qu'elle doublerait son soutien à l'agriculture africaine, le portant à 800 millions de dollars (505 millions d'euros).

Enfin, le prochain cycle de négociations commerciales de Doha sera centré sur la crise alimentaire. Les ONG, comme Oxfam, réclament une protection pour les petits fermiers dans les pays en voie de développement face aux pays riches qui ne souhaitaient pas, jusqu'à présent, remettre en question leurs politiques agricoles protectionnistes.

Et lors de la Conférence des Nations unies sur le commerce et le développement (Cnuced) qui réunira 192 états membres de l'ONU du 20 au 25 avril au Ghana, autour du thème "perspectives et enjeux de la mondialisation pour le développement", la question alimentaire devrait occuper une place centrale.

Source: http://www.lemonde.fr/web/recherche_resultats/1,13-0,1-0,0.html?query=haiti&query2=&booleen=et&num_page=1&auteur=&dans=dansarticle&periode=30&ordre=pertinence&G_NBARCHIVES=1000063&nbpages=3&artparpage=10&nb_art=28&concept=crise+alimentaire
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La crise ? pas pour tout le monde !

#68 le: 20 Avril 2008 à 10:04:22


Qui perd, qui gagne ?
Les premiers à pâtir de la crise sont évidemment les plus démunis vivant dans les pays en voie de développement. Ces populations, dont les faibles revenus n'augmentent pas, achètent de plus en plus cher des produits alimentaires importés. Et les émeutes de la faim de Haïti à l'Indonésie laissent craindre une instabilité politique croissante qui ne peut qu'aggraver la situation.

Les "gagnants" sont surtout les agriculteurs des pays céréaliers riches ou émergents comme les Etats-Unis, le Brésil, l'Argentine, le Canada et l'Australie qui bénéficient de la hausse des prix et de l'attrait pour les agrocarburants.


Oui .. évident .. qui perd et qui gagne : pas de surprise  Neutral

Haïti : distribution de riz
, Samedi 19 avril :

[Dans la grande salle du centre culturel Saint-Vincent-de-Paul, un millier de personnes âgées sont assises. Hommes, femmes, aveugles, invalides, malades, attendent patiemment que la distribution commence.]

Mais les autorités locales doivent d'abord régler un problème. Dans la cour, des centaines de résidents de Cité soleil, qui n'ont pas été conviés à la distribution, se sont quand même massés et ils réclament leur sac de riz.]

...
[Un blindé blanc a rapidement fait son apparition. Quelques casques bleus en descendent. La distribution de riz peut commencer. Escortés par des proches qui les aident à marcher, s'appuyant sur des cannes de fortune, les premiers bénéficiaires de l'aide alimentaire internationale repartent sous l'œil envieux de ceux qui n'auront rien, pour le moment.]

Je me pose la question : les jeunes ne vont-ils pas attaquer les vieux et les invalides pour avoir leur sac de riz ?  Confused

« Dernière édition: 20 Avril 2008 à 12:10:18 par Charito »

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#69 le: 20 Avril 2008 à 12:39:26

Aujourd’hui, Haïti est à la merci des USA pour son alimentation.

L'antiaméricanisme primaire n'est pas une réponse à tout, Charito !  Shame on you

Il est vrai qu'autrefois, Haiti était exportateur de riz et que maintenant, il est obligé d'en importer.
Mais rien ne les a obligé de négliger leur agriculture au point de ne plus pouvoir se nourir alors que leurs terres sont toujours aussi fertiles ! Ce pays a été mal géré, voilà tout...


« Dernière édition: 20 Avril 2008 à 12:41:40 par Eric »
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La crise ? pas pour tout le monde !

#70 le: 20 Avril 2008 à 13:12:49


Il est vrai qu'autrefois, Haiti était exportateur de riz et que maintenant, il est obligé d'en importer.
Mais rien ne les a obligé de négliger leur agriculture au point de ne plus pouvoir se nourir alors que leurs terres sont toujours aussi fertiles ! Ce pays a été mal géré, voilà tout...


Ce pays a été obligé de se plier aux programmes américains du FMI et autres dont j'ai déjà parlé.
C'est indubitable.
« Dernière édition: 20 Avril 2008 à 13:15:24 par Charito »

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#71 le: 20 Avril 2008 à 13:20:45

Je n'y crois pas, d'ailleurs le FMI n'est pas américain.

