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Le foot fait encore une victime

PLM · 35 · 5908

PLM

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Y a-t-il encore des supporteurs dans la salle ?

AFP 00h31
Un supporteur du Paris-SG a été mortellement blessé par balle et un autre blessé par un policier jeudi soir à l'issue et en marge du match PSG - Hapoël Tel-Aviv à proximité du Parc des Princes à Paris, a-t-on appris de source policière.

Selon les premiers éléments de l'enquête, un fonctionnaire de police en civil, seul sur les lieux, s'est porté au secours d'un supporteur israélien qui avait été agressé par un groupe d'autres supporteurs du PSG au nombre de cent cinquante, selon des estimations policières.


Ce policier a "violemment été pris à partie" par ceux-ci à la hauteur de la porte de Saint-Cloud, dans une rue non loin du Parc, selon la préfecture de police de Paris (PP) interrogée par l'AFP.

Il a alors fait usage d'une bombe lacrymogène afin de se dégager puis a tiré deux coups de feu, selon la PP.

Deux personnes parmi les supporteurs du PSG ont été touchées. L'un est décédé, l'autre blessé. On ignorait la gravité des blessures de celui-ci.

Le policier a ensuite été pourchassé par le groupe de supporteurs du PSG et il s'est réfugié dans un restaurant Mac Donald, toujours selon les premiers éléments de l'enquête.

D'importantes forces de police ont été envoyées sur place, selon la même source, et sont intervenues afin de faire cesser les bagarres.

L'inspection générale des services (IGS - "police des polices) a été saisie de l'enquête.

Une autre dépèche :
Un policier en civil blesse mortellement un supporteur à Paris
[24/11/2006 00:50]

PARIS (AP) -- Un policier en civil pris à partie après une altercation entre supporteurs de football a fait feu et tué une personne au restaurant McDonald's de la Porte de Saint-Cloud, près du Parc des Princes, a-t-on appris auprès de la préfecture de police.

Le policier était intervenu pour protéger un supporter de l'équipe de Hapoel Tel Aviv pris à partie par environ 150 supporteurs parisien, selon la préfecture. Pris à partie à son tour, il aurait fait usage de gaz lacrymogène pour tenter de se dégager avant de tirer par deux fois avec son arme, «étant complètement acculé», a affirmé la préfecture.

Deux hommes ont été blessés, dont un est décédé, a affirmé la préfecture de police. Le parquet de Paris et l'Inspection générale de la police nationale ont été saisis.

Ces incidents sont intervenus vers 23 heures à l'issue du match de football au cours duquel le Paris Saint-Germain a été battu 4 buts à 2 par l'équipe de Hapoel Tel Aviv en Coupe de l'UEFA. AP

lp/veg


titidegun

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Coco

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pris à partie par environ 150 supporteurs parisien



Qu'à Cent cinquante contre un, il avait le droit de faire usage de son arme !!!
 :evil:


Fizzyrico

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Et combien de matchs à huit clos ? Cette section extremiste du PSG est connue et reconnue depuis des années. A quand une dissolution des factions fouteurs de oai ??


Traces d Huile

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On va peut être enfin éradiquer les Boulogne Boys de la planète parisienne... (je n'ai aucun doute sur le fait que ça vienne d'eux) Dissolution de l'asso, interdiction à vie de stade de tous ceux qui ont été identifiés... Et (très) lourde sanction contre le PSG qui ne fait RIEN ou pas grand chose pour solutionner ce problème qui existe depuis des années...

En tous cas, un grand un immense bravo au fonctionnaire de police qui est allé défendre au péril de sa vie un mec seul qui se serait fait tuer sans son intervention...


Yogi_OM

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Citation de: "PLM"
Y a-t-il encore des supporteurs dans la salle ?lp/veg


euh quand y'a un Gay qui devient un tueur de vieille dame ? (entre autres et purement au hasard... !) est ce qu'on fait ta generalisation à la con ? (ça y est je deviens nettement moins poli...)


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Je sais pas mais en tous cas lui, il en a une grosse paire ;)

(c'était en réponse à Laurent qui a effacé son message... ptite bite ! :P :lol: )


Marseye

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Désolé motard je l'ai éffacé car je trouvais qu'il n'apportait rien au debat
[edit] je viens de lire tes petits caracteres!.. foiré!

"Le fameux fonctionnaire est un black... est ce une Coïncidence?"

