Parmi les objectifs du nouveau gouvernement la France doit parvenir d’ici 2012 au
plein emploi. Soit un taux de 5% de chômeurs. ( taux de chômage dit « frictionnel » ).
Nous savons tous que la manière de mesurer ce taux est très contestée (bidouillages statistiques).
Mais le fond du problème n’est pas là.
Le vrai changement se situe dans le
développement continu de la précarité.Le Bureau International du Travail l’englobe sous le terme : «
emploi inadéquat ».
C'est-à-dire un emploi qui ne permet pas de vivre décemment, de faire des projets et de préserver sa santé et ses qualifications.
La proportion d’emplois inadéquats est passée de 25% de la population active en 1990 à
41 % en 2005.
3,8 millions de salariés ont perçu des bas salaires en 2005. Un bas salaire est une rémunération inférieure aux deux tiers du salaire moyen. ( Environ 812 euros )
En 2005, 2,7 millions de salariés, soit 10% de la population active, étaient en contrat précaire : CDD, intérim, contrat saisonnier, stage, emploi aidé. Aujourd’hui,
3 embauches sur 4 se font en CDD. Cette même année, 5 millions de salariés, soit 18% de la population active, étaient comptabilisés en sous emploi de leurs qualifications et de leurs capacités. Principalement dans l’hôtellerie et la restauration, le commerce, les services aux particuliers et aux entreprises.
Au nom de la lutte contre le chômage et pour le sacro-saint taux de chômage on verse de plus en plus dans les emplois précaires. Est-ce vraiment un progrès ?