Vous avez oublié l'Estaque : c'est pourtant un quartier magnifique ! Beaucoup de peintres l'ont imortalisé !
Et moi, j'y ai habité !
Bon, j'en conviens, ce n'est pas ce dernier élément qui l'a rendu célébre !
Mais tout de même, cela vaut le détour.
Et pas que pour les chichis ou les panisses !
Il y a tout d'abord le port avec encore quelques barques à voile latine, parmi les dernières dont le plus gros, le monte cristo est une réplique d'une petite tartane, ces bateaux qui transportaient les oranges ou les tuiles et qui ont contribué à la prospérité de notre ville... Son histoire est jolie car il a été construit par l'association Lei Pescadou de l'estaco avec l'aide de prisonniers des Baumettes dans le cadre d'un projet de réinsertion. Et ils sont tous allés, même les prisonniers à Brest 92. Toute une aventure...
Et puis, il y a la gare qui possède encore une tonnelle ou sorte de pergola en fer forgé style 1900 qui est un chef d'oeuvre de ferronerie.
Et le samedi matin, sur la rue qui longe le port, il y a un petit marché. Vous y rencontrerez peut être Laurent DAMONTE, un jeune homme de plus de 80 ans, marin de métier et passioné de l'Estaque. N'hésitez pas à vous présenter : il adore parler et vous racontera des histoires incroyables sur notre ville. Si vous avez de la chance, il vous fera peut-être même visiter son atelier. Il fait des maquettes de bateau ! Dans le cas où vous le rateriez, vous pouvez voir certaines de ses oeuvres au musée de la marine, sur la canebière.
N'oubliez pas de passer devant le "chaudron", lieu typique où autrefois on teintait les voiles des bateaux.
Et puis, promenez-vous à pied dans les ruelles derrière le port, c'est typique et encore tellement marseillais.
Enfin, il y a Notre Dame de la Galline, mais là, je n'en dirai pas plus : je laisse ce soin peut-être à Titidegun.
Enfin, au portes de Marseille, à cinq minutes en partant de l'Estaque, il y a le rove, joli village au pied des collines, avec ses chèvres, et le crémier qui va avec : les brousses du rove sont inimitables.
André GOUIRAN (auteur de : Le Rove ses chèvres et ses collines édité chez Paul Tacussel, Massalin connait !) est un des derniers à les faire et avec des tomates fraiches et du basilic, c'est un délice ! On les trouve sur place chez André Gouiran ou plus simple mais plus cher chez Marrou à Castellane.
J'espère qu'avec tous ces détails, je vous ai mis l'eau à la bouche et
donné l'envie d'aller vous y promener...