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www.20minutes.frDonc, à savoir que sept militants antipublicité du Collectif des déboulonneurs comparaissaient vendredi matin devant le tribunal correctionnel de Paris pour avoir peinturluré des panneaux en octobre devant la gare d'Austerlitz.
Cà peut ressembler à des tags, non ? Mais pour eux, c'est pas un jeu !
Alors, en théorie, ils risquent cinq ans d'emprisonnement et 75.000 euros d'amende pour un tel délit.
Mais leur délit sera sûrement requalifié en dégradation légère, le procureur n'a demandé que 500 euros d'amende avec sursis et l'afficheur Clear Channel qui s'est porté partie civile, réclame 358 euros de dommages et intérêts pour le nettoyage des panneaux.
Le jugement a été mis en délibéré au 23 février, c'est donc une affaire à suivre.
Toujours à savoir : les déboulonneurs ne sont pas violents mais font appel à la désobéissance civile. Et çà, les pouvoirs publics, ils aiment pas trop ! A chaque fin de mois, des opérations de barbouillage sont organisées. Armés de pinceaux et de peinture, ils se laissent volontiers arrêter par les forces de l'ordre, pourvu que le coup soit médiatisé.
Alors, bien au-delà du procès, c'est une réflexion au niveau national que veulent engager ces militants. Une prise de conscience sur la pollution visuelle dans les villes de France.
Les déboulonneurs revendiquent surtout la limitation des affiches publicitaires au format 50 x 70 cm.