|
Madame Vincentméry
|
 |
#10 le: 03 Octobre 2006 à 18:49:53 |
|
J'ai trouvé cet article du Nouvel Obs tres interessant, suite a l'assassinat des enfant je voulu en savoir plus sur les amish, et donc, je voulais juste vous en faire part:
Les Amish, vivant à l'écart et adeptes de la non-violence, rattrapés par la violence du monde --par Mark Scolforo--
AP | 03.10.06 | 15:06
PALAN124-1002062222 NICKEL MINES, Pennsylvanie (AP) -- Le mouvement Amish, courant protestant très conservateur, réfractaire à la modernité et, par dessus tout, adepte de la non-violence, a été rattrapé par la violence du monde moderne: dans une de leurs communautés de Pennsylvanie, cinq des leurs -quatre fillettes et une adolescente-ont été abattues en pleine salle de classe par un homme qui s'est ensuite donné la mort. Dans cette Pennsylvanie rurale, dans le très bucolique comté de Lancaster, en plein pays Amish, un routier de 32 ans, extérieur à la communauté, a terminé lundi avant l'aube ses livraisons de lait, a fait une sieste avant de déposer ses trois enfants à leur arrêt de bus. Puis, armé d'un fusil à pompe et d'un pistolet, il s'est rendu dans la communauté Amish voisine, est entré dans la salle de classe, a aligné les fillettes le long du tableau, les a liées entre elles par les pieds et leur a tiré dans la tête à bout portant avant de retourner l'arme contre lui. Bilan: quatre fillettes et une jeune assistante scolaire tuées, cinq autres élèves hospitalisées dans un état critique et le tireur mort lui aussi, après avoir laissé une note tentant d'expliquer ce carnage. Charles Carl Roberts connaissait cette communauté puisqu'il habitait dans le village voisin de Bart Township, mais il n'était pas Amish lui-même. Apparemment, il n'avait pas l'intention de viser les Amish en particulier mais voulait tuer des jeunes filles "pour se venger de quelque chose qui s'est passé il y a 20 ans", a révélé le commissaire de police Jeffrey Miller, sans fournir plus de détails sur cet épisode ancien. "C'est un incident affreux, horrible, pour la communauté Amish. Ce sont des habitants fiables de ce village. Ce sont des gens bons. Ils ne méritaient pas cela. Personne ne mérite cela", a balbutié le commissaire Miller. En commettant un tel acte, le tireur a porté la violence suprême dans une communauté où elle est considérée comme le mal absolu et chez des gens qui l'abhorrent par-dessus tout. Comment les Amish vont-ils pouvoir faire face à un tel déchaînement de violence gratuite, visant, qui plus est, des enfants dans une salle de classe? Les spécialistes de cette communauté sont perplexes. "Je ne sais même pas si je vas pouvoir commencer à comprendre comment cela pourrait affecter ces gens", a reconnu Steve Scott, spécialiste des Amish à l'université d'Elizabethtown, à une cinquantaine de kilomètres du village de Nickel Mines où s'est produit le drame. "Les Amish croient que le Christ a enseigné que nous ne devons pas rendre le mal pour le mal", poursuit l'universitaire. Même lorsqu'ils sont confrontés à quelque chose d'aussi atroce que la perte d'un enfant tué dans une quasi-exécution, "on leur apprend à tendre l'autre joue". Les Amish -que le film "Witness" a permis de faire connaître auprès du grand public- vivent isolés du monde et refusent la plupart des innovations techniques modernes: électricité, automobile, médecine, cinéma, télévision et autres jeux vidéo, pour toute une série de raisons religieuses. Ils refusent de servir dans l'armée, de toucher des retraites de l'Etat et d'accepter toutes autres formes d'assistance des pouvoirs publics. Certains d'entre eux, les Old Order Amish, les plus présents en Pennsylvanie, dans l'Ohio et l'Indiana, circulent encore en charrettes tirées par des chevaux. Le mouvement Amish est une branche très conservatrice du mennonisme fondée par Jacob Ammann (XVIIe siècle). Le courant, qui prône la piété et la simplicité, fut surtout actif en Suisse et en Alsace à ses débuts, avant de s'établir dans les années 1730 en Pennsylvanie -où il compte aujourd'hui 55.000 adeptes- puis dans plusieurs autres régions des Etats-Unis. Les communautés, relativement autarciques (récoltes et produits laitiers), règlent leur vie sur la discipline ecclésiastique très stricte d'Ammann: refus du service armé et de toute fonction publique, costume austère, port de la barbe, maintien du dialecte bernois, selon le site Internet de la Fédération protestante de France. AP
|