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( Marseille) Sainte-Croix de Saint-Tronc

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stokofish - #40 - 15 Avril 2009 à 15:07:59
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pruch'ella duri !




trouvé sur le site du ciq des 3 ponts, je cite (coco si double emploi avec vos recherches et infos, tu peux zapper ce message...)

La chapelle de Sainte Croix


Des ruines toujours visibles de l’ancienne chapelle de Sainte-Croix culminent à 310 mètres (à l'emplacement actuel de l'antenne de Radio de la protection civile).

Faisons un bref récapitulatif de son histoire.

En l'an 1645, d'après les anciennes archives de la paroisse de Saint-Loup, on disait encore les messes les dimanches et fêtes dans la Chapelle de sainte-Croix. Les recherches imputent la construction de cette chapelle aux moines de Saint Victor, car le seul un chemin qui y menait était sur les terres de Saint tronc et leur appartenait.
L'accès à la chapelle fut interdit par l'évêque en 1710 et sa destruction fut totale à la révolution.

De nouvelles recherches sur le terrain nous éclairent sur l'empreinte chrétienne qu'a laissé dans nos chères collines la présence de cette chapelle.

Le Mont de Sainte -Croix est la colline qui surplombe la résidence Castelroc haut. Contrairement à certaines idées reçues qui lui ont attribué le nom de Rouvière ou de Saint Cyr. Le chemin de procession qui menait à la chapelle Sainte -Croix est encore visible sur le versant de la carrière Ribotta ainsi que sa variante qui part de l'actuel stade de foot. Ce sentier de procession cheminait en zigzag sur la crête partant à gauche des fours a chaux.

Une partie, non recouverte par la végétation composée de marches stabilisées en calade et bordure nous permet de comprendre le tracé sinueux du chemin qui menait à la chapelle. Les nombreux virages de la voie d'accès vers le sommet s'expliquent par la nécessité de permettre aux ânes et aux mulets qui transportaient les fidèles invalides de parvenir au sommet sans avoir à affronter de face la forte déclivité. On peut aussi penser rapprocher la sinuosité du sentier au symbole du Christ montant vers la crucifixion.

Au sommet de la roche blanche calcaire qui compose la crête de Sainte-Croix, on peut lire des inscriptions gravées qui attestent les pèlerinages. Voici la plus nette : " Timon-David, l'année 1776, à ces deux fils "

Plus au Nord, on peut trouver les points d'ancrage toujours visibles de l'ancienne chapelle. D'après nos recherches, on peut dire que la chapelle était bâtie à même le roc et sans fondation. Les murs étaient fait de pierre de calcaire et de chaux. La toiture supportait des tuiles artisanales collées à la chaux et vernies sur la face extérieure. De nombreux fragments de tuiles et de mortier ont d'ailleurs été retrouvés récemment au sommet de Sainte-croix.

A suivre...

Remy Alacchi et Pierre Bonneil

“Plaisir de la vie... : 1. faire l'amour; 2. bien manger; 3. pêcher les maquereaux à la traine; 4. voir partir les enfants quand ils sont grands; 5. faire pousser des fleurs.”
Geneviève Dormann
stokofish - #41 - 15 Avril 2009 à 17:12:25
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pruch'ella duri !




sinon j'ai trouvé ceci dans un vieux livre numérisé sur l'histoire de st Loup (google books), peut être que cela peut faire avancer vos recherches: (ils parlent aussi du puits de paul que j'ai trouvé aussi dans plein d'autres sources)