Ce qui est certain, c'est qu'ils vont devoir retourner labourer leurs champs !
« Dernière édition: 20 Avril 2008 à 13:25:10 par Eric »
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#72 le: 20 Avril 2008 à 13:58:00

Il est vrai qu'autrefois, Haiti était exportateur de riz et que maintenant, il est obligé d'en importer.
Mais rien ne les a obligé de négliger leur agriculture au point de ne plus pouvoir se nourir alors que leurs terres sont toujours aussi fertiles ! Ce pays a été mal géré, voilà tout...

Je n'y crois pas, d'ailleurs le FMI n'est pas américain.

Ce qui est certain, c'est qu'ils vont devoir retourner labourer leurs champs !

Eric, tu devrais modérer tes propos, je ne suis pas sure que les haïtiens apprécieraient ce genre d'humour, notamment venant de France ou des USA justement...

S'inventer une cause à sa mesure et la défendre hautement... quitte à en mourir mais gaiement !!! (Jean RASPAIL)
Eric
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#73 le: 20 Avril 2008 à 14:25:43


Certes, mais je ne crois pas non plus que les américains apprécieraient tout ces propros. 

Il va de soi que je ne parle pas du peuple haïtien, mais de la dictature qui les a mis dans une telle situation.
« Dernière édition: 20 Avril 2008 à 14:42:30 par Eric »
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#74 le: 20 Avril 2008 à 17:31:30

Je ne sais pas comment ça se passe en haiti. Par contre en France, comme chacun a pu lire sur kokopelli, nous ne pouvons acheter que certaines semences et nous avons des lois pour nous défendre. Imaginons donc un autre pays sans garde fou contre des semenciers "pourris*" et nous commencerons peut-être à comprendre. Est-on nous même à l'abris en france. Diminution du pouvoir d'achat et malgré ça pose de parcmètre partout qui rend encore plus faible les plus faible. Est-ce que les plus pauvres ont du terrain pour cultiver?
C'est pourquoi cette réflexion
Citation
"rien ne les a obligé de négliger leur agriculture"
, me parait naïve pour être gentil! Evil or Very Mad

*: j'entend par là avec unique moteur l'argent

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#75 le: 20 Avril 2008 à 19:43:47

@ cestpasunluxe: Ce n'est pas normal qu'un ancien pays exportateur soit réduit à demander des crédits au FMI pour pouvoir importer du riz ! D'autre part, il s'agit d'un pays qui est en crise depuis longtemps, comme l'indique la présence des casques bleus, avec un taux de chômage de 80% !


Citation
Des experts appellent à repenser l'agriculture de demain

Article paru dans Le Monde du 16.04.08

Au terme d'un processus lancé en 2004, cinquante-neuf Etats ont approuvé un rapport préconisant le soutien des petits agriculteurs et l'intensification des recherches en agro-écologie 

Les experts n'avaient pas prévu les « émeutes de la faim » qui secouent la planète, mais leur travail ne pouvait tomber plus à propos : dans un rapport publié mardi 15 avril, la communauté scientifique des agronomes appelle à soutenir les petits paysans et à intensifier les recherches en agro-écologie. Le document, approuvé par 59 gouvernements à Johannesburg, le 12 avril, a été rédigé dans le cadre de l'IAASTD (International Assessment of Agricultural Science and Technology for Development), EISTAD en français (Evaluation internationale des sciences et technologies agricoles au service du développement).

Il est le fruit d'un processus similaire à celui suivi - pour l'analyse du changement climatique - par le GIEC (Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat). Engagé en 2004, l'IAASTD a réuni plus de 400 experts internationaux, chargés de définir les voies que devrait suivre la recherche agronomique pour relever le défi alimentaire dans les prochaines décennies. Le processus a été piloté par Robert Watson, ancien président du GIEC, et soutenu par la Banque mondiale et l'Organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO). Point original : les organisations non gouvernementales y ont été associées, qu'elles soient écologistes ou qu'elles représentent des entreprises. Un membre de Greenpeace figurait ainsi dans le bureau de l'IAASTD, qui comptait 55 personnes.

