Edward Wilson, spécialiste de la biodiversité, a réussi à convaincre la communauté des taxonomistes
d’édifier une encyclopédie de la vie.
Belle aventure : et c'est ainsi qu'au début du mois de mai, quatre institutions anglosaxonnes ont annonçé un projet ambitieux, sur dix ans, durée pendant laquelle les chercheurs veulent scanner et mettre en accès libre l’intégralité des données sur les espèces végétales et animales connues actuellement et réactualisées. Cà fait beaucoup puisque plus de 1,8 million de références taxonomiques seront mises en ligne avec plusieurs degrés de lecture.
D’après ses fondateurs, "l’encyclopédie de la vie" peut aujourd’hui être lancée grâce aux progrès de la technologie des moteurs de recherche. Cet herbier des temps modernes comprendra 300 millions de pages. Au sein de la Biodiversity Heritage Library, les institutions américaines et britanniques
ont déjà numérisé 1,25 million de pages.
Comme toute encyclopédie, la rédaction des fiches sera collégiale : la fondation Wikimedia participe à l’aventure en tant que conseiller, son site Wikipedia se rapprochant de l’objectif visé, avec toutefois pour les taxonomistes, la volonté clairement exprimée d'être beaucoup plus vigilants sur la vérification des contenus.
Avec tout ce travail sur la planche, ce n'est pas étonnant que les chercheurs pensent mettre dix ans pour achever leur projet. Mais il parait que le site sera quand même consultable dès l’année prochaine à l'adresse :
http://www.eol.org