ORIGINE DU COUVENT DE SAINT TRONC ET DE LA CHAPELLB DE SAINTE CROIX Le 24 juin de l année 840 les religieux de Saint Victor de Marseille acquirent au quartier de Saint Tronc dont une partie se nommait Carvi lian une maison et des terres qu ils agrandirent peu à peu On fonda ensuite en cet endroit un couvent de religieuses qui existait encore en 1240 et une petite chapelle dont on voit les ruines sur la colline de Sainte Croix Nous allons établir ces faits sur des preuves incontestables D abord l existence d un couvent à Saint Tronc est une chose dont on peut s assurer encore aujourd hui par l inspection même des lieux Il ya au Nord de l antique chapelle de ce nom un édifice de 25 mètres de long sur 6 de large  qui a été certainement fait pour un couvent Il est vrai que cet édifice tel qu il est aujourd hui ne remonte pas jusqu à cette époque mais la partie qui est au centre du mur occidental peut très bien y remonter De plus il ya au Sud de la chapelle un reste de mur de 20 mètre de long bâti en petites pierres de taille semblables à celles qu on voit dans les édifices de ce temps cl l épaisseur de ce mur indique qu il fesait partie d un bâtiment considérable A une cinquantaine de mètres de ce mur on a trouvé il ya une quarantaine d années des ossements et des débris de tombeaux qui ont révèle l existence d un cimetière et comme il est certain qu il n y avait dans cet endroit à l époque dont nous parlons aucune église de séculiers ces ossements appartiennent certainement à des réguliers qui ont habité ce couvent Au reste les témoignages historiques ne nous manquent pas pour constater l existence de ce monastère Le Père Saint Alban auteur du Calendrier perpétuel et spirituel pour la ville de Marseille dit en parlant de Saint Tronc II y avait au  trefois en cet endroit un couvent de religieuses dé Saint Benoît On y voit encore des masures de leur église"
....
Maintenant que nous connaissons les possessions des moines de Saint Victor à Saint Tronc nous allons examiner quelle peut être l origine de la petite chapelle de Sainte Croix Cette chapelle est située sur une colline très escarpée élevée d après le baron de Zoch 3 de 159 toises environ 310 mètres au dessous du niveau de la mer Elle est éloignée du couvent de Saint Tronc d environ un kilomètre Elle n a que cinq mètres de long sur trois de large et deux de haut en dessous  de la voûte qui était très probablement à plein cintre Cette chapelle n avait point de mur vers le Nord afin qu on pût plus facilement entendre la messe en plein air Elle n avait d abord que trois mètres de long c est à dire à peu près la place de l autel on y ajouta ensuite deux mètres mais évidemment ce ne fut pas un agrandissement suffisant pour que tous pussent entrer pour entendre la messe et nous verrons plus tard que beaucoup de gens y allaient D après le Calendrier spit ituel que nous avons cité déjà on appelait celte chapelle Sainte Croix parce qu elle n avait qu un christ pour ornement 1 Nous croyons plutôt que c est parce qu elle était bâtie sur une espèce de Calvaire et que les moines ou les religieuses de Saint Victor qui la firent bâtir comme nous allons le voir avaient beaucoup de dévotion à la Sainte Croix puisqu ils avaient à Marseille une chapelle célèbre sous ce vocable L auteur du Calendrier spirituel ajoute qu il y avait de son temps 1713 un grand concours à cette chapelle le 3 du mois de mai 2  Cette chapelle n a pu être bâtie que par les moines de Saint Victor ou par les religieuses qui en dépendaient et qui étaient établies à Saint Tronc ainsi que nous l avons prouvé Car elle ne peut guère remonter au delà de l époque où elles vinrent si établir puisque d après tous les historiens le pays était alors inhabité or depuis ce temps le monastère de Saint Victor fut paisible possesseur des propriétés de Saint Tronc où ce trouve le seul chemin possible pour arriver à Sainte Croix la colline étant inaccessible de tout autre côté Au reste il y avait de tels rapports entre Sainte Croix et Saint Tronc que la plupart des auteurs qui en parlent les confondent ou bien appellent la chapelle de la montagne Sainte Croix de Saint Tronc 1 Il nous est impossible de préciser davantage l époque de la fondation de cette chapelle nous savons seulement qu elle était encore en bon état en 1645 comme nous le verrons plus tard 

L année 1645 on disait encore la messe les dimanches et fêtes d obligation dans la chapelle de Sainte Croix Mais à cette époque les habitants du quartier de Saint Tronc supplièrent le seigneur Évêque de Marseille de leur permettre d èrU ger une chapelle au pied de la colline de Sainte Croix attendu que cette colline étant très escarpée il était difficile aux vieillards aux infirmes et aux femmes enceintes d y aller entendre la messe Le seigneur Ëvêque consentit à leur demande et la chapelle fut érigée.
« Dernière édition: 15 Avril 2009 à 17:34:47 par stokofish »

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Coco - #42 - 15 Avril 2009 à 21:05:43
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Pétard, Stokofish, mais là, c'est quasi complet !!!
 Applause

On peut donc presque avec certitude faire remonter la chapelle à la même époque que le couvent, et dans tous les cas, on sait maintenant qu'au 17ème siècle, elle était encore debout !
 

Tu peux pas me mettre le lien du livre de google books ou au moins son titre exact que j'aille faire un tour pour voir ce qui est dit sur "puits de Paul" ?
 Anxious

S'inventer une cause à sa mesure et la défendre hautement... quitte à en mourir mais gaiement !!! (Jean RASPAIL)
Coco - #43 - 16 Avril 2009 à 06:17:54
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Pétard, çà m'a turlupiné toute la soirée, alors, ce matin, à la première heure, j'ai cherché, c'est pas le livre de l'abbé Cayol que tu aurais trouvé ? Je mets le lien, c'est une mine d'or !!!

http://books.google.fr/books?id=8gtF-9JVAgMC&printsec=frontcover&dq=marseille+saint+loup#PPR2,M1

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Loulou la Cigale - #44 - 16 Avril 2009 à 08:40:50
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Oh Fan de Chichoune !!
Stoko, Coco vous êtes géniaux, je me régale à vous lire 

Perso je suis trop bidon pour les recherches sur le web, j'avais essayé de trouver quelque chose sur Timon-David et j'avais rien trouvé .... 