Le rapport affirme une « prise de conscience » de la pérennité d'une grave pauvreté rurale, liée au manque de soutien des politiques publiques pour l'agriculture, alors que de nouvelles contraintes se profilent à l'horizon : changement climatique, disponibilités en eau, concurrence des agrocarburants, érosion de la biodiversité... Achim Steiner, secrétaire du Programme des Nations unies pour l'environnement, a ainsi estimé que « si nos systèmes agricoles continuent de mettre l'accent uniquement sur la maximisation de la production au coût le plus bas, l'agriculture connaîtra une grande crise dans vingt à trente ans ».

Le document de l'IAASTD marque un renversement d'optique par rapport à la politique qui a favorisé depuis un demi-siècle les cultures d'exportation au détriment des cultures vivrières (cacao en Côte d'Ivoire, arachide au Sénégal, soja en Argentine, etc.). « L'IAASTD propose une réorientation autour des savoirs locaux et communautaires, afin de retrouver une autosuffisance alimentaire, explique le Français Michel Dodet, de l'Institut national de la recherche agronomique (Inra), membre du bureau de l'IAASTD.On ne peut pas jouer sur le seul facteur de la technologie.»

La discussion a achoppé sur la question du rôle des organismes génétiquement modifiés (OGM). L'organisation CropLife International, qui regroupe des entreprises comme Monsanto et Syngenta, s'est ainsi retirée de la discussion en octobre 2007. Le processus n'en a pas moins continué, conduisant à « une vision de compromis entre deux visions dures de l'agriculture : celle qui place la technologie au centre de tout progrès et celle privilégiant les savoirs locaux », selon Marianne Lefort, agronome et coauteur d'un des rapports.

Par ailleurs, l' « agro-écologie », qui est la prise en compte des processus écologiques dans le système agricole, se voit pleinement reconnue par l'IAASTD.

Le rapport de synthèse a été approuvé par 59 des 63 Etats représentés au sein de l'IAASTD. Etats-Unis, Australie, Canada et Royaume-Uni ont indiqué « ne pas pouvoir [l']approuver complètement ». Mais, dans une déclaration liminaire, ces pays ont apporté leur soutien à la démarche engagée. De son côté, la Chine a approuvé l'ensemble des textes, exprimant cependant des « réserves » sur le chapitre relatif aux biotechnologies.

La position de l'IAASTD vient conforter un changement d'orientation amorcé par la Banque mondiale, dont le dernier rapport annuel constatait qu' « alors que 75 % de la population pauvre mondiale vit dans les espaces ruraux, seulement 4 % de l'aide publique au développement va à l'agriculture ». En fait, observe Michel Dodet, « on redécouvre que la production est une condition du développement ».

Les mouvements de paysans, de mieux en mieux organisés, contribuent aussi à cette nouvelle perception. De passage à Paris, Rajagopal P.V., leader du mouvement indien des sans-terre, qui a conduit en octobre une marche de 25 000 paysans sur New Delhi, résumait, lundi 14 avril : « Pendant des années, on a entendu dire que les petits paysans n'étaient pas viables, qu'il fallait laisser faire les grandes exploitations. Aujourd'hui, avec les pénuries alimentaires, les gens comprennent que cette production centralisée ne marche pas. »

Hervé Kempf

Source http://abonnes.lemonde.fr/cgi-bin/ACHATS/ARCHIVES/archives.cgi?ID=0e244e58413a62b9cb2e532722ba192cc70ed3d1d2207926

On a donc trop longtemps négligé l'importance de l'autosuffisance alimentaire ...
« Dernière édition: 20 Avril 2008 à 20:09:01 par Eric »
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#76 le: 21 Avril 2008 à 01:12:02

Citation
On a donc trop longtemps négligé l'importance de l'autosuffisance alimentaire ...
On est d'accord, mais qui dit ça? les même qui disait le contraire avant, et qui rediront le contraire  après chiffre à l'appuie?
Ce sont des technocrates comme on a en france, qui vivent de leurs statistiques et qui sont totalement coupés de la réalité, comme nos politiques d'ailleurs qui ne connaissent pas le prix du ticket de métro ou de la baguette.
Qui vont te pondre des lois qui vont agir dans 6 mois, alors que les gens crèvent maintenant.
Qui peut se targuer d'avoir un lopin de terre ici sur le forum pour faire son potager?
Combien met de temps une plante à pousser? combien de récolte par an? et depuis combien de temps l'explosion du prix du baril de pétrole et la chute de notre pouvoir d'achat. En tant que commerçant, depuis un mois j'en ressent et vois les conséquences, et je vois les magasins sur Marseille fermer un à un.
Qui osera dire, les Français le savaient, ils n'ont plus qu'à labourer leur terre eux même...
On a négligé l'Autosuffisance alimentaire et l'eau aussi.en Haiti. Une des grande cause de mortalité chez les minots, c'est la typhoïde du au caractère impropre de l'eau.

