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Poèmes choisis

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ermione - 22 Septembre 2006 à 21:24:14
Invité


En ce moment, je suis dans mes arbres : leurs lianes, leurs racines, leurs branches.... m'aident peut-être à dénouer Mon noeud Wink

Je vous fais donc partager un extrait de Prévert, "pêché" dans Forêt Magazine.

En argot
les hommes appellent les oreilles des feuilles
c'est dire comme ils sentent que
les arbres connaissent la musique
mais la langue verte des arbres
est un argot bien plus ancien
------------Qui peut savoir ce qu'ils disent
------------lorqu'ils parlent des humains

Les arbres parlent arbre
comme les enfants parlent enfant

Quand un enfant
-------------------de femme et d'homme
adresse la parole à un arbre
-------------------l'arbre répond
-------------------l'enfant l'entend
Plus tard
----------------------------l'enfant parle arboriculture
----------------------avec ses maitres et ses parents
--------------------Il n'entend plus la voix des arbres
-----------------------------------------Il n'entend plus
-----------------------------leur chanson dans le vent
Traces d Huile - #1 - 22 Septembre 2006 à 21:51:45
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En route pour l'aventure...


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C'est une histoire d'ents... :p

Concentres moto à Marseille :
http://www.tracesdhuile.net
ermione - #2 - 22 Septembre 2006 à 22:21:19
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Citation de: "Motard2mars"
C'est une histoire d'ents... :p


c'est koi ? Une expression marseillaise ? lolll   Wink
Coco - #3 - 23 Septembre 2006 à 08:23:49
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Hihi !
C'est pas Marseillais !
Les Ents de Tolkien sont les gardiens de la forêt !
Va voir là :
http://mythes.foret.free.fr/ents.html

Et j'en profite pour relancer le débat en vous rappelant que dans les anciennes croyances celtiques, certains arbres étaient dépositaires de la puissance divine, c'est dire s'ils sont magiques !!!

S'inventer une cause à sa mesure et la défendre hautement... quitte à en mourir mais gaiement !!! (Jean RASPAIL)
Yogi_OM - #4 - 23 Septembre 2006 à 09:51:00
Invité


Citation de: "Motard2mars"
C'est une histoire d'ents... :p

faut pas etre pressé alors :p
ermione - #5 - 23 Septembre 2006 à 11:45:22
Invité


ah génial ! merci pour les infos !
et yep pour lancer un post "fables", mythes, etc etc sur les gardiens de la forêt, l'arbre ou la Nature.....
Madame Vincentméry - #6 - 23 Septembre 2006 à 17:44:44
Collègue qui boulègue
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Moi j'y connais rien sur les ents, les gardiens de la foret et tout ca...
mais ces quelques lignes  qu'ermione nous a ecrites je les ai bien aimé....
Alors pour ma part on pourrait effectivement ouvrir un post fables....
Je vais voir ce que je trouve...
 
Coco - #7 - 23 Septembre 2006 à 21:50:14
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Toujours sur l'arbre et sa présence rassurante !
Tiens, une citation que j'adore et dans laquelle je me reconnais :
J'aime appuyer ma main sur le tronc d'un arbre devant lequel je passe, non pour m'assurer de l'existence de l'arbre (dont je ne doute pas) mais de la mienne.
Christian Bobin

S'inventer une cause à sa mesure et la défendre hautement... quitte à en mourir mais gaiement !!! (Jean RASPAIL)
jesoroupa - #8 - 13 Décembre 2006 à 21:17:26
Tranquille collègue
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Filet d'eau qui coule a la lisière
Du bois de ma vie
A l'orée de mon coeur

Petit ruisseau mouillant mes joues
Avec l'espoir des rêves les flous
La derniere feuille d'automne s'envole

Virevoltante, ca et la...
Se posera t elle....delicatement au fil de l'eau
Ou sombrera t elle dans les flots

L'hiver rude s'annonce
Le blanc manteau m'a deja recouvert
Le froid engourdi mes doigts et mon âme..

Va t il me prendre et me faire decouvrir des rivages lactés
Ou me laisser prendre le chemin delicieux des chaleurs de l'été..

Petit filet d'eau s'amenuise
Petit filet d'eau se tarrit
Petit filet d'eau dans la nuit...

ce n'est pas parce que c'est difficile que nous n'osons pas...c'est parce que nous n'osons pas que c'est difficile
batjeanne - #9 - 13 Décembre 2006 à 22:02:26
Figure du forum
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j'habite au sud mais j'perds pas l'nord ,-)


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En-co-re en-co-re j'aime trop les poèmes surtout quand ça sonne si joliment en-co-re ... et si y a des poëtes qui se sentent inspirés ... allez-y  
Marianne21 - #10 - 13 Décembre 2006 à 22:58:25
Invité


Beau...

