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Le coin des artistes : photos et créations


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Poèmes choisis

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Charito - #100 - 25 Novembre 2007 à 12:21:55
Forumeu(r)/(se) aïolisé
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Il faut reprendre le cours de votre vie.
Ne pas être triste
Le fil ne sera jamais coupé
 
J'ai pris une route différente
Je ne suis pas loin, juste à côté
Je fais partie de vos pensées.
fanette - #101 - 25 Novembre 2007 à 14:01:17
Invité


Il faut reprendre le cours de votre vie.
Ne pas être triste
Le fil ne sera jamais coupé
 
J'ai pris une route différente
Je ne suis pas loin, juste à côté
Je fais partie de vos pensées.

C'est beau Charito !

Sa route sera parallèle à la notre ! Comme la route de ma soeur est parallèle à la mienne depuis des années ! Elle me parle, m'engueule parfois, me bouscule, me rassure !
Patrick sera là, aussi, à nous encourager, s'inquiéter pour l'un ou pour l'autre, se révolter contre une injustice, nous sourire !!

Mon Dieu que c'est dur quand même !



coeur51 - #102 - 25 Novembre 2007 à 14:16:02
Collègue qui boulègue
****
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"Lorsque tu seras vieux... Rosemonde Gérard "



Lorsque tu seras vieux et que je serai vieille,
Lorsque mes cheveux blonds seront des cheveux blancs,
Au mois de mai, dans le jardin qui s'ensoleille,
Nous irons réchauffer nos vieux membres tremblants.
Comme le renouveau mettra nos coeurs en fête,
Nous nous croirons encore de jeunes amoureux,
Et je te sourirai tout en branlant la tête,
Et nous ferons un couple adorable de vieux.

Nous nous regarderons, assis sous notre treille,
Avec de petits yeux attendris et brillants,
Lorsque tu seras vieux et que je serai vieille,
Lorsque mes cheveux blonds seront des cheveux blancs.

Sur le banc familier, tout verdâtre de mousse,
Sur le banc d'autrefois nous reviendrons causer;
Nous aurons une joie attendrie et très douce,
La phrase finissant souvent par un baiser.

Combien de fois jadis j'ai pu dire : Je t'aime!
Alors, avec grand soin, nous le recompterons.
Nous nous ressouviendrons de mille choses, même
De petits riens exquis dont nous radoterons.

Un rayon descendra, d'une caresse douce,
Parmi nos cheveux blancs, tout rose, se poser,
Quand, sur notre vieux banc tout verdâtre de mousse,
Sur le banc d'autrefois nous reviendrons causer.

Et, comme chaque jour je t'aime davantage,
Aujourd'hui plus qu'hier et bien moins que demain
Qu'importeront alors les rides du visage,
Si les mêmes rosiers parfument le chemin?

Songe à tous les printemps qui dans nos coeurs s'entassent
Mes souvenirs à moi seront aussi les tiens.
Ces communs souvenirs toujours plus nous enlacent
Et sans cesse entre nous tissent d'autres liens;

C'est vrai, nous serons vieux, très vieux, faiblis par l'âge,
Mais plus fort chaque jour je serrerai ta main,
Car, vois-tu, chaque jour je t'aime davantage
Aujourd'hui plus qu'hier et bien moins que demain!

En ce cher amour qui passe comme un rêve
Je veux tout conserver dans le fond de mon coeur,
Retenir, s'il se peut, l'impression trop brève,
Pour le ressavourer plus tard avec lenteur.
J'enfouis tout ce qui vient de lui comme un avare
Thésaurisant avec ardeur pour mes vieux jours.

Je serais riche alors d'une richesse rare,
J'aurais gardé tout l'or de mes jeunes amours,
Ainsi de ce passé de bonheur qui s'achève
Ma mémoire parfois me rendra la douceur;
Car de ce cher amour qui passe comme un rêve
J'aurais tout conservé dans le fond de mon coeur.

Lorsque tu seras vieux et que je serai vieille,
Lorsque mes cheveux blonds seront des cheveux blancs,
Au mois de mai, dans le jardin qui s'ensoleille,
Nous irons réchauffer nos vieux membres tremblants.

Comme le renouveau mettra nos coeurs en fête,
Nous nous croirons encore aux jours heureux d'antan,
Et je te sourirai tout en branlant la tête,
Et tu me parleras d'amour en chevrotant.