Alors qui est derrière tout ça?
La France:source:http://www.diplomatie.gouv.fr/fr/pays-zones-geo_833/haiti_513/france-haiti_1218/index.html
brève:
Déplacement en Haïti de M. Jean-Marie Bockel (du 30 décembre 2007 au 2 janvier 2008) Il participera aux côtés du Président Préval et du gouvernement Haïtien aux cérémonies commémorant la fête nationale le 1er janvier 2008.A cette occasion il signera avec les autorités haïtiennes le document cadre de partenariat fixant les grandes orientations de la coopération bilatérale franco-Haïtienne.
Les Etas Unis

Un bouquin là dessus:Haïti, d’un coup d’État à l’autrepar Mireille Nicolas

Citation
L’auteur s’indigne de la façon dont est traité Haïti, en particulier par les grands puissances

29 février 2004 : exil forcé du président Aristide hors du pays où il avait été légalement élu trois ans auparavant, participation à ce coup d'État de la France et des États-Unis, massacre contre la population haïtienne restée fidèle à la démocratie. Fallait-il subir sans rien faire les informations médiatiques tronquées, détournées, mensongères, les accusations lancées à la volée et jamais prouvées qui ont alors déferlé sur la France ? L'auteur a vécu quelques années en Haïti et a voulu ce livre comme témoignage.

Encore une histoire qui parait simple au grand public. Et lorqu'on gratte, on voit  deux pays qui se tirent la bourre pour avoir les rennes d'Haiti. Ca doit être encore géopolitique, et c'est toujours les mêmes qui payent les pots cassés. Evil or Very Mad

Ici Barbouze, S.D.E.C.E et Haiti, un curieux Fiocconi ou le business du sang Haitien revendu aux USA: http://www.investigateur.info/news/articles/article_2004_01_23_drogue.html
« Dernière édition: 21 Avril 2008 à 02:29:25 par cestpasunluxe »

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#77 le: 21 Avril 2008 à 09:23:46

Oui, mais avec ses 80% de chômage, Haïti est un cas particulier, et tant que l'insécurité persiste, il n'y aura pas d'investisseurs étrangers pour créer des emplois ...

Mais globalement, la tendance est partout la même : La moitié de la population mondiale vit en ville et continue d'y affluer en espérant d'y trouver du travail alors qu'ils finissent souvent dans des bidonvilles  et qu'à la compagne, ce n'est pas le boulot qui manque. C'est ces petits agriculturs qu'il faut inciter à rester. Je pense qu'une sorte de prise de conscience à niveau global est en train de se produire comme ce fut le cas pour le changement climatique.

Voici un article encourageant pour changer :

Citation
M. Diouf : "Nous pourrons faire face aux besoins alimentaires d'une population qui doit atteindre les 9 milliards à l'horizon de 2050"

Jacques Diouf, directeur général de la FAO, estime que si "dans les pays déficitaires nous faisons les investissements appropriés, en infrastructures et en technologies, et surtout si nous investissons au niveau des agriculteurs pauvres" on pourra répondre à la demande mondiale. 


Jacques Diouf : Bonjour.
Patrick de Montmenard : Est-ce que l'augmentation des prix mondiaux du blé, du maïs, du soja, du riz... est due à la pénurie mondiale, qui commence déjà à se faire sentir ?

Jacques Diouf : Oui. Mais ce n'est pas seulement une pénurie mondiale, il y a tout un ensemble d'autres facteurs au niveau de la demande, pas seulement de l'offre. Il y a la demande de la Chine ou de l'Inde, deux pays avec une population de 2,2 milliards de personnes et depuis plusieurs années un taux de croissance de leur PIB entre 8 et 10 %. Ce qui se traduit par une augmentation des revenus de la population. Or, dans les pays du tiers-monde comme l'Inde, 50 à 60 % du revenu vont vers l'alimentation, contrairement aux pays développés, avec 10 à 20 %. Il y a aussi la demande d'aliments allant vers les bioénergies, évaluée à environ 100 millions de tonnes en 2006. D'un côté, il y a donc l'insuffisance de l'offre, mais de l'autre côté une forte demande.