J’ai pas pris le temps de lire le bouquin numérisé de l’Abbé Cayol mais pour en revenir au bâtiment dimension 25m. par 6m. dont parlait Stoko, il s’agirait du couvent de St Tronc qui a une histoire (voir ci-dessous, j’ai inséré le lien vers la page web qui en parle et copié le texte qui s’y trouve – je sais pas si j’ai le droit de faire ça ??).
A priori, selon l’article de ce site web, ce couvent se trouvait vers la Rue Pierre Doize, pas très loin du Lycée Jean Perrin au niveau du grand sens giratoire qui apparaît sur les plans sous l’appellation « Place de Saint Tronc ». Il ne s’agirait donc pas de la ruine mentionnée par Coco


http://le10eme.com/le_couvent_de_saint_tronc.html


LE COUVENT DE SAINT TRONC

« Dans les années 1960, un bâtiment encore fonctionnel prônait au milieu d'une urbanisation naissante. Celui- ci  abritait un berger dont les troupeaux de chèvres broutaient paisiblement sur le terrain en contrebas . La bâtisse a longtemps servi de remise aux paysans du quartier qui y stockaient matériels et récoltes.

Cette bâtisse rectangulaire et de dimension modeste (25 m/6 mètres) se situait à l'entrée de l'actuel groupe d'immeuble Sainte Croix. Celle-ci n'a malheureusement guère résisté à la pression des promoteurs.

Pourquoi s'intéresser à ce vestige appartenant à un passé révolu. Avant sa démolition en 1974-75, l'édifice était dans un tel état de délabrement qu'il ne présentait aucun intérêt historique ou architectural. Pourtant, il y a un siècle, l'Abbé Cayol (l'historien de Saint Loup s'était déjà penché sur le passé de cette maison d'apparence quelconque. A cela une raison : la légende locale prête à cette bâtisse un incroyable passé.

 Cet édifice a suscité bien des interrogations et nombres d'historiens ont tenté d'en percer le mystère.

Je vous propose aujourd'hui de remettre à la page un article paru dans la revue Marseille en 1975 dans lequel Edgar Costa évoque le souvenir d'un vestige vieux de Mille ans.

Au IX éme siècle de notre ère, CARVAILLANUS AGER" était une villa importante située dans une terre situé au- delà des rives de l'Huveaune. Cette villa, propriété des moines de Saint Victor fut offerte par un seigneur du nom de SIGOFREUS
Ce nom CARVILLAN demeura dans l'inconscient collectif , il désignait selon Alfred (La banlieue de Marseille, 1878 Editions Jeanne Laffitte ), des terres incluant "le château Berger, la campagne Pastré, le lotissement Fémy. Les autres sections de CAVAILLAN s'étendaient sur la rive sud -est de l'HUVEAUNE, (De l'actuel Parc Dromel, à la Sauvagère et jusqu'  à l'actuel Pont de VIVAUX)
Le morcellement au fil des siècles des terres de Carvillan a donné naissance aux quartiers de Ste Marguerite et Saint Tronc

L'action des moines de Saint Victor a été prépondérante pour nos quartiers car ils ont rendus les terres cultivables. IIs ont permis de stabiliser les bords, jadis marécageux, de l'Huveaune    Le développement de Saint Loup et des quartiers voisins n'a été qu'à ce prix

Mais revenons à notre propos, d'après Edgar Costa, les moines de  Saint Victor auraient choisi Saint Tronc en 810, pour fonder un couvent de religieuses. L'édifice et l'exploitation des terres attenantes fut dévolue aux soeurs Bénédictines (ordre de Saint Benoît) Prônant le dépouillement absolu pour se rapprocher du Divin, les soeurs n'en 'étaient pas moins soumises aux agitations et remous de leurs temps. Leur quiétude monacale réglée par le labeur et la prière fut terriblement menacée par les invasions de barbares particulièrement féroces.. En ce IX siècle, les hordes de Sarrazins ont envahis l'Espagne et se répandent en Provence. La ville de Marseille toute entière est menacée et  pour se protéger des envahisseurs, la population se réfugie sur la butte Saint-Laurent.
Les Bénédicte isolées et sans défenses dans leur couvent n'étaient pas à l'abri de la vindicte des ces hordes dévastatrices

Un matin, alors que les envahisseurs Maures  étaient annoncés dans les bois de Saint Tronc, les Soeurs prirent une décision aussi héroïque que désespérée. Misant sur l'effet de surprise, les sœurs se coupèrent le nez et se présentèrent ainsi mutilées à l'entrée du monastère. Effrayés par les visages horriblement défigurées des religieuses, les barbares passèrent leur chemin. Ainsi délivrées de l'oppression les " Desnarrado" (Les femmes au nez coupé) purent continuer à vouer leur vie à Dieu.

L'on ne sait pas exactement lorsque les Soeurs ont quitté leurs terres de Saint Tronc. Encore une fois les cartulaires (archives) de Saint Victor nous éclairent plus avant. Une charte de l'an 1020 nous apprends que Guillaume II comte de Provence (1010-1037) entreprit des démarches pour que les moines de Saint Victor puissent récupérer l'usufruit de leur couvent de Saint tronc duquel ils avaient privés suite au déclin de la communauté des religieuses.

