Vais vous faire un petit topos sur ce dont je me souviens ( je souligne les mots clefs pour ramasser le max de points au concours d'entrée en IFSI

).
Depuis plus de 20 ans, les législateurs tentent d'accroître le nombre de donneurs potentiels avec plus ou moins de succès. Le dernier projet en date est l'inscription sur la carte vitale de la volonté ou non du défunt de donner ses organes
(programme sesame 2 proposé, il me semble par Mattei, et refusé au Sénat).
Est en cours actuellement
le consentement présumé : Toute personne n'ayant pas, de son vivant, exprimé le désir de ne pas donner ses organes est un donneur potentiel.. On dit souvent que c'est la loi Kouchner de 1998 mais en fait le concept date de la loi Caillavet du 22 décembre 1976.
A partir de cette loi on peut se demander: pourquoi
des cartes de dons d'organes, pourquoi un
registre de refus et surtout pourquoi n'y a t'il que 1500 prélèvements d'organes par an.
En effet la loi en cours ne s'arrête pas là. Elle ne s'applique que si " la personne n'a pas fait connaître, de son vivant, son refus"
De plus Le code de la santé publique énonce : «Si le médecin n'a pas directement connaissance de la volonté du défunt, il doit
s'efforcer de recueillir auprès des proches l'opposition au don d'organes éventuellement exprimée de son vivant par le défunt, par tout moyen ».
Le médecin doit donc consulter
le registre des refus ( environ 50 000 personnes inscrites) et
doit s'efforcer de recueillir le témoignage des proches.Posséder une carte de donneur n'implique pas forcément que vous n'ayez pas changer d'avis entre temps, de plus il n'est pas évident de la porter toujours sur soi. Même si la découverte de cette carte peut largement influencer les "proches" elle n'a pas de caractère légal, seule l'inscription au registre des refus est légiférée.
Les raisons pour lesquelles les proches refusent le don d'organes:
Notion religieuse: même si elle vient en première pensée ce n'est pas la raison majeure.
Non acceptation du décès:
Le prélèvement d'organe n'est réalisable qu'en cas de mort cérébrale et maintient de l'activité respiratoire et cardiaque par le biais de machine ( les organes ne peuvent être maintenu en vie que quelques heures ainsi). Les proches confondent aisément cette état de mort avec le coma qui se différencie par L'électro encéphalogramme ( pas d'activités = décès ).
Rejet de l'idée d'aider autrui alors que le décès vient d'être appris, en effet une sensation de colère envers le personnel soignant est parfois fréquente suite à un décès. On appelle ça le
déni. ( j'ai plein d'annecdotes là dessus)
Pourquoi 1500 prélèvements par an ? Les "opportunités" de prélever des organes suite à un décès reste faible, à peine le double sont répertoriés chaque année comme prélèvements potentiellement réalisables.
En effet le lieu où se trouve le patient décédé doit beaucoup joué sur la possibilité d'effectuer un prélèvement. Il faut également un personnel compétent, informé, motivé qui a la capacité d'agir même si les équipes de transplantation d'organes sont mobiles. De plus on ne peut pas prélever des organes sur tous patients décédés. En rêgle général le patient doit être décédé en "bonne santé"et dans la force de l'âge même si cela prête à sourire.
Voilà y'a encore plein de choses à dire mais après le post risque d'être trop long.