As-tu des news ou synthèses comme tu sais si bien les faire sur la pseudo volonté de moralisation du libéralisme affichée par les Etats européens qui claironnent vouloir y convertir Barack Obama ?
Tout d'abord il faut savoir que
Barak Obama est pieds et poings liés par les responsables financiers étasuniens (la FED, Bernanke, Geithner et consorts), ce n'est pas lui qu'il va falloir convertir surtout qu'il ne s'agira nullement de moraliser le capitalisme mais de mondialiser les règlements financiers.
La presse française et Nicolas Sarkozy disent qu’il faut mettre un terme aux
bonus des traders car de toute évidence, ce sont ces bonus qui frappent l’opinion publique. Le vrai problème n’est pas dans ces bonus qui ne sont qu’un des arbres cachant la forêt. ( Il y a en a d’autres comme les fonds souverains, les paradis fiscaux, la titrisation, etc. )
Le vrai sujet des débats actuels, dont dépend avant tout la stabilité des marchés financiers et qui tient à cœur les américains c’est le
renforcement des fonds propres des banques.Les fonds propres c’est quoi ? C’est l’argent que la banque « bloque » et qu’elle ne prête pas de manière à parer le plus efficacement possible à des demandes de remboursement massives et simultanées. C’est donc la sécurité numéro un qu’on est en droit d'attendre d' une banque. Mais c’est trop technique pour que l’opinion publique en soit informée.

l'image du vilain trader qui encaisse des bonus est beaucoup plus parlante !
Le problème c’est que les banques européennes globalement moins solides sur leurs fonds propres que les banques américaines
ne sont pas très chaudes pour une disposition qui les oblige à les renforcer en ce moment où elles sont encore en difficulté.
Car contrairement à ce qui a été dit notamment en France, les banques européennes sont plus fragilisées que leurs consoeurs américaines notamment sur leurs fonds propres.
Pour éviter une concurrence déloyale entre les banques il faudrait qu’une réglementation mondiale soit respectée.
Cette réglementation existe déjà ( accords de Bâle II ) mais n’a jamais vraiment été appliquée y compris par les américains eux-mêmes !
Le G20 de la fin septembre ne résoudra probablement pas les divergences de vue entre les différents blocs : anglo-saxons, européens, Chine, Japon, Russie et pays émergents.
Chaque dirigeant politique ( Nicolas Sarkozy le premier) voudra certainement mettre en avant sa propre réussite dans le sommet ( en nous faisant croire que grâce à lui il y a eu des avancées ) mais en réalité il est très peu probable qu’un accord satisfaisant tout le monde surgisse des discussions.