Au XVII siècle, huit cent ans après sa fondation, le couvent n'était plus habité par les Moniales et les moines de Saint Victor avaient perdu de leur autorité économique.  En 1645, le Seigneur Evêque de Marseille autorise la construction d'une Chapelle contiguë aux bâtiments du Monastère. Ce lieu de culte, ouvert au public avait son entrée sur l'actuelle rue Pierre Doize. " La présence de cette chapelle à cette endroit explique l'appellation de la voie qui y menait ( Traverse de la Vieille Chapelle- actuelle  rue Verdillon ). Les offices religieux furent célébrés dans cette chapelle jusqu'en 1789 par un aumônier local qui portait le titre de " Seigneur de Saint Tronc 
La révolution ébranla sérieusement les privilèges des notables locaux, aristocrates ou ecclésiastiques (voir histoire de la bastide Les Marronniers à Saint Loup) Les biens de l'église ne furent pas épargnées par la rage populaire. La chapelle de Saint Tronc fit, comme bien d'autres lieux de cultes,  les frais de ces soubresauts de l'histoire.

Des jeunes gens exaltés par la ferveur ambiante se réunirent en un cortége païen pour mettre à bas les symboles religieux. Ils se déchaînèrent sur la petite église qu'ils dépouillèrent totalement de ses ornements sacrés, ils démontèrent la cloche qu'ils firent déambuler fièrement jusqu'au village de Saint Loup

 
  D'apres un article d'edgar Costa paru dans la Revue marseille en 1975 
»


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stokofish - #45 - 16 Avril 2009 à 09:48:40
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il y aurait-il 2 "vieilles chapelles", une en haut du mont, une avec entrée rue pierre doize ??
le couvent (ou monastère suivant les textes ) était à proximité de cette antique chapelle, et dans mon texte il parle du couvent de st tronc et de l'antique chapelle du MEME NOM, il distingue peut-être la chapelle ste croix ...
après tout ce n'est que vers 1645 que les habitants demandent autorisation de batir une autre chapelle "plus accessible" (et certainement plus grande , car celle en haut semblait pitchounettte..)

pour cette ferme dont vous parlez j'ai pas charché encore, mais vous parlez de tonnellier sauf erreur, ce qui pourrait expliquer les bassins, dans lesquels on mettait à tremper les planches pour ensuite les cintrer pour les tonneaux ? plausible ?

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Coco - #46 - 16 Avril 2009 à 13:15:08
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Loulou, si tu mets la source, tu peux citer des passages !

Et pour les Timon-David, sur le net, j'ai pas trouvé non plus, c'est encore dans la version papier qu'on trouve le plus, et c'est en fait dans le livre sur les familles nobles de Marseille que j'ai trouvé pour les Timon-David !!!

Mais dans tous les cas, on est drôlement complémentaires en tout cas, parce que j'arrivais pas à situer le couvent, et grâce à Loulou, c'est chose faite !
 

Et pour répondre à Stoko, effectivement, si on regarde les cartes anciennes, notamment celle du chevallier de Soissons qui date du 18ème siècle, il y a bien deux chapelles, une en haut de Sainte Croix (devenu Mont Rouvière) et une au pied...

Enfin, pour les bassins de la ferme, j'ai un doute, car d'une part, les vestiges subsistants semblent moins anciens, et d'autre part, géographiquement, la ferme se situe juste après la sortie du hameau des trois ponts, bien avant le lieu-dit "puits de paul" des tonneliers qui était lui bien plus au fond du vallon, en allant vers Sainte-Croix, perché au sommet ou au flanc dune faille...
Dans le livre numérisé de l'abbé Cayol, il y a une photo qu'il appelle les "gorges du puits de Paul", on voit bien ce que çà a pu donner, mais çà date du premier quart du 19ème siècle, et il ne doit plus rien rester !
 
« Dernière édition: 16 Avril 2009 à 13:20:38 par Coco »

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Loulou la Cigale - #47 - 17 Avril 2009 à 19:37:23
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(...)
En revanche, je me demande si puits, c'est vraiment puits...
 Think
Je m'explique, ceux qui ont fait le cadastre, c'était des parisiens, en quelque sorte,  Wink et ils ont souvent transformé tout en puits, mais au départ, dans la langue d'Oc, c'était puech, ou pié ou tout ce qui dérive de ces deux racines, et cela voulait dire sommet et pas puits ni point d'eau...
Ici, en Provence, on disait Puy comme Puy-Sainte-Réparade, mais c'était pas un puits, mais une colline qu'on dénommait ainsi !
D'autant plus que ce qui me laisse perplexe, c'est que sur les anciennes cartes, il n'est mentionné aucun point d'eau, ni puits, ni source dans le lieudit de Paul, et là, par contre, s'il y en avait eu un, il aurait été marqué, au 19ème, tous les points d'eau étaient répertiorés, même les croupis...
Ils auraient marqué le puits de la même manière qu'ils ont mis la chapelle, donc, je suis presque sure que c'est pas un puits mais un puech, on étudiera de visu si le paysage s'y prête !