Chef : Comment expliquez-vous l'envolée des prix des produits agricoles, y a-t-il un rôle de la spéculation ?

Jacques Diouf : Il y a des facteurs objectifs, comme ceux que nous venons d'indiquer au niveau de l'offre, qui a été affectée par les faibles stocks mondiaux de produits alimentaires et de céréales en particulier, qui sont au plus bas depuis 1980, et qui sont 5 % au-dessous des chiffres de l'année dernière. Et il y a l'impact du changement climatique, notamment les inondations en Asie, la sécheresse en Australie et au Kazakstan, les ouragans en Amérique latine et aux Caraïbes, et en Afrique une combinaison de sécheresse au Sahel et d'inondations en Afrique australe. Et nous avons aussi les facteurs qui jouent au niveau de la baisse des productions due au coût des intrants agricoles : les semences, les engrais, les aliments du bétail, qui sont devenus inaccessibles pour les agriculteurs pauvres, à cause de l'augmentation des prix due essentiellement à l'augmentation des prix du pétrole.

Mais il y a aussi la spéculation, avec les hedge funds qui se sont portés sur les marchés à terme de Chicago, et on a vu en une journée des augmentations de 31 % des prix, qui naturellement n'avaient rien à voir avec la réalité de la demande et des stocks.

Anna : Quelles sont les régions les plus touchées dans le monde par le déficit de produits agricoles ?

Jacques Diouf : Pour le moment, c'est l'Afrique, mais aussi le Moyen-Orient, avec ce qui se passe en Egypte. Mais il y a des inquiétudes sérieuses pour l'Asie, avec le riz en particulier. Nous n'avons que douze semaines de consommation mondiale en stock, et il y a de fortes demandes, comme vous le savez, dans les pays asiatiques, au moment où les plus grands exportateurs sont en train de bloquer la sortie de leur riz pour satisfaire leur demande intérieure.

bcaron : Monsieur Diouf, devant la raréfaction des ressources hydrologiques exploitables sur l'ensemble du globe qui abaissent les rendements, n'y a t-il pas à craindre que les régions déjà les plus défavorisées soient frappées par des crises de famines majeures et entraînent une déstabilisation durable des zones sub-sahariennes et riftiennes ?

Jacques Diouf : Il y a des risques dus essentiellement au fait qu'on n'a pas investi dans la maîtrise de l'eau. En Afrique, au sud du Sahara, il n'y a que 4 % des terres arables irriguées, contre 38 % en Asie. Et ce n'est pas par manque d'eau, puisque l'Afrique au sud du Sahara utilise seulement 3 % de ses réserves en eau renouvelables, contre 14 % en Asie. Ce qui veut dire que l'agriculture en Afrique au sud du Sahara, sur 96 % des superficies, est aléatoire, puisque dépendant d'une pluviométrie sur laquelle on n'a aucun contrôle.


Il faut donc investir dans la maîtrise de l'eau, surtout sur les petits ouvrages de collecte d'eau et d'irrigation, au niveau des villages, et naturellement, améliorer la gestion et réhabiliter les grands ouvrages sur lesquels on a fait des investissements extrêmement importants. Et qui n'ont pas les rendements appropriés.

Oumar Seye : Quelles réactions vous inspirent la vague d'émeutes de la faim ?

Jacques Diouf : Une tristesse qui est d'autant plus forte que c'était la chronique d'une catastrophe annoncée. "Le Monde" a d'ailleurs très justement rappelé que dès octobre, j'annonçais ces émeutes de la faim et qu'en juin dernier, j'avais déjà lancé, lors d'un séjour en Amérique latine, en Afrique et en Asie, la proposition d'un sommet mondial sur la sécurité alimentaire devant les défis du changement climatique et des bioénergies. Ce sommet, qui se tiendra du 3 au 5 juin 2008, va être une réunion d'urgence, avec les émeutes qu'on a vues en Asie, en Mauritanie, au Sénégal, en Guinée, au Burkina Faso, au Cameroun, au Maroc, en Egypte, en Haïti, etc. Même au Mexique, on a eu des protestations. Les femmes sont descendues dans la rue en Italie pour protester contre l'augmentation du prix des pâtes.