[edit2]
sources L' equipe :"La victime se prénommait Mounir et était âgé d'une vingtaine d'années. Il était connu pour être un habitué de la tribune Boulogne du Parc des princes. Un autre supporter a également été grièvement blessé."
Là j'avoue qu'il y a un truc qui m' échappe.


Traces d Huile

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Laurent, une partie de la réponse :


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A lire source l express.fr



Citation: Philippe Broussard, rédacteur en chef du service société de L'Express et spécialiste du milieu hooligan, se trouvait Porte de Saint-Cloud au moment où un policier a tiré sur des supporters du PSG, après la lourde défaite du club en coupe d'Europe. Bilan: un mort, un blessé grave. Il a vu une partie de l'agression dont a été victime le policier impliqué dans cette affaire


Après le match, je me suis rendu Porte de Saint-Cloud, à 300 mètres du Parc des princes, car la tournure de la rencontre (défaite du PSG) et la présence d'au moins 15 000 supporters de Tel Aviv, français ou israéliens, faisaient craindre des accrochages avec la frange la plus violente des fans du PSG.

"Reste derrière moi, reste derrière moi !"
Vers 22 h 50, alors que j'arrive à proximité de la station de métro Porte de Saint-Cloud, les premiers incidents éclatent. Quelques centaines de parisiens, pour la plupart très jeunes, cherchent à s'en prendre, ici ou là, à des supporters adverses (rares à cet endroit). Les policiers chargent et les repoussent vers l'esplanade de la Porte de Saint-Cloud, une place très vaste, entourée de cafés, de restaurants, d'une église, d'une grande station de bus et d'un dépôt de la RATP. Le match est fini depuis moins de vingt minutes mais il y a encore foule sur la place. Peu de policiers, en revanche. Une discrétion surprenante dans la mesure où ce secteur est traditionnellement celui où les fans parisiens les plus durs (ceux de la tribune Boulogne, réputés sensibles aux thèses d'extrême-droite), se rassemblent après les rencontres.

Alors que j'arrive moi-même sur la place, certains parisiens se précipitent vers la station de bus, où ils essaient, semble-t-il, de poursuivre quelqu'un. Puis le groupe en question rebrousse chemin et commence à menacer, à distance, un homme marchant à vive allure au milieu de la chaussée. Je le vois: c'est un noir d'une trentaine d'années, assez grand, vêtu d'un pull en laine beige. Il a en main une grosse bombe de gaz lacrymogènes et tente de faire face à une foule de plus en plus hostile. A l'évidence, il cherche à protéger quelqu'un, situé près de lui, (j'apprendrai par la suite qu'il s'agissait sans doute d'un supporter de Tel Aviv) et lance à plusieurs reprises: "Reste derrière moi! reste derrière moi!".

Les assaillants pressent le pas, l'insultent. Il recule, panique, essaie de partir à droite, perd sa bombe lacrymo, la ramasse, recule à nouveau. Et la foule continue d'avancer, quelques dizaines de jeunes aux avants-postes; deux à trois cents à l'arrière. Le jeune noir regarde autour de lui, comme s'il cherchait de l'aide, mais il n'y a toujours pas de policiers visibles sur la place. Il faut fuir, maintenant, pour échapper au lynchage. Il court alors en direction du Mac Donald's, de l'autre côté de la place. Sur la gauche de l'établissement se trouve l'immense portail d'un dépôt de la RATP. Cette partie de la place est mal éclairée, et ne saurait constituer un refuge. C'est à ce moment là, peu avant 23 heures, que le drame se produit. Je n'y assiste pas directement, car je suis encore une cinquantaine de mètres plus haut. Mais je constate un mouvement de foule, comme si le "fugitif" était rattrapé par ses agresseurs à proximité du dépôt. Plusieurs personnes crient "Il a un flingue, il a un flingue". Et puis soudain, un coup de feu claque. Je me précipite. Je ne remarque aucune victime mais je constate qu'il a trouvé refuge dans le Mac Donald's où plusieurs clients sont attablés.

"C'est un flic !"
Ses poursuivants l'ont vu. Ils prennent le restaurant d'assaut, brisant les vitres à coups de pieds. A l'intérieur, le jeune homme sort une arme. C'est la première fois que je la vois. Puis un talkie-walkie. Alors, seulement, je comprends qu'il s'agit d'un policier. "C'est un flic, c'est un flic!", crient les assaillants, qui semblent également découvrir sa qualité de policier. D'autres continuent d'hurler "Sale nègre" ou "Bleu Blanc Rouge, la France aux Français!" Une haine raciste décuplée par la rumeur qui enfle très vite: le coup de feu aurait fait un "blessé grave". Dans un premier temps, je pense qu'il s'agit d'une rumeur.