J'ai un peu parcouru le livre de l"Abbé Cayol de 1866, voici l'extrait que j'en ai tiré



Selon l'Abbé Cayol, l'appellation "Le Puits de Paul" a donc bien pour origine la présence d'un puits dans le vallon du même nom !!!
Ce vallon doit correspondre au Chemin du Puits de Paul actuel, il doit se prolonger par la faille entre les deux paroies rocheuses (voir la photo que j'ai insérer sur un autre post) pour déboucher en partie haute au "plateau" où se trouve la ruine et les bassins.

Depuis le chemin du Puits de Paul, c'est sûr nous ne pouvons accéder à cette faille.
Faudra voir dans l'autre sens, depuis le plateau  Anxious  ... Franchement je n'ai rien prospecté de ce coté là ... ça promet !! Mr. Green

AVIS aux amateurs de shorts (vous voyez de qui je veux parler Mr. Green )
Je pense qu'il faudra prévoir un pantalon pour limiter les griffures du chêne Quermès, des Argeiras et autres plantes affectueuses de la garrigue 


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Loulou la Cigale - #48 - 27 Avril 2009 à 14:08:09
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Ci-dessous une "impression écran" de la carte de Cassini de la région de Marseille trouvée à cette adresse http://cartocassini.free.fr/cartecassini/124c.htm.
Pour info, des tirages des feuilles de la carte de Cassini peuvent être obtenus depuis le site de la Bibliothèque Nationale de France http://www.bnf.fr - Gallica

Un bref extrait d'Histoire (extrait de wikipédia): La Carte de Cassini, du nom de la famille qui la dressa, fût la première carte géométrique couvrant la totalité du territoire de France.
César-Francois Cassini et son fils Jean-Dominique, qui acheva l’œuvre de son père décédé en 1784, furent les principaux acteurs de ce formidable travail.
Les relevés pour établir les cartes ont été effectués entre 1756 et 1789 et les 181 feuilles composant la carte du royaume de France ont été publiées entre 1756 et 1815.

Tout cela pour dire que la chapelle Ste Croix était bien présente sur le mont Ste Croix entre 1756 et 1789 puisqu’elle apparaît sur la carte publiée en 1779  Dancing .




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Coco - #49 - 28 Avril 2009 à 06:31:24
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Aucun doute, la chapelle était là au 18ème siècle, et j'ai un peu feuilleté le bouquin numérisé de Cayol, la présence des moines de saint Victor est attestée est ancienne, la chapelle peut donc l'être aussi, encore plus ancienne que le 18ème bien sûr !!!

Edité le : 28 Avril 2009 à 06:31:24
J'ai bien étudié l'itinéraire de Marius Chamelin, grâce au plan et aux notes fournies dans le livre, la balade qu'il a faite démontrait pas mal de curiosités sur son trajet, dont deux bastides, je compléterai ce post, quand je connecterai mon disque dur à moi !!! Anxious

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sourire - #50 - 29 Avril 2009 à 16:41:48
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Je vous lis, je vous lis....c'est génial l'aventure que vous nous faîtes vivre

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Loulou la Cigale - #51 - 30 Avril 2009 à 17:53:25
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Hermine ne t'inquiète pas ce n'est pas très long comme marche, on mettra le temps qu'il faut.
Et puis on ne vient pas à cette IRL pour faire une performance de rando mais bien pour marcher sur les traces de nos ancêtres 

Puisque je suis là, et que Sourire apprécie  Mr. Green, j'en profite pour vous proposez deux images :

la première tirée du bouquin de l'abbé Cayol, une vue générale de St Loup avec la Gorge du Puits de Paul en fond




Le seconde, une photo prise cet après midi depuis le Rond Point Florian, on peut y voir la gorge du Puits de Paul  Dancing combien de marseillais passant par là voient cette gorge et combien connaissent son appellation ? ... je passe par là depuis 20 ans sans jamais y avoir prêté attention et grace à toi Coco j'apprends à connaitre un peu l'Histoire de ces quartiers 


Avril 2009 la gorge du Puits de Paul photographiée depuis le Rond Point Florian

 

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Coco - #52 - 30 Avril 2009 à 20:31:23
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Bon, je pense qu'on peut bien vous le dire, maintenant...
 Think
Avec Hermine, on est allée en repérage au puits de Paul, çà n'empêche en rien la randonnée prévue, bien au contraire, on a désormais plus de questions que de réponses...
 Mr. Green
Alors, on a pris au bout du chemin de sainte croix, on est donc au dessus du fameux défilé et de l'étrange faille que tu viens de poster en photo, on tombe directement sur la ruine et les bassins que tu as mis en photo, Loulou... A mon avis, çà correspond bien au lieudit le puits de Paul, car c'est un plateau, on pouvait cultiver, il reste des traces de restanques, on voit de vieux murs qui pouvaient être les anciennes bergeries !
La question reste les bassins, on dirait un petit site industriel, çà a dû être transformé par la suite, mais pour quoi en faire ?