Nous nous regarderons, assis sous notre treille,
Avec des yeux remplis des pleurs de nos vingt ans...
Lorsque tu seras vieux et que je serai vieille, Lorsque mes cheveux blonds seront des cheveux blancs!

(Poème récité à mes parents pour leur 40 ans de mariage, j'adore ce poème, voilà pour moi le sens de l'amour qui a un certain âge n'est plus charnel mais mille fois plus pur.
Pour tout ceux qui arriveront à ce résultat à la force de leur amour . L'amour qui résite à toutes les tempètes...)

"Un homme qui sait se rendre heureux avec une simple illusion est infiniment plus malin que celui qui se désespère avec la réalité."            

Alphonse Allais
Charito - #103 - 25 Novembre 2007 à 14:45:23
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Sa route sera parallèle à la notre ! Comme la route de ma soeur est parallèle à la mienne depuis des années ! Elle me parle, m'engueule parfois, me bouscule, me rassure !

Patrick sera là, aussi, à nous encourager, s'inquiéter pour l'un ou pour l'autre, se révolter contre une injustice, nous sourire !!

Mon Dieu que c'est dur quand même !



Oui Fanette moi c'est maman qui m'accompagne ainsi .. mais c'est dur, oui c'est dur parfois .. on oublie pas, on ne s'habitue pas.
sabalix - #104 - 25 Novembre 2007 à 14:49:08
Invité


L'automne
Salut ! bois couronnés d'un reste de verdure !
Feuillages jaunissants sur les gazons épars !
Salut, derniers beaux jours ! Le deuil de la nature
Convient à la douleur et plaît à mes regards !
Je suis d'un pas rêveur le sentier solitaire,
J'aime à revoir encor, pour la dernière fois,
Ce soleil pâlissant, dont la faible lumière
Perce à peine à mes pieds l'obscurité des bois !

Oui, dans ces jours d'automne où la nature expire,
A ses regards voilés, je trouve plus d'attraits,
C'est l'adieu d'un ami, c'est le dernier sourire
Des lèvres que la mort va fermer pour jamais !

Ainsi, prêt à quitter l'horizon de la vie,
Pleurant de mes longs jours l'espoir évanoui,
Je me retourne encore, et d'un regard d'envie
Je contemple ses biens dont je n'ai pas joui !

Terre, soleil, vallons, belle et douce nature,
Je vous dois une larme aux bords de mon tombeau ;
L'air est si parfumé ! la lumière est si pure !
Aux regards d'un mourant le soleil est si beau !

Je voudrais maintenant vider jusqu'à la lie
Ce calice mêlé de nectar et de fiel !
Au fond de cette coupe où je buvais la vie,
Peut-être restait-il une goutte de miel ?

Peut-être l'avenir me gardait-il encore
Un retour de bonheur dont l'espoir est perdu ?
Peut-être dans la foule, une âme que j'ignore
Aurait compris mon âme, et m'aurait répondu ? ...

La fleur tombe en livrant ses parfums au zéphire ;
A la vie, au soleil, ce sont là ses adieux ;
Moi, je meurs; et mon âme, au moment qu'elle expire,
S'exhale comme un son triste et mélodieux.

Alphonse de Lamartine (1790 - 1869)


Souvenir du BAC de français ...
Marseye - #105 - 25 Novembre 2007 à 15:53:08
Longo mai !
*****
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Marseye grrr by Nikon


WWW

Je suis debout au bord de la plage
Un voilier passe dans la brise du matin
et part vers l'océan
Il est la beauté de la vie.
Je le regarde jusqu'à ce qu'il disparaisse à l' horizon.
Quelqu'un à coté dit : "il est parti"
Parti vers où?
Parti de mon regard c'est tout.
Son mat est toujours aussi haut
Sa coque a toujours la force de porter sa charge humaine.
Sa disparition totale de ma vue est en moi,
pas en lui.
Et au moment où quelqu'un auprès de moi dit :
"Il est parti"
il y en a d'autres qui le voyant poindre à l' horizon
et venir vers eux, s'exclament avec joie :
"Le voilà"

C'est cela la mort

William Blake

zeus - #106 - 25 Novembre 2007 à 18:43:20
Marius/Fanny du Forum
***
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Ici et Maintenant j'ai des Choses à te Dire