J'y reponds par un texte qui n'est pas de moi mais d'une amie d'amie, ecrit lors d'un atelier d'ecriture alors que le sujet etait un titre de film...

"Et au milieu coule une rivière"

Peut-être qu’au milieu de chaque rencontre coule une rivière,
Peut-être que lorsque deux êtres s’aiment, ils sont dans la rivière, une rivière de plaisir !
Peut-être que lorsque deux êtres s’affrontent, ils se noient dans la rivière devenue fleuve de colère et de haine.
Peut-être que lorsqu’un être s’isole du monde au point de ne plus pouvoir communiquer, c’est qu’il laisse la rivière prendre toute la place et qu’elle est devenue comme un mur de séparation ou une mer dangereuse à éviter .
Peut-être qu’au milieu, entre la vie et la mort, coule une rivière, comme un passage, que certains préfèrent éviter, et le passage est brusque.
D’autres, passent leur vie à remonter la rivière pour en trouver la source.
Et au milieu coule une rivière…

Sylvie

Extrait du blog de l'atelier d'ecriture : http://atelyo.canalblog.com/
Shadow - #11 - 29 Mai 2007 à 18:47:17
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La mort du Loup.

Les nuages couraient sur la lune enflammée
Comme sur l'incendie on voit fuir la fumée,
Et les bois étaient noirs jusques à l'horizon.
Nous marchions sans parler, dans l'humide gazon,
Dans la bruyère épaisse et dans les hautes brandes,
Lorsque, sous des sapins pareils à ceux des Landes,
Nous avons aperçus les grands ongles marqués
Par les loups voyageurs que nous avions traqués.
Nous avons écouté, retenant notre haleine
Et le pas suspendu. -- Ni le bois, ni la plaine
Ne poussait un soupir dans les airs ; Seulement
La girouette en deuil criait au firmament ;
Car le vent élevé bien au dessus des terres,
N'effleurait de ses pieds que les tours solitaires,
Et les chênes d'en bas, contre les rocs penchés,
Sur leurs coudes semblaient endormis et couchés.
Rien ne bruissait donc, lorsque baissant la tête,
Le plus vieux des chasseurs qui s'étaient mis en quête
A regardé le sable en s'y couchant ; Bientôt,
Lui que jamais ici on ne vit en défaut,
A déclaré tout bas que ces marques récentes
Annonçait la démarche et les griffes puissantes
De deux grands loups-cerviers et de deux louveteaux.
Nous avons tous alors préparé nos couteaux,
Et, cachant nos fusils et leurs lueurs trop blanches,
Nous allions pas à pas en écartant les branches.
Trois s'arrêtent, et moi, cherchant ce qu'ils voyaient,
J'aperçois tout à coup deux yeux qui flamboyaient,
Et je vois aux delà quatre formes légères
Qui dansaient sous la lune au milieu des bruyères,
Comme font chaque jour, à grand bruit sous nos yeux,
Quand le maître revient, les lévriers joyeux.
Leur forme était semblable et semblable la danse ;
Mais les enfants du loup se jouaient en silence,
Sachant bien qu'à deux pas, ne dormant qu'à demi,
Se couche dans ses murs l'homme, leur ennemi.
Le père était debout, et plus loin, contre un arbre,
Sa louve reposait comme celle de marbre
Qu'adorait les romains, et dont les flancs velus
Couvaient les demi-dieux Remus et Romulus.
Le Loup vient et s'assied, les deux jambes dressées,
Par leurs ongles crochus dans le sable enfoncées.
Il s'est jugé perdu, puisqu'il était surpris,
Sa retraite coupée et tous ses chemins pris,
Alors il a saisi, dans sa gueule brûlante,
Du chien le plus hardi la gorge pantelante,
Et n'a pas desserré ses mâchoires de fer,
Malgré nos coups de feu, qui traversaient sa chair,
Et nos couteaux aigus qui, comme des tenailles,
Se croisaient en plongeant dans ses larges entrailles,
Jusqu'au dernier moment où le chien étranglé,
Mort longtemps avant lui, sous ses pieds a roulé.
Le Loup le quitte alors et puis il nous regarde.
Les couteaux lui restaient au flanc jusqu'à la garde,
Le clouaient au gazon tout baigné dans son sang ;
Nos fusils l'entouraient en sinistre croissant.
Il nous regarde encore, ensuite il se recouche,
Tout en léchant le sang répandu sur sa bouche,
Et, sans daigner savoir comment il a péri,
Refermant ses grands yeux, meurt sans jeter un cri.

