Complainte de l'assoifféJ'ai vu cet astre luisant
Trop fort ! écrasant, brulant.
Tant, la terre brulait
Rien ne poussait.Gémissant
J'ai fini par le supplier.
Mais il n'a pas daigné
Une seconde m'abreuver.
Chemin faisant j'ai fini
Par suivre un chameau.
Lui savait ou l'eau jahit
Rampant, je criais "Mon beau
Je prie devant toi ! Mène moi."
Mais fier comme un roi
il me laissa là.
Fatigué , je me révoltais
Et ne finis par ne plus croire.
Je me suppliais de trouver
et me perdait en rêves illusoires.
J'étais au supplice , mais de quoi.
Je finis par m'en vouloir à moi.
Je n'étanchais pas ma soif en soi.
A moitié mort j'ai fini par croiser
un autre assoiffé sans âme
Je l'implorais de m'aider.
Ensemble nous nous relevâmes.
Cherchant, je finis par l'épauler.
Toujours plus assoiffé , mais
Heureux de pouvoir partager.
Nous n'étions déjà plus ,
en haut de ce sommet.
Il ne restait plus qu'à prier.
Qui, quoi je ne sais plus.
Nous nous mîmes à prier Tout.
Et entrevîmes le bout ...
D'un palmier qui nous narguait.
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Ne me demandez pas j'écoutais juste ça , il en résulte ça !
J'y ai vu les mesures d'un chameau

Je sais pas quant c'est bien trop rapide pour un Hamd :
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C'est ça un hamd.

Tant pis, c'est bien une improvisation :
Un délire soufi : l'homme prie ce qu'il voit car il ne maitrise pas , finit par ne croire qu'en lui , puis en nous, et finalement en Tout .
Moi , nous , Tout ( Il ) une seule idée. L'homme n'est qu'une composante du Tout ( Dieu , nature appelez le comme vous voulez ).
Tu commences à voir le Je , puis tu finis par croire à Nous et tu entrevois le Tout. Chacun indissociables , composante du même élément. Caché par autant de voiles ...
Je , nous , Il ... La même chose.
Mais encore faut il croire avant à ce nous ... Seul à croire dans son coin on est rien , on pourrait pourtant former ce Tout...

Ca s'appelle aussi l'amour ce grand tout