Les minutes suivantes sont d'une extrême violence. Le policier, l'arme au poing, braque son arme sur les agresseurs, de plus en plus nombreux, regroupés devant le Mac Do. Lui, bien sûr, se trouve toujours à l'intérieur, protégé, en quelque sorte, par les vitres du restaurant qui cèdent une à une. Comme les renforts tardent, il cherche à se réfugier à l'étage, avec les clients. Les agresseurs tentent de pénétrer dans l'établissement mais y renoncent assez vite, de peur d'être coincés. Au total, la police mettra une bonne dizaine de minutes à intervenir. Une éternité. Surtout le soir d'une rencontre de football ayant mobilisé plus de 600 hommes à deux pas de là.

Sur la place de la Porte de Saint-Cloud, c'est toujours la confusion la plus totale. Les supporters sont furieux; ils hurlent "Il y a un blessé, c'est une bavure, il y a un blessé", ce qui attise la violence de ceux, racistes ou non, qui n'ont pas assisté au début de la scène. J'aperçois le corps là-bas, devant la porte lattérale du dépôt de la RATP. Il s'agit paraît-il d'un très jeune homme. Des gars de la tribune Boulogne tentent de le soigner en lui passant de l'eau sur le visage. Selon eux, il a été touché à la poitrine. Complètement paniqués, ils disent avoir alerté les secours, qui n'arrivent pas. Moi-même, j'essaie de demander de l'aide mais les pompiers et le Samu, eux aussi, mettront plusieurs minutes avant d'arriver.

Ce retard peut s'expliquer par la tension ambiante autour du Mac Do - les forces d'intervention balancent des gaz lacrymogènes - mais il est tout de même surprenant qu'un soir de match, à trois minutes à pieds d'un stade sous haute surveillance, les services de secours mettent plus de dix minutes à agir. Précision importante: à aucun moment les supporters du PSG ne s'en prennent aux pompiers, s'efforçant au contraire de faciliter leur intervention.

Il est alors 23h12. Les pompiers déplacent le blessé à l'intérieur des locaux de la RATP, hors de vue de la foule, et tentent de le sauver.Quelques minutes plus tard, j'apprends sa mort. Il se prénommait Mounir, il avait ses habitudes dans la tribune Boulogne. Les policiers de Renseignements généraux de la préfecture de police de Paris, spécialistes de la question hooligan, l'avaient paraît-il repéré parmi les "Indépendants", la frange la plus violente des fans du club de la capitale.

Dans le même temps, je comprends qu'un autre supporter - âgé d'environ vingt-cinq ans - a été blessé par balle (un poumon perforé). Il est soigné aux Trois Obus, la brasserie voisine. Lui aussi fréquentait semble-t-il les travées de la tribune Boulogne. Même s'il est sérieusement atteint, ses jours ne seraient pas en danger. Y aurait-il donc eu un second coup de feu? Pour ma part, je n'en ai entendu qu'un. Idem, à ma connaissance, pour les autres personnes présentes. L'enquête devra dire si la même balle a fait deux victimes, et à quel endroit celles-ci se trouvaient précisément au moment où elles ont été atteintes.

A partir de 23 h 30, les forces de l'ordre reprennent le contrôle du quartier. Elles protègent le MacDo, où se terrent toujours l'auteur du (ou des) coup(s) de feu et les clients. Les autorités policières investissent les lieux: l'état-major de la PJ, le préfet, et enfin les enquêteurs de l'Inspection générale des services (IGS, la police des police). Ces derniers héritent du dossier dans la mesure où un policier (membre de la brigade du métro et non d'un service chargé du maintien de l'ordre au Parc des princes) est impliqué. "Nous n'avons rien, nous partons de zéro", lâche un magistrat du parquet de Paris, visiblement perplexe. Il sait que les investigations s'annoncent difficiles. Avec des questions cruciales: le policier était-il directement menacé par les personnes touchées? Pourquoi n'a-t-il pas tiré en l'air? Portait-il ou non un brassard "POLICE"? Peut-on estimer qu'il a agi en situation de légitime défense? Seule certitude: plusieurs dizaines de personnes se précipitaient sur lui et voulaient l'agresser en raison de sa couleur de peau.

