Lu sur le site de l'office du tourime : Gérard ALARY : Les trois vies de ma Mère
C'est une expo qui se déroule du 24 mars au 3 juin, du mardi au dimanche (sauf jours fériés), de 10h à 17h et c'est à la Vieille Charité (cour et chapelle).
Voici ce qu'en dit l'office du tourisme, çà a l'air franchement bien :
La peinture de Gérard Alary trouve dans l'architecture baroque de la Chapelle de la Vieille Charité, un cadre d'expression exceptionnel. Peinture gestuelle, s'installant parfois sur un dessin qui la structure comme un fond, comme un premier niveau d'inscription, elle s'écoule sur la surface des toiles comme un flot de déploration. L'ampleur des gestes, la générosité des formats sont soutenus par une vision héroïque de l'acte de peindre. Accompagner “ la mère ” dans les terres oublieuses de la mémoire perdue est toujours une épreuve. Avec la mémoire de la mère c'est sa propre mémoire que l'on perd. Gérard Alary semble dire dans son dispositif de scénographie picturale, dans l'image vidéo et les chuchotements sonores, qu'il ne s'agit pas seulement de pleurer et de déplorer, mais qu'il faut, à la mémoire, organiser des grandes et petites fêtes, des célébrations. Au sein de l'architecture de Pierre Puget, dans la gravité de cet espace de pierre, Gérard Alary renverse les éléments symboliques qui nous émeuvent dans la représentation de La Piéta, pour, fils et peintre, porter dans une célébration héroïque, la présence effective d'une vie dont la mémoire s'est apparemment absentée. “ Pourquoi ne rien faire ? ”, semble dire Gérard Alary quand la peinture peut enchanter ce qui est aussi un désastre.
Extrait d'un texte de Michel Enrici.