Nous attendons du sommet que des décisions soient prises qui ne s'attachent pas seulement à la question des prix, mais aux conséquences, même si elles sont tragiques, comme on est en train de le faire avec les mesures sur les taxes, sur les droits à l'importation, les subventions, et même l'augmentation de l'aide alimentaire en valeur. Il faut attaquer le problème de la rareté des denrées alimentaires par rapport à la demande, et prendre des mesures pour augmenter la production dans les pays déficitaires, surtout les pays en développement.

Et vous savez que dans ce cadre, j'ai, dès décembre 2007, lancé l'initiative contre la hausse des prix alimentaires en mettant, sur les ressources de la FAO, 17 millions de dollars à un fonds qui devrait atteindre 1,7 milliard de dollars, pour permettre aux agriculteurs, notamment les plus pauvres, d'avoir accès à des semences dont les prix ont augmenté de 36 à 72 %, à des engrais dont les prix ont augmenté de 59 %, et à des aliments du bétail dont les prix ont augmenté de 62 %.

Mais au-delà de cette action, il faut naturellement investir davantage dans l'agriculture, notamment dans les infrastructures rurales : l'irrigation dont je viens de parler, les routes rurales, les moyens de stockage et de conditionnement, et revoir les systèmes de commercialisation pour les rendre plus équitables, avec des prix plus rémunérateurs pour les agriculteurs. Nous espérons donc que les chefs d'Etat et de gouvernement du monde adopteront les politiques, les stratégies et les programmes nécessaires pour relever ces défis, sans oublier naturellement les défis du commerce international des produits agricoles qui devra reposer sur des bases plus justes qu'actuellement.

aminsala : Que pensez-vous des OGM ? Dans quelle mesure pourraient-ils permettre de lutter contre la pénurie alimentaire ?

Jacques Diouf : Sur les OGM, je crois qu'il faut d'abord expliquer la position de la FAO. Il y a six ans, la FAO a mis en place, dans le cadre du Codex Alimentarius, qui est l'organisme conjoint de la FAO et de l'OMS qui définit les normes de qualité des produits alimentaires, un comité ad hoc sur les produits dérivés des OGM. Après plusieurs réunions, les experts internationaux des Etats membres sont arrivés à un accord sur les principes scientifiques à appliquer pour résoudre les problèmes. Deuxièmement, sur les questions de bio-sécurité et sur les méthodes d'analyse des risques. En revanche, ils n'ont pu se mettre d'accord sur l'expérimentation, ni sur l'étiquetage, ni sur les questions des allegies. Donc la FAO n'a pas de position, puisque les experts internationaux de ces Etats membres ne se sont pas mis d'accord.

Par contre, comme vous l'avez constaté, je n'ai pas mentionné les OGM. J'ai parlé de l'eau, des routes rurales, des moyens de stockage..., car je suis convaincu que si nous prenons les mesures appropriées dans ces domaines et que nous utilisons les semences issues de la révolution verte, développées par la recherche agricole publique, nationale et internationale, nous pouvons faire face à cette situation, puisque, aujourd'hui, ce sont des variétés utilisées en Chine et en Inde, pour satisfaire les besoins alimentaires de la population.

jonathan : Vous pensez donc que nourrir l'humanité n'est pas devenu un problème ? Il reste donc des marges de manœuvre pour nourrir une population mondiale qui dépassera les 10 milliards de personnes d'ici à 2050 ?

Jacques Diouf : Je ne pense pas que ce soit un problème, car dans les pays développés, 2 à 5 % de la population non seulement nourrissent la population entière, mais exporte. Donc si dans les pays déficitaires nous faisons les investissements appropriés, en infrastructures et en technologies, et surtout si nous investissons au niveau des agriculteurs pauvres, qui sont les plus nombreux, et qui ont des marges de croissance de productivité et de production importantes, je pense que nous pourrons faire face aux besoins alimentaires d'une population qui doit admettre les 9 milliards à l'horizon 2050.

jean-pierre : La pénurie pourrait-elle être une réalité en Europe ? N'est ce pas plutôt la hausse du prix des matières premières alimentaires qui est à craindre plus que la pénurie ?

Jacques Diouf : Naturellement, les risques sont plus importants dans les pays en voie de développement, puisque, à court terme, il y a encore une production importante, mais il y a des stocks dans plusieurs pays européens. Mais cela n'est valable qu'à court terme.

jonathan : Comment votre organisation va-t-elle agir concrètement dans les prochaines années ?