Il est maintenant plus d'une heure du matin. A l'étage du Mac Do, le jeune policier est interrogé par un collègue de l'IGS. Il est là, les mains sur la table, le regard perdu, comme emporté par un drame qui le dépasse. Dehors, l'agitation est retombée. Le blessé des Trois Obus a été évacué vers un hôpital. Dans le dépôt de la RATP, le corps de Mounir est recouvert d'une bâche blanche.

source:
lexpress.fr


Yogi_OM

  • Invité
ton lien est plus complet que le mien...

terrifiant cette histoire... et dire qu'ils connaissent le mal depuis des années...
c'est scandaleux...


Marseye

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Citation de: "Motard2mars"
Laurent, une partie de la réponse :


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Citation: Philippe Broussard, rédacteur en chef du service société de L'Express et spécialiste du milieu hooligan, se trouvait Porte de Saint-Cloud au moment où un policier a tiré sur des supporters du PSG, après la lourde défaite du club en coupe d'Europe. Bilan: un mort, un blessé grave. Il a vu une partie de l'agression dont a été victime le policier impliqué dans cette affaire


Après le match, je me suis rendu Porte de Saint-Cloud, à 300 mètres du Parc des princes, car la tournure de la rencontre (défaite du PSG) et la présence d'au moins 15 000 supporters de Tel Aviv, français ou israéliens, faisaient craindre des accrochages avec la frange la plus violente des fans du PSG.

"Reste derrière moi, reste derrière moi !"
Vers 22 h 50, alors que j'arrive à proximité de la station de métro Porte de Saint-Cloud, les premiers incidents éclatent. Quelques centaines de parisiens, pour la plupart très jeunes, cherchent à s'en prendre, ici ou là, à des supporters adverses (rares à cet endroit). Les policiers chargent et les repoussent vers l'esplanade de la Porte de Saint-Cloud, une place très vaste, entourée de cafés, de restaurants, d'une église, d'une grande station de bus et d'un dépôt de la RATP. Le match est fini depuis moins de vingt minutes mais il y a encore foule sur la place. Peu de policiers, en revanche. Une discrétion surprenante dans la mesure où ce secteur est traditionnellement celui où les fans parisiens les plus durs (ceux de la tribune Boulogne, réputés sensibles aux thèses d'extrême-droite), se rassemblent après les rencontres.

Alors que j'arrive moi-même sur la place, certains parisiens se précipitent vers la station de bus, où ils essaient, semble-t-il, de poursuivre quelqu'un. Puis le groupe en question rebrousse chemin et commence à menacer, à distance, un homme marchant à vive allure au milieu de la chaussée. Je le vois: c'est un noir d'une trentaine d'années, assez grand, vêtu d'un pull en laine beige. Il a en main une grosse bombe de gaz lacrymogènes et tente de faire face à une foule de plus en plus hostile. A l'évidence, il cherche à protéger quelqu'un, situé près de lui, (j'apprendrai par la suite qu'il s'agissait sans doute d'un supporter de Tel Aviv) et lance à plusieurs reprises: "Reste derrière moi! reste derrière moi!".

Les assaillants pressent le pas, l'insultent. Il recule, panique, essaie de partir à droite, perd sa bombe lacrymo, la ramasse, recule à nouveau. Et la foule continue d'avancer, quelques dizaines de jeunes aux avants-postes; deux à trois cents à l'arrière. Le jeune noir regarde autour de lui, comme s'il cherchait de l'aide, mais il n'y a toujours pas de policiers visibles sur la place. Il faut fuir, maintenant, pour échapper au lynchage. Il court alors en direction du Mac Donald's, de l'autre côté de la place. Sur la gauche de l'établissement se trouve l'immense portail d'un dépôt de la RATP. Cette partie de la place est mal éclairée, et ne saurait constituer un refuge. C'est à ce moment là, peu avant 23 heures, que le drame se produit. Je n'y assiste pas directement, car je suis encore une cinquantaine de mètres plus haut. Mais je constate un mouvement de foule, comme si le "fugitif" était rattrapé par ses agresseurs à proximité du dépôt. Plusieurs personnes crient "Il a un flingue, il a un flingue". Et puis soudain, un coup de feu claque. Je me précipite. Je ne remarque aucune victime mais je constate qu'il a trouvé refuge dans le Mac Donald's où plusieurs clients sont attablés.

