Le couvercle frémissait sous la poussée de la vapeur... et le parfum venait faire saliver les palais.
La maison embaumait le vin, le laurier, le thym : tout n'était qu'ivresse.
Dans la marmite mijotait une daube : une de celle que l'on mange avec ses amis, précieuse.
La couleur de la sauce indiquait une cuisson lente, mesurée, calculée au rythme de la journée qui venait de s'écouler.
Les taches orangées étaient autant de carottes découpées et les olives noires venaient s'y frotter.
Quelques cèpes embaumaient l'air qui à chaque inspiration donnait l'eau à la bouche.
L'écorce d'orange avait presque fondu et donnait une note douce, acidulée ... de celles qui rendent le plat surprenant aux novices.
Les morceaux de viandes avaient pris la couleur de la sauce : presque noire avec des reflets rougis par la tomate...
Tous ces ingrédients composaient la recette du bonheur du palais et le thym et le laurier étaient comme un bouquet offert aux invités.
Cocobarnabite doutait devant le fourneau ...
Allait-elle l'accompagner de polenta ? De grosses pates dans lesquelles la sauce peut entrer ? De pommes de terre fondantes ?
... Il fallait qu'elle demande à ses amis de MF !!! Alors ? On fait quoi ?? Pates ? Polenta ? Hein ?!!