Jacques Diouf : Mon organisation a d'abord collecté les statistiques mondiales sur la production et le commerce des produits alimentaires, et sur les prix, a joué son rôle d'information et de communication à travers les médias, a convoqué un sommet pour que les chefs d'Etat du monde aient la possibilité de prendre les décisions qui conviennent, et a lancé une initiative avec ses fonds propres pour permettre aux agriculteurs du monde, surtout les plus pauvres, d'avoir les semences, engrais et autres intrants pour faire face à la situation. Mais la FAO a aussi développé, dans les pays du tiers-monde, des programmes nationaux de sécurité alimentaire qui permettraient, s'ils étaient mis en œuvre, de régler le problème de la sécurité alimentaire du monde.

Chat modéré par Edouard Pflimlin

Source: http://abonnes.lemonde.fr/cgi-bin/ACHATS/ARCHIVES/archives.cgi?ID=1428c0270bb406913e31981f69ce587ef08aa8292d80f7e0
« Dernière édition: 21 Avril 2008 à 09:36:40 par Eric »
cestpasunluxe
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Priez pour vous Pauvres Pêcheurs"LMS"

#78 le: 21 Avril 2008 à 12:21:02

Citation
car je suis convaincu que si nous prenons les mesures appropriées dans ces domaines et que nous utilisons les semences issues de la révolution verte, développées par la recherche agricole publique, nationale et internationale, nous pouvons faire face à cette situation, puisque, aujourd'hui, ce sont des variétés utilisées en Chine et en Inde, pour satisfaire les besoins alimentaires de la population.
et voilà les OGM, on leur donnera de la m....e à manger, mais bon ils sont pauvre alors?! Ils serviront de cobaye; c'est comme pour le sang contaminé, on se cache derrière la responsabilité des fameux experts scientifiques. C'est pour leurs biens, on vous le dit, mais pour le bien de qui?

Culture oui mais dans quelles conditions? comme en France, dans le Lotte et Garonne, vous savez ou il y a les fameuses Fraises, les Gariguettes. Ils ont quelques soucis avec leurs nappes fréatiques. Bizarrement ils ont de l'ARSENIC!
Ben oui l'ARSENIC s'est super pour les cultures, comme déserbant et plein d'autres choses. Ca tue tout, mais après le terrain est propre pour planter... par contre l'eau de la nappe fréatique...c'est comme contrex, buvez éliminer!
 
Futura des sciences parle du Bangladesh qui a lui de l'Arsenic à l'état naturel dans ses nappes fréatiques(péril pour 30 ou 40 million d'habitants), entre autre à cause des forages. Et y en a dans le riz, si si voir l'article... http://www.futura-sciences.com/fr/sinformer/actualites/news/t/vie-1/d/le-bangladesh-sous-la-menace-de-larsenic-empoisonnement-historique_8928/

Sur le site du sénat français:
L'arsenic est utilisé en agriculture, dans les vignobles, les vergers, les cultures maraîchères intensives, comme fongicide, insecticide, pesticide. Si l'arseniate de plomb, longtemps utilisé dans les vergers est aujourd'hui interdit, il existe toujours des pesticides avec de l'arsenic de sodium.

http://www.senat.fr/rap/l00-261/l00-26185.html
http://www.msa.fr/files/msafr/msafr_1160054233739_DOCUMENTS_POUR_LE_M_DECIN_DU_TRAVAIL.pdf

Le truc c'est pas de faire un post sur l'Arsenic, mais de dire que quand un pays crève, y a toujours des gens très intéressés autours pour proposer leurs services. Et en agriculture les engrais chimiques se retrouvent dans la nappe fréatique, d'ou les problèmes occultés par nos brillants experts sur l'agriculture intensive.
« Dernière édition: 21 Avril 2008 à 12:46:53 par cestpasunluxe »

"C'est pas parce que le diesel est moins cher que le super qu'il faut en oublier l'essence de notre être et le moteur de notre motivation" cestpasunluxe pompiste de père en fils
Eric
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#79 le: 21 Avril 2008 à 12:42:36

Futura des sciences parle du Bangladesh qui a lui de l'Arsenic à l'état naturel dans ses nappes fréatiques(péril pour 30 ou 40 million d'habitants), entre autre à cause des forages. Et y en a dans le riz, si si voir l'article..

Les ONG croyaient bien faire en leur creusant des puits d'eau potable, mais il s'est avéré que cet arsenic est d'origine naturelle. 
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