Hum, sans vouloir lancer une polémique, je reste tout de même perplexe et dubitative face à certains points posés : ils m'interpellent assez pour les reprendre.
je dirais que quelque part quant tu vois ce qu'on en fait des vieux médicaments !
on les envoie dans les pays sous developpés ou ils sont déjà périmés pour ne pas les détruire , la ou ils sont inadaptés souvent aux patologies. Ils causent souvent plus de mal que de bien.
Tout d'abord, il me semble quand même que les dates de péremption sont une invention récente fondée encore et toujours sur des ouvertures de parapluie (mesures de sécurité à outrance, pour éviter les procès dans nos sociétés hyper industrialisées).
Mais tous ne deviennent pas forcément des poisons parce qu'ils sont périmés de quelques mois, au pire, ils ont pas ou moins d'effet, c'est tout...
Moi, j'ai déjà essayé le spasfon et le doliprane un peu passé : suis encore en vie !
aprés le conflit en bosnie on a déversé des tonnes de médicaments , de substituts de repas hyperprotéinés de régimes , de coussinets d'allaitements , le tout venant ! qui ne servait à rien si ce n'est de se défaire de la marchandise périmée sous soit disant un cautionnement humanitaire ! tu parles.
Ensuite, faire le tri dans la marchandise reçue pourrait aussi être une bonne occupation pour les pays qui réceptionnent, non ? C'est pas parce qu'ils sont sous-développés, qu'ils sont pour autant tous abrutis, et reconnaître un régime protéiné d'un antibiotique, çà doit pouvoir se faire, non ?
D'autant plus que pour la plupart de ces pays, de nombreuses jeunes personnes viennent étudier dans nos sociétés civilisées : on les paierait correctement, ils seraient sans doute heureux d'être utiles au développement de leur pays !
Car le tiers monde, çà comprend aussi des pays qui ont des réserves gigantesques en pétrole, diamant, gaz, café, coton et même charbon, mais c'est pas bien réparti entre le pouvoir dirigeant et le peuple, c'est tout.
Hors cette loi est arrivée à la demande même des pays sous devellopés , qui sont déjà gangrainnés par la contrefaçon médicale : Ces pays ont demandé a ce qu'on les aide a gérer leur marché médicamenteux , a lutter contre la contrefaçon qui est un fléau , ils veulent donc couper le pied aux marchés parallèles , à l'inadéquation de ces médicaments ect ...
Et voilà, on y vient : cette nouvelle aide, elle sera sans doute moins concrête, et se fera donc en bonne monnaie, paiement cash !
Mais là, on aura même plus la certitude que les populations recevront des médicaments, même périmés, même inadaptés !
Les dictateurs en tout genre qui maintiennent l'oppression et le sous-développement dans ces pays risquent d'être tentés d'utiliser l'aide à la rénovation de leurs palaces sur la côte d'Azur...
J'ai vu plus d'emirs que de présidents d'ONG dans les villas de Saint Jean Cap Ferrat, c'est dit !
En outre , il est peut etre temps en parlant d'humanitaire de jetter un oeil aux opérations bricolées par les noms professionnels , altruisme mal dirigé ! j'en ai vu passer dans ma courte carière , on te charge un bateau , un contener avec n'importe quoi , on monte une assos et on part dans des contrées exotiques soit disant faire sa BA.
Le monde est pavé de bonnes intentions , mais quant on regarde ce qu'on embarque , y'a de quoi s'arracher les cheuveux , aucune maitrise , aucune gestion de qualité de ce qui est envoyé , aucune cohérence , mauvaix conditionnement ect ...
A charge aux pays récepteurs des dons de former des personnes compétentes pour trier !
Le don est un don : en principe, c'est celui qui reçoit qui dit merci et fait le tri de ce qui lui va et ce qui ne lui convient pas !
Bref, aujourd'hui, tout se monnaie... Il est bien plus facile encore une fois, de donner un infime pourcentage de son PIB, que de faire des dons qui ont le mérite d'occuper tout le monde, le pays de départ et le pays d'accueil...
Et surtout, surtout, même si ce n'est pas très efficace en tant que marché et économie, voire même utilité des gestes et des dons, cela maintient le tissu social : on peut donc on doit aider, c'est une idée qui se perd, il est tellement plus facile de se délester de quelques euros...
On ne sait plus que raisonner par : ok, il y a un problème, ben, on paie... çà évite d'agir...