L'histoire d'Airbus est édifiante

voici un très court résumé de ce que j'ai appris sur le site :
http://www.fakirpresse.info/frontoffice/main.php?rub=article.php&id=276Airbus–Industrie a été créé en 1970. Ce groupement d'intérêt économique a rassemblé Aérospatiale et Deutsche Aerospace, avant que ne s'y rallient les Espagnols et les Anglais. Le premier Airbus décolle en 1972 mais pour créer la confiance il a fallu imposer à Air France compagnie nationalisée, l’achat de 6 appareils.
En cinq ans Airbus-Industrie va conquérir 35% des parts du marché mondial des avions de plus de 100 places à force de patience et d’investissements publics.
En 1998, les Anglais et les Allemands imposent l’idée que seules l’indépendance de la gestion et l’autonomie financière permettront à Airbus de poursuivre son ascension.
C’est le gouvernement socialiste de Lionel Jospin qui permet cette privatisation.
En 1999 l’état détient 48%, Jean-Luc Lagardère 30%, les salariés 2% et 20% sont vendus en Bourse. Lagardère bénéficiera d’une ristourne de 6 milliards de francs et d’autres avantages inexpliqués.
En 2000, nouvelle fusion avec Daimler-Chrysler et la création du géant EADS. L’état en détient 15% mais se retrouve « interdit de gestion » !! C’est alors une période faste de cinq ans avec doublement du chiffre d’affaires et dividendes généreux mais sans investissements en recherche développement.
Cependant, les actionnaires en veulent toujours plus c’est pourquoi en 2002, Noël Forgeard annonce des plans de réductions des coûts.
Mais pour lancer l’A 380 sur le marché il faut « remettre de l’argent au pot » ça n’intéresse ni Lagardère, ni Daimler-Chrysler qui cèdent chacun la moitié de leurs parts au moment où l’action se trouve au plus haut. Chacun s'en tire avec deux milliards d'euros de plus values. C'est l'état français, via la Caisse des Dépôts et Consignations, qui rachète à ce prix là !
De son côté, le PDG, Noël Forgeard, [fait jouer ses stock-options, et s'en procure d'autres devant notaire pour ses trois enfants : 2,5 millions d'euros pour lui, et 400 000 e pour chacun de ses fils.]
Coïncidence : quelques semaines plus tard, début juin, EADS annonce « un nouveau retard de six à sept mois » : [des commandes seront annulées, des pénalités seront appliquées, et dans la journée le titre EADS perd 26 % de sa valeur en Bourse.] Ces heureux hasards, laissent supposer, que [Arnaud Lagardère savait, qu'il connaissait ces difficultés et que, initié, il a préféré revendre] avant la débâcle.
Louis Gallois nommé en 2007 lance « Power 8 » destiné à générer des économies annuelles d’au moins deux milliards d’euros à partir de 2010.
« On a soigné les effets de la crise en appliquant à Airbus et à ses salariés des remèdes traditionnels, fait-on observer chez EADS, mais on n'a pas du tout soigné l'origine du mal », c'est-à-dire « le dilettantisme de l'actionnariat » titre La Tribune, le 7/03/07.
Moralité : lorsque Airbus a été privatisé, très rapidement la course aux dividendes a tourné au désastre.. pas pour les investisseurs, oh non, pas pour eux mais pour l’avenir de l’entreprise et pour ses salariés. révoltant !!