En revanche, le défilé, çà correspond exactement à la photo que tu as faite, Loulou, c'est génial !

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sourire - #53 - 30 Avril 2009 à 21:01:11
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Bon, je pense qu'on peut bien vous le dire, maintenant...
 Think
Avec Hermine, on est allée en repérage au puits de Paul, çà n'empêche en rien la randonnée prévue, bien au contraire, on a désormais plus de questions que de réponses...
 Mr. Green

  c'est trop mignon, ça

En revanche, le défilé, çà correspond exactement à la photo que tu as faite, Loulou, c'est génial !


oui c'est un véritablle voyage que vous nous faîtes faire et en effet Loulou la Cigale, tous les Marseillais sont passés devant un jour ou l'autre, mais combien en connaissaient le nom?

d'ailleurs, j'ai été étonné, par cette petite trouée verte sur la photo? c'est rudement vert ce coin, où n'est-ce qu'un effet de mon imagination?

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Loulou la Cigale - #54 - 01 Mai 2009 à 20:13:16
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d'ailleurs, j'ai été étonné, par cette petite trouée verte sur la photo? c'est rudement vert ce coin, où n'est-ce qu'un effet de mon imagination?


Oui c'est bien vert dans ce coin, bon c'est pas la forêt de Clairefontaine quand même  Mr. Green
Il y a une garrigue bien fourni et puis par endroit quelques touffes d'arbres et dans l'axe de la gorge du Puits de Paul, il y doit effectivement y avoir une touffe d'arbres 
mais il est vrai qu'avec l'hiver et le printemps pluvieux, la végétation est très verte partout dans les collines ... et puis faut voir toutes ces fleurs, c'est magnifique en ce moment  Dancing

Bon, je pense qu'on peut bien vous le dire, maintenant...
 Think
Avec Hermine, on est allée en repérage au puits de Paul, çà n'empêche en rien la randonnée prévue, bien au contraire, on a désormais plus de questions que de réponses...
 Mr. Green
Alors, on a pris au bout du chemin de sainte croix, on est donc au dessus du fameux défilé et de l'étrange faille que tu viens de poster en photo, on tombe directement sur la ruine et les bassins que tu as mis en photo, Loulou... A mon avis, çà correspond bien au lieudit le puits de Paul, car c'est un plateau, on pouvait cultiver, il reste des traces de restanques, on voit de vieux murs qui pouvaient être les anciennes bergeries !
La question reste les bassins, on dirait un petit site industriel, çà a dû être transformé par la suite, mais pour quoi en faire ?

En revanche, le défilé, çà correspond exactement à la photo que tu as faite, Loulou, c'est génial !


je m'en serais douté, je me demandais si tu pourrais attendre jusqu'au 30 mai Coco !! et voilà j'ai ma réponse  Mr. Green
Ce qui est bien c'est que vous y soyez allées depuis le quartier des 3 ponts, nous, nous passerons par l'autre coté, depuis St Tronc ... de cette façon se sera complémentaire.

Etes vous montées au sommet de Ste Croix ?



"Je bois à la Mère Nature, aux collines odorantes, je bois aux cigales, à la pinède, à la brise, aux roches millénaires, je bois à l'azur!" - Marcel Pagnol / Jean de Florette

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Coco - #55 - 03 Mai 2009 à 21:38:02
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Non, non, on est pas monté à Sainte Croix, fallait bien en garder pour le 30 mai Anxious , et puis, on a trouvé que çà montait un peu trop !!! 
« Dernière édition: 03 Mai 2009 à 21:42:19 par Coco »

S'inventer une cause à sa mesure et la défendre hautement... quitte à en mourir mais gaiement !!! (Jean RASPAIL)
hermine - #56 - 04 Mai 2009 à 11:41:13
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Marseillaise.




Je confirme ce qu'a dit Coco : on n'est pas montées. Embarassed

A notre décharge, on est restées longtemps sur et autour du site pour tout explorer.

Mais on n'a pas trouvé d'explication pour les bassins.  

Une prochaine fois peut-être...

"C'est véritablement utile puisque c'est joli."
Saint-Exupéry, Le Petit Prince
Coco - #57 - 27 Mai 2009 à 09:55:24
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J'ai bien étudié l'itinéraire de Marius Chamelin, grâce au plan et aux notes fournies dans le livre, la balade qu'il a faite démontrait pas mal de curiosités sur son trajet, dont deux bastides, je compléterai ce post, quand je connecterai mon disque dur à moi !!! Anxious

Chose promise, chose due, ce fil a déja fait couler pas mal d'encre et on a bien tapé sur nos claviers et fait fonctionner tous les moteurs de recherche inimaginables, mais la balade de Marius Chaumelin recèle des mystères et j'ai fait la liste des sites et lieux qu'il a pu parcourir, pour certains, j'ai des infos, pour d'autres moins, tout reste donc à compléter mais la boucle totale serait à faire car elle semble passionnante, en attendant je vous la soumets ! Anxious

Voici donc ci-dessous les détails à relever au cours de la promenade et pour lesquels malgré quelques belles trouvailles au niveau architectural qui constituent de beaux indices, quelques mystères demeurent !