J'ai reposé mon front sur mon fusil sans poudre,
Me prenant à penser, et n'ai pu me résoudre
À poursuivre sa Louve et ses fils qui, tous trois,
Avaient voulu l'attendre, et, comme je le crois,
Sans ses deux louveteaux, la belle et sombre veuve
Ne l'eut pas laissé seul subir la grande épreuve ;
Mais son devoir était de les sauver, afin
De pouvoir leur apprendre à bien souffrir la faim,
A ne jamais entrer dans le pacte des villes,
Que l'homme a fait avec les animaux serviles
Qui chassent devant lui, pour avoir le coucher,
Les premiers possesseurs du bois et du rocher.

Hélas! Ai-je pensé, malgré ce grand nom d'Hommes,
Que j'ai honte de nous, débiles que nous sommes !
Comment on doit quitter la vie et tous ses maux,
C'est vous qui le savez sublimes animaux.
A voir ce que l'on fut sur terre et ce qu'on laisse,
Seul le silence est grand ; tout le reste est faiblesse.
--Ah ! Je t'ai bien compris, sauvage voyageur,
Et ton dernier regard m'est allé jusqu'au cœur.
Il disait : " Si tu peux, fais que ton âme arrive,
A force de rester studieuse et pensive,
Jusqu'à ce haut degré de stoïque fierté
Où, naissant dans les bois, j'ai tout d'abord monté.
Gémir, pleurer prier est également lâche.
Fais énergiquement ta longue et lourde tâche
Dans la voie où le sort a voulu t'appeler,
Puis, après, comme moi, souffre et meurs sans parler."


Alfred de Vigny.

"Dans un grain de sable voir un monde.
Et dans chaque fleur des champs le Paradis,
Faire tenir l'infini dans la paume de la main.
Et l'Éternité dans une heure."
William Blake.

Marianne21 - #12 - 29 Mai 2007 à 18:58:28
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pour moi qui aime les loups souvent plus facilement que les hommes, c'est un creve-coeur que ces chasses egotiques et inutiles...
Shadow - #13 - 29 Mai 2007 à 19:20:20
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Ce poème, je le comprends.

Le Loup le quitte alors et puis il nous regarde. (La mort)

Les couteaux lui restaient au flanc jusqu'à la garde,
Le clouaient au gazon tout baigné dans son sang ;
Nos fusils l'entouraient en sinistre croissant.
Il nous regarde encore, ensuite il se recouche, (Donne)

Et, sans daigner savoir comment il a péri, (Confiance)

Refermant ses grands yeux, meurt sans jeter un cri. (Humble)

Comment on doit quitter la vie et tous ses maux,

A voir ce que l'on fut sur terre et ce qu'on laisse,
Seul le silence est grand ; tout le reste est faiblesse.

"Fais énergiquement ta longue et lourde tâche
Dans la voie où le sort a voulu t'appeler,
Puis, après, comme moi, souffre et meurs sans parler."

"Dans un grain de sable voir un monde.
Et dans chaque fleur des champs le Paradis,
Faire tenir l'infini dans la paume de la main.
Et l'Éternité dans une heure."
William Blake.

Marianne21 - #14 - 29 Mai 2007 à 19:24:27
Invité


je le comprends aussi....
et j'ajoute dignité..

mais j'aime trop les loups pour aimer qu'on les tue par betise et orgueil, c ce que je voulais dire en fait
Shadow - #15 - 29 Mai 2007 à 19:33:01
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"Dans un grain de sable voir un monde.
Et dans chaque fleur des champs le Paradis,
Faire tenir l'infini dans la paume de la main.
Et l'Éternité dans une heure."
William Blake.

faga - #16 - 29 Mai 2007 à 21:54:14
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Soyez heureux !




Snif !  Sad

La vie est belle. Profitez-en !
Coco - #17 - 29 Mai 2007 à 22:01:43
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Hum... Je suis assez impressionnée par les loups, c'est à cause de leur regard, comment vous dire, leurs yeux, ils nous transpercent, on dirait qu'ils lisent dans notre ame, c'est vraiment très étrange...
Du coup, c'est un des animaux que je respecte le plus, et c'est peu dire car je les respectent tous, chacun ayant leur propre valeur à mes yeux, mais le loup, çà reste exceptionnel depuis la seule fois où j'ai croisé un de leur regard, je suis restée comme hypnoptisée... Je suis pas prête de l'oublier cette aventure !

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nothernrose - #18 - 29 Mai 2007 à 22:17:38
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je veux un loup      ayé ! ca sert a rien , mais il ira trés bien avec la chèvre naine de salon dont je rêve 
Shadow - #19 - 30 Mai 2007 à 00:26:26
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Tu m’as fait sourire nothernrose. Smile

Je suis chèvre dans l’astrologie chinoise Wink  mais pas naine.
« Dernière édition: 30 Mai 2007 à 00:28:00 par Shadow »

"Dans un grain de sable voir un monde.
Et dans chaque fleur des champs le Paradis,
Faire tenir l'infini dans la paume de la main.
Et l'Éternité dans une heure."
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