"C'est un flic !"
Ses poursuivants l'ont vu. Ils prennent le restaurant d'assaut, brisant les vitres à coups de pieds. A l'intérieur, le jeune homme sort une arme. C'est la première fois que je la vois. Puis un talkie-walkie. Alors, seulement, je comprends qu'il s'agit d'un policier. "C'est un flic, c'est un flic!", crient les assaillants, qui semblent également découvrir sa qualité de policier. D'autres continuent d'hurler "Sale nègre" ou "Bleu Blanc Rouge, la France aux Français!" Une haine raciste décuplée par la rumeur qui enfle très vite: le coup de feu aurait fait un "blessé grave". Dans un premier temps, je pense qu'il s'agit d'une rumeur.

Les minutes suivantes sont d'une extrême violence. Le policier, l'arme au poing, braque son arme sur les agresseurs, de plus en plus nombreux, regroupés devant le Mac Do. Lui, bien sûr, se trouve toujours à l'intérieur, protégé, en quelque sorte, par les vitres du restaurant qui cèdent une à une. Comme les renforts tardent, il cherche à se réfugier à l'étage, avec les clients. Les agresseurs tentent de pénétrer dans l'établissement mais y renoncent assez vite, de peur d'être coincés. Au total, la police mettra une bonne dizaine de minutes à intervenir. Une éternité. Surtout le soir d'une rencontre de football ayant mobilisé plus de 600 hommes à deux pas de là.

Sur la place de la Porte de Saint-Cloud, c'est toujours la confusion la plus totale. Les supporters sont furieux; ils hurlent "Il y a un blessé, c'est une bavure, il y a un blessé", ce qui attise la violence de ceux, racistes ou non, qui n'ont pas assisté au début de la scène. J'aperçois le corps là-bas, devant la porte lattérale du dépôt de la RATP. Il s'agit paraît-il d'un très jeune homme. Des gars de la tribune Boulogne tentent de le soigner en lui passant de l'eau sur le visage. Selon eux, il a été touché à la poitrine. Complètement paniqués, ils disent avoir alerté les secours, qui n'arrivent pas. Moi-même, j'essaie de demander de l'aide mais les pompiers et le Samu, eux aussi, mettront plusieurs minutes avant d'arriver.

Ce retard peut s'expliquer par la tension ambiante autour du Mac Do - les forces d'intervention balancent des gaz lacrymogènes - mais il est tout de même surprenant qu'un soir de match, à trois minutes à pieds d'un stade sous haute surveillance, les services de secours mettent plus de dix minutes à agir. Précision importante: à aucun moment les supporters du PSG ne s'en prennent aux pompiers, s'efforçant au contraire de faciliter leur intervention.

Il est alors 23h12. Les pompiers déplacent le blessé à l'intérieur des locaux de la RATP, hors de vue de la foule, et tentent de le sauver.Quelques minutes plus tard, j'apprends sa mort. Il se prénommait Mounir, il avait ses habitudes dans la tribune Boulogne. Les policiers de Renseignements généraux de la préfecture de police de Paris, spécialistes de la question hooligan, l'avaient paraît-il repéré parmi les "Indépendants", la frange la plus violente des fans du club de la capitale.

Dans le même temps, je comprends qu'un autre supporter - âgé d'environ vingt-cinq ans - a été blessé par balle (un poumon perforé). Il est soigné aux Trois Obus, la brasserie voisine. Lui aussi fréquentait semble-t-il les travées de la tribune Boulogne. Même s'il est sérieusement atteint, ses jours ne seraient pas en danger. Y aurait-il donc eu un second coup de feu? Pour ma part, je n'en ai entendu qu'un. Idem, à ma connaissance, pour les autres personnes présentes. L'enquête devra dire si la même balle a fait deux victimes, et à quel endroit celles-ci se trouvaient précisément au moment où elles ont été atteintes.

A partir de 23 h 30, les forces de l'ordre reprennent le contrôle du quartier. Elles protègent le MacDo, où se terrent toujours l'auteur du (ou des) coup(s) de feu et les clients. Les autorités policières investissent les lieux: l'état-major de la PJ, le préfet, et enfin les enquêteurs de l'Inspection générale des services (IGS, la police des police). Ces derniers héritent du dossier dans la mesure où un policier (membre de la brigade du métro et non d'un service chargé du maintien de l'ordre au Parc des princes) est impliqué. "Nous n'avons rien, nous partons de zéro", lâche un magistrat du parquet de Paris, visiblement perplexe. Il sait que les investigations s'annoncent difficiles. Avec des questions cruciales: le policier était-il directement menacé par les personnes touchées? Pourquoi n'a-t-il pas tiré en l'air? Portait-il ou non un brassard "POLICE"? Peut-on estimer qu'il a agi en situation de légitime défense? Seule certitude: plusieurs dizaines de personnes se précipitaient sur lui et voulaient l'agresser en raison de sa couleur de peau.