Tout commence par la Villa de Wulfram Puget :
Cette belle propriété appartenait sous la Révolution au négociant Michel Fourrat, constituée de 4,5 hectares de vigne, blé et oliviers, la bastide importante comportait 39 fenêtres.
La propriété est achetée en 1838 par Wulfran Puget (1787-1866), armateur, négociant et commissionnaire en savon, personnage important de Marseille, également président de la chambre de commerce.
Marius Chaumelin la décrit comme une gracieuse villa avec son chalet élégant, ses charmilles touffues, ses tapis de verdure, ses bouquets de mûriers. Et en effet, Wulfran Puget, dès son arrivée, avait fait développer sur ses terres les plantations d'agrément qui vaudront au domaine le surnom de "Bois Puget".
Il est à noter que Marius Chaumelin a vu au cours de ses promenades, l'ancienne bastide de Fourrat. Car ce n'est qu'en 1858 que sera élevée une nouvelle bastide massive mais avec nettement moins de caractère.
Passées aux Négrel-Racine en 1880, les deux demeures seront rasées un siècle plus tard, le bois lui-même sera saccagé pour faire place au parking d'un centre commercial.
Pour tenter de les situer aujourd'hui, les bastides devaient se trouver dans le petit bois entre le parking d'Auchan, le stade de la germaine et le groupe d'immeubles des Marronniers, malheureusement, aujourd'hui, ne les cherchez pas, exigence de notre société de consommation à outrance, elles ont été détruites aux environs de 1980 pour faire place au gigantesque centre commercial, le bois lui-même ayant été saccagé pour construire le parking dudit centre !

Marius Chaumelin passe ensuite aux abords de la Bastide Massot, il semble qu'il est agréablement conversé avec le propriétaire de l'époque :
C'était autrefois le domaine du magistrat Etienne Lejourdan (1756-1832), député au Conseil des Anciens, membre du Tribunat qui y termine son existence.
Cette propriété de 6,5 hectares dont un quart en pinède, est acquise en 1852 par le rentier lyonnais Francisque Massot, domicilié au 4 rue Fortuné en centre ville (aujourd'hui c'est la rue du docteur Jean Fiolle). Il fait aussitôt bâtir une nouvelle bastide à deux étages et sept travées, dont les trois baies centrales ouvraient sur un balcon soutenu par quatre colonnes ioniques.
Marius Chaumelin en décrit l'extérieur :
un bouquet de grands pins (une pinède en fait) balance ses panaches d'un vert sombre, tout auprès de la jolie bastide à peine sortie des mains de l'architecte, et sous leur ombrage, des bassins d'une eau transparente, peuplés de jolis et d'excellents poissons, se dessinent sur une pelouse semée de marguerites. Un petit chalet, des jets d'eau, une cascade ajoutent à ce charmant séjour, les fleurs les plus variées brillent dans les parterres où l'amateur y admirera une riche collection de roses.
La bastide était le bien à la fin du siècle dernier de la famille Fischer et notamment du Général HP Fischer.
La propriété passe ensuite en 1904 aux soeurs Botello.
Elle sera vendue ensuite au mairaicher A. Cerruti dans les années d'aprés guerre !
Aujourd'hui, toutefois emputée de son domaine, la bastide est toujours visible en bordure de la traverse Chanteperdrix.

Puis ce sera les trois ponts :
Cet aqueduc construit au milieu du 19ème siècle pour faire passer les eaux de la Durance par le canal de Marseille, a donné son nom au quartier. A l'époque de Chaumelin, c'est un petit vallon circulaire et verdoyant grâce au passage du canal. et lui-même décrit ainsi les lieux :
Ces coteaux, naguère désolés, ont dépouillé leurs teintes sèches et poudreuses, une robe de verdure aux plis ondoyants, aux couleurs vives et chatoyantes, les couvre tout entiers, robe sur laquelle de jolies villas sont semées conne des diamants sur un manteau royal...

Marius Chaumelin arrive enfin à notre fameux Puits de Paul, au pied du Mont Rouvière :
Connu sous ce nom dès la révolution, époque où il appartenait aux tonneliers Barbaroux, toujours propriétaires sous le second empire.
Selon l’Abbé Cayol, dans son histoire du quartier de Saint-Loup de 1866, il correspond à un vallon suspendu au flanc de la colline de Sainte-Croix et situé au-delà d’un "défilé curieux à voir" passant entre « deux rochers à pics très élevés ».
Aujourd'hui, on y accède par le chemin de Sainte Croix et on y trouve une ferme ruinée, entourée de nombreux bassins eet de quelques vestiges de terrasses à oliviers.