Quand on n'a que l'amour

    Quand on n'a que l'amour
    A s'offrir en partage
    Au jour du grand voyage
    Qu'est notre grand amour
    Quand on n'a que l'amour
    Mon amour toi et moi
    Pour qu'éclatent de joie
    Chaque heure et chaque jour
    Quand on n'a que l'amour
    Pour vivre nos promesses
    Sans nulle autre richesse
    Que d'y croire toujours
    Quand on n'a que l'amour
    Pour meubler de merveilles
    Et couvrir de soleil
    La laideur des faubourgs
    Quand on n'a que l'amour
    Pour unique raison
    Pour unique chanson
    Et unique secours
    Quand on n'a que l'amour
    Pour habiller matin
    Pauvres et malandrins
    De manteaux de velours
    Quand on n'a que l'amour
    A offrir en prière
    Pour les maux de la terre
    En simple troubadour
    Quand on n'a que l'amour
    A offrir à ceux-là
    Dont l'unique combat
    Est de chercher le jour
    Quand on n'a que l'amour
    Pour tracer un chemin
    Et forcer le destin
    A chaque carrefour
    Quand on n'a que l'amour
    Pour parler aux canons
    Et rien qu'une chanson
    Pour convaincre un tambour
    Alors sans avoir rien
    Que la force d'aimer
    Nous aurons dans nos mains
    Amis le monde entier.

        Jacques Brel

Un Seul Être vous Manque et Tout est Dépeuplé
Crinoline - #107 - 02 Décembre 2007 à 14:54:48
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Tous ces textes sont magnifiques ont forcément un écho en chacun de nous.

Merci à vous de participer.

"Dimmi quanti tu mi tèni e micca quanti tu mi vèni."

(dis-moi le degré de ton affection et non celui de notre parenté)
vanillablue - #108 - 02 Décembre 2007 à 15:45:03
Invité


si je dis baudelaire c'est pas original hein  Think
Charito - #109 - 02 Décembre 2007 à 17:58:03
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Les conquérants

Comme un vol de gerfauts hors du charnier natal,
Fatigués de porter leurs misères hautaines,
De Palos de Moguer, routiers et capitaines
Partaient, ivres d'un rêve héroïque et brutal.

Ils allaient conquérir le fabuleux métal
Que Cipango mûrit dans ses mines lointaines,
Et les vents alizés inclinaient leurs antennes
Aux bords mystérieux du monde occidental.

Chaque soir, espérant des lendemains épiques,
L'azur phosphorescent de la mer des Tropiques
Enchantait leur sommeil d'un mirage doré;

Ou, penchés à l'avant de blanches caravelles,
Ils regardaient monter en un ciel ignoré
Du fond de l'Ocean des étoiles nouvelles.


José-María de Heredia



vanillablue - #110 - 02 Décembre 2007 à 22:36:12
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Arbolé, arbolé,
seco y verdí.

La niña del bello rostro
está cogiendo aceituna.
El viento, galán de torres,
la prende por la cintura.
Pasaron cuatro jinetes
sobre jacas andaluzas,
con trajes de azul y verde,
con largas capas oscuras.
"Vente a Córdoba, muchacha."
La niña no los escucha.
Pasaron tres torerillos
delgaditos de cintura,
con trajes color naranja
y espadas de plata antigua.
"Vente a Córdoba, muchacha."
La niña no los escucha.
Cuando la tarde se puso
morada, con lux difusa,
pasó un joven que llevaba
rosas y mirtos de luna.
"Vente a Granada, muchacha."
Y la niña no lo escucha.
La niña del bello rostro
sigue cogiendo aceituna,
con el brazo gris del viento
ceñido por la cintura.
Arbolé, arbolé.
Seco y verdé.


FEDERICO GARCIA LORCA !
Juliette - #111 - 02 Décembre 2007 à 23:09:36
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(g)rêve général(e)




Demain, dès l'aube, à l'heure où blanchit la campagne,
Je partirai. Vois-tu, je sais que tu m'attends.
J'irai par la forêt, j'irai par la montagne.
Je ne puis demeurer loin de toi plus longtemps.

Je marcherai les yeux fixés sur mes pensées,
Sans rien voir au dehors, sans entendre aucun bruit,
Seul, inconnu, le dos courbé, les mains croisées,
Triste, et le jour pour moi sera comme la nuit.

Je ne regarderai ni l'or du soir qui tombe,
Ni les voiles au loin descendant vers Harfleur,
Et quand j'arriverai, je mettrai sur ta tombe
Un bouquet de houx vert et de bruyère en fleur.