Il est maintenant plus d'une heure du matin. A l'étage du Mac Do, le jeune policier est interrogé par un collègue de l'IGS. Il est là, les mains sur la table, le regard perdu, comme emporté par un drame qui le dépasse. Dehors, l'agitation est retombée. Le blessé des Trois Obus a été évacué vers un hôpital. Dans le dépôt de la RATP, le corps de Mounir est recouvert d'une bâche blanche.

source:
lexpress.fr


Merci motard par contre c'est le prenom d'origine maghrebine de la victime "Mounir" que j'ai du mal à assimiler à la tribune boulogne. je dois faire fausse route quelque part dans mon raisonnement


ermione

  • Invité
envie de vomir, sérieusement...
La peur qu'ont du avoir ces 2 hommes......
Comment être altruiste après ça et bien d'autres événements.....
Je dérape mais c'est parfois des questions qui sont posées aux oraux du concours infirmier : "Comment réagiriez-vous devant une personne en demande de soins qui a commis des erreurs humaines graves ?" (la réponse est bien entendue évidente ;-).
Je lui apporte les soins bien évidemment....
Mais à la limite, je préfére encore être dans cette configuration, qu'être dans celle de l'avocat défendant un malfrat reconnu et notoire.....
Scusy pour le dérapage.....
Mais l'envie de vomir est telle que le questionnement est venu automatiquement à mon esprit


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Citation de: "laurent.m"
Merci motard par contre c'est le prenom d'origine maghrebine de la victime "Mounir" que j'ai du mal à assimiler à la tribune boulogne. je dois faire fausse route quelque part dans mon raisonnement

Moi aussi ça me dépasse complètement...
Mais dans ce cas précis je pense que c'était l'occasion pour un arabe de casser du juif... Quand en + il s'est avéré qu'ils pouvaient casser du flic...
M'enfin je crois que quelle que soit la couleur de peau, quand on arrive à des raisonnements d'ultraviolence, la raison il faut justement plus trop chercher à la trouver...

Enfin bref, pour ceux qui en douteraient encore, aucun rapport avec le football, c'est la lie de notre société qui trouve à travers le foot, et spécifiquement au Parc, une possibilité d'exprimer sa haine depuis des années sans que ça n'émeuve pas plus que ça les dirigeants parisiens...


Fizzyrico

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La connerie n'ayant pas de limite des incidents se seraient produits ce matin au camp des loges..............


milo_

  • Invité
s'ils ont eu autant la haine c'est parceque c'est des petits nazillons et qu'ils se sont fait humilier par des juifs ( avec le précédent de 99 contre le maccabi haifa ) , moi tout ça ça me rappelle les sages paroles de Pape Diouf et ces mises en garde pendant le fameux match des minots au parc la saison derniere


Fizzyrico

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Citation de: "Yogi_OM"
Citation de: "PLM"
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Non, on fait une gay pride  :wink:


cocorouet

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:"La victime se prénommait Mounir et était âgé d'une vingtaine d'années. Il était connu pour être un habitué de la tribune Boulogne du Parc des princes. Un autre supporter a également été grièvement blessé."

j'ai lu que la victime s'appelait julien quemener et le blessé mounir douchaer


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Pendant 3-4 jours on va lire un peu tout et son inverse...Sur certains forums t'arrive quand même à trouver des mecs qui s'indignent que le flic ait fait usage de son arme et ait commis une "bavure"... (D'ailleurs j'en veux pour preuve le communiqué du PSG qui ne parle que du fait que ses supporters sont en deuil et la marche silencieuse des Boulogne Boys en ce moment même- m'étonnerait qu'elle se finisse bien celle là...) Y en a qui ont vraiment un pois chiche dans la tête...


Marseye

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Citation de: "Fizzyrico"
Et combien de matchs à huit clos ? Cette section extremiste du PSG est connue et reconnue depuis des années. A quand une dissolution des factions fouteurs de oai ??


Le club n'aura aucune sanction car ces evenements se sont deroulés en dehors du perimetre de securité du stade...


milo_

  • Invité
c 'est vrai moi aussi je comprends pas ça , si il tire pas le mec il serait peut etre plus la pour témoigner si c'est pas de la légitime defense ça , enfin j'imagine que si la loi est si difficile a ce niveau c'est surment pour eviter des abus ( de reelles bavures )


 

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