Il attaque ensuite la Barre de Saint Tronc :
Altitude : 236 mètres

Pour rejoindre après Sainte Croix (aujourd’hui mont Rouvière) :
Altitude : 320 mètres

NB : heureusement qu'il a mentionné les altitudes, du coup, grâce à la topo, on arrive bien à retrouver les sommets en question !

Où il admire sur le sommet les ruines de la chapelle oratoire de Sainte Croix :
De très petite taille, 2 mètres de long sur 1,5 mètres de large pour environ 3 mètres de haut, elle aurait été batie au Moyen Age par des religieuses Cassianites, et aurait été en service jusqu’en 1710 pour des pélerinages, avant que sa vétusté ne la fasse interdire. Grande ouverte à l’ouest pour permettre de suivre la messe en plein air, elle ne présentait plus en 1854 que les vestiges de ses trois murs, en 1910, un seul d’entre eux, et aujourd’hui de simples traces de mortier et des inscriptions au sol à proximité de l’antenne.

Puis il évoque le Mont Saint-Cyr qu'on doit bien apercevoir du haut du Mont Rouvière !

Au retour, il parle de la Baume de la Cigogne :
Mentionnée sous ce nom par Chaumelin, cette grotte semble être en fait la baume  Poudrière, autrefois dite du Mauvais Chien, dont l'abbé Cayol précise qu'elle possède de belles stalactites, mais qu'il est assez difficile d'y descendre car elle est précédée d'un aven en bordure de crête (372 mètres) plongeant d'une quinzaine de mètres. Accessible en trois quarts d'heure à partir du parc des Bruyères, elle présente toujours dans son porche d'entrée, à gauche, une concrétion en forme de tête de cigogne.

Puis il passe devant la Villa Badetty (la gorge Noire) :
Situé dans le vallon de Vesque (et non de l'evêque comme on le voit aujourd'hui écrit sur les cartes topographiques) et encore appelé gorge noire, ce domaine de 40 hectares, tout en pinède, avait été acheté en 1793 aux prud'hommes de Marseille par le faïenciers Michel Eydoux.
Sur le flan nord de sa bastide, en simple rez-de-chaussée, se dressait une haute tourelle, sans doute destinée à la chasse.
Une cinquantaine d'années plus tard, le descendant d'un Grec catholique de Chio Barthélemy Badetty (1778-1842), marchand d'huile de graines, achète le domaine et remplace la bastide par une villa à un étage et mezzanine, avec trois travées sur le pignon et cinq sur chacune des deux façades. Après quelques mutations au début du 20ème siècle et la construction, côté sud, d'une seconde tour carrée avec créneaux et mâchicoulis, la propriété est acquise en 1929 par la compagnie PLM qui y installe une maison de retraite toujours existante aujourd'hui.

Voilà, je me demande comment il a fait pour faire tout cela en un jour, mais il semblerait qu'il ait donc vu tout ce qu'il y avait à voir sur les lieux !
Aujourd'hui, on ne pourrait pas tout retrouver car certains lieux (notamment les bastides) ont disparu et/ou d'autres sont des propriétés privées mais la grotte, les barres et les collines, elles, restent accessibles et pourtant mystérieuses...

Et puis, finalement, quand on balade, je crois que çà reste toujours bien plus amusant de marcher sur des traces et de chercher avec nos yeux d'aujourd'hui à imaginer comment cela a pu être autrefois, non ? Anxious

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hermine - #58 - 27 Mai 2009 à 10:04:21
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Marseillaise.





Et puis, finalement, quand on balade, je crois que çà reste toujours bien plus amusant de marcher sur des traces et de chercher avec nos yeux d'aujourd'hui à imaginer comment cela a pu être autrefois, non ? Anxious


On a les mêmes sources (oui, oui, j'ai fini par recevoir "le" Chaumelin, enfin).
Et je plussoie à 100% avec ta remarque.
 Wink

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Loulou la Cigale - #59 - 27 Mai 2009 à 20:01:43
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Kss Kss Kss Ksssssss !!!


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Oh pétard Coco !!! c'est un sacré historique que tu nous fais là !!! 

Difficile pour moi de suivre le parcour de Chaumelin, notamment quand tu parles de la grotte de la Cigogne - cote 372 m. là on est plus du coté de Sainte Croix, le sommet n'est qu'à 320 m. et puis sur les cartes Ign actuelle il n'y a aucun aven ni aucune grotte mentionné dans le coin 

En revanche sur le bouquin de Randonnées que j'ai récupéré et dont j'ai déjà parlé il y a quelques temps, il est fait mention de profondes grottes sur la face Est du mont Ste Croix, en fait je n'avais pas fait attention à cela sur ce bouquin et je n'ai pas du tout repéré de grottes quand j'ai flané dans les parages... d'un coté c'est pas étonnant, je n'en recherchais pas !!  d'oh! 

Vivement samedi, je suis curieux de savoir ce que l'on va bien pouvoir découvrir  Dancing
T'es en train de faire monter la mayonnaise Coco !!   


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