Victor Hugo



C'est un poème que j'ai adoré étudier, et que j'adore faire découvrir aux élèves ... Et quand ils le récitent il m'arrive d'avoir les larmes aux yeux ... 
Crinoline - #112 - 03 Décembre 2007 à 11:11:37
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Le Dormeur du val,

Rimbaud


C'est un trou de verdure où chante une rivière
Accrochant follement aux herbes des haillons
D'argent; où le soleil, de la montagne fière,
Luit: c'est un petit val qui mousse de rayons.


Un soldat jeune, bouche ouverte, tête nue,
Et la nuque baignant dans le frais cresson bleu,
Dort; il est étendu dans l'herbe, sous la nue,
Pâle dans son lit vert où la lumière pleut.


Les pieds dans les glaïeuls, il dort. Souriant comme
Sourirait un enfant malade, il fait un somme:
Nature, berce-le chaudement: il a froid.


Les parfums ne font pas frissonner sa narine;
Il dort dans le soleil, la main sur sa poitrine
Tranquille. Il a deux trous rouges au côté droit.



Octobre 1870.

"Dimmi quanti tu mi tèni e micca quanti tu mi vèni."

(dis-moi le degré de ton affection et non celui de notre parenté)
Charito - #113 - 03 Décembre 2007 à 11:27:57
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Le Dormeur du Val, Demain dès l'Aube je les connais par    - j'ai appris aussi celle-ci qui m'avait marqué :  ( le "je suis né fatigué" m'avait beaucoup choqué mais le reste exprime bien la différence de vision de la vie )


Prière d'un petit enfant Nègre

Seigneur je suis très fatigué.
Je suis né fatigué.
Et j'ai beaucoup marché depuis le chant du coq
Et le morne est bien haut qui mène à leur école,

Seigneur, je ne veux plus aller à leur école,
Faites, je vous en prie, que je n'y aille plus.

Je veux suivre mon père dans les ravines fraîches
Quand la nuit flotte encore dans le mystère des bois
Où glissent les esprits que l'aube vient chasser.

Je veux aller pieds nus par les rouges sentiers
Que cuisent les flammes de midi,
Je veux dormir ma sieste au pied des lourds manguiers,
Je veux me réveiller
Lorsque là-bas mugit la sirène des blancs
Et que l'Usine
Sur l'océan des cannes
Comme un bateau ancré
Vomit dans la campagne son équipage nègre...

Seigneur, je ne veux plus aller à leur école,
Faites, je vous en prie, que je n'y aille plus.

Ils racontent qu'il faut qu'un petit nègre y aille
Pour qu'il devienne pareil
Aux messieurs de la ville
Aux messieurs comme il faut.
Mais moi je ne veux pas
Devenir, comme ils disent,
Un monsieur de la ville,
Un monsieur comme il faut.

Je préfère flâner le long des sucreries
Où sont les sacs repus
Que gonfle un sucre brun autant que ma peau brune.

Je préfère vers l'heure où la lune amoureuse
Parle bas à l'oreille des cocotiers penchés
Ecouter ce que dit dans la nuit
La voix cassée d'un vieux qui raconte en fumant
Les histoires de Zamba et de compère Lapin
Et bien d'autres choses encore
Qui ne sont pas dans les livres.

Les nègres, vous le savez, n'ont que trop travaillé.
Pourquoi faut-il de plus apprendre dans des livres
Qui nous parlent de choses qui ne sont point d'ici?

Et puis elle est vraiment trop triste leur école,
Triste comme
Ces messieurs de la ville,
Ces messieurs comme il faut
Qui ne savent plus danser le soir au clair de lune
Qui ne savent plus marcher sur la chair de leurs pieds
Qui ne savent plus conter les contes aux veillées.
Seigneur, je ne veux plus aller à leur école.

--Guy Tirolien,
*celine* - #114 - 03 Décembre 2007 à 11:33:56
Invité


charito 

ce texte je n'avais pas eu à l'apprendre par coeur mais une institutrice nous l'avait fait lire quand j'étais petite... A la lecture de la 1ère phrase, je m'en suis souvenue ! Merci beaucoup !
Charito - #115 - 03 Décembre 2007 à 11:41:15
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Arbolé, arbolé,
seco y verdí.

La niña del bello rostro              La fille au beau visage
está cogiendo aceituna.             cueille des olives
El viento, galán de torres,         le vent galant des tours
la prende por la cintura.            la prend par la ceinture
Pasaron cuatro jinetes              quatre jeunes sont passés
sobre jacas andaluzas,             montés sur des mules andalouses
con trajes de azul y verde,       en habits bleu et vert
con largas capas oscuras.         et de larges capes obscures
"Vente a Córdoba, muchacha."  "vient à Cordoue jeune fille "
La niña no los escucha.             la fille ne les écoute pas
Pasaron tres torerillos               trois toreros sont passés
delgaditos de cintura,                à la taille très mince
con trajes color naranja             vêtus de costumes oranges
y espadas de plata antigua.        et épées d'argent ancien
"Vente a Córdoba, muchacha."   "vient à Cordoue jeune fille"
La niña no los escucha.               la fille ne les écoute pas.
Cuando la tarde se puso             lorsque le soir tombe
morada, con lux difusa,              mauve et de couleur diffuse
pasó un joven que llevaba          passe un jeune homme portant
rosas y mirtos de luna.               des fleurs et des myrtes de lune
"Vente a Granada, muchacha."    "Viens à Grenade jeune fille"
Y la niña no lo escucha.               Et la fille ne l'écoute pas.
La niña del bello rostro                La fille au joli visage
sigue cogiendo aceituna,             continue à cueillir ses olives
con el brazo gris del viento         avec le bras gris du vent
ceñido por la cintura.                 qui lui entoure la ceinture.
Arbolé, arbolé.                          Arbre, Arbre
Seco y verdé.                           Sec et vert


FEDERICO GARCIA LORCA !

Tentative de traduction  Wink
Traces d Huile - #116 - 03 Décembre 2007 à 11:43:37
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En route pour l'aventure...


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Vous Revoir, Marc Levy...
Voici un extrait qui m'a pris aux tripes...


Citation
Je t'ai cherchée partout, même ailleurs. Je t'ai trouvée, où que je sois, je m'endors dans tes regards. Ta chair était ma chair. De nos moitiés, nous avons inventé des promesses ; ensemble nous étions nos demains. Je sais désormais que nos rêves les plus fous s'écrivent à l'encre du cœur. J'ai vécu là où les souvenirs se forment à deux, à l'abri des regards, dans le secret d'une seule confidence où tu règnes encore.

Tu m'as donné ce que je ne soupçonnais pas, un temps où chaque seconde de toi comptera dans ma vie bien plus que toute autre seconde. J'étais de tous les villages, tu as inventé un monde. Te souviendras tu un jour ? Je t ai aimée comme je n'imaginais pas que se soit possible. Tu es entrée dans ma vie comme on entre en été.

Je ne ressens aucune colère ni regrets. Les moments que tu m'as donnés portent un nom l Emerveillement. Ils le portent encore, ils sont fait de ton éternité. Même sans toi, je ne serai plus jamais seul, puisque tu existes quelque part.


A Toi, qui a su refaire battre mon coeur pendant quelques semaines... C'est toujours mieux que rien... Grâce à toi j'ai Aimé. Merci...

Concentres moto à Marseille :
http://www.tracesdhuile.net
cocobarnabite - #117 - 03 Décembre 2007 à 11:54:39
Invité


"Sensation" de Rimbaud

Par les soirs bleus d'été, j'irai dans les sentiers,
Picoté par les blés, fouler l'herbe menue:
Rêveur, j'en sentirai la fraîcheur à mes pieds.
Je laisserai le vent baigner ma tête nue.

Je ne parlerai pas, je ne penserai rien:
Mais l'amour infini me montera dans l'âme,
Et j'irai loin, bien loin, comme un bohémien,
Par la Nature, - heureux comme avec une femme.

  J'ai toujours aimé ce poème, je l'avais appris à l'école. Les mots me parlaient déjà ...
Y'a une douceur dans les mots qui fait beaucoup de bien ...
C'est une ôde à l'amour qui se dégage de moments simples ....
Et puis quand je le lis, je ressens comme un souffle de liberté, leger, bienfaisant ....
J'adore Rimbaud .... C'est d'un commun !! Mr. Green

PS : très beau ce texte TDH ....

 
Charito - #118 - 04 Décembre 2007 à 16:45:01
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Le Cancre de Jacques Prévert

Il dit non avec la tête
mais il dit oui avec le coeur
il dit oui à ce qu'il aime
il dit non au professeur
il est debout
on le questionne
et tous les problèmes sont posés
soudain le fou rire le prend
et il efface tout
les chiffres et les mots
les dates et les noms
les phrases et les pièges
et malgré les menaces du maître
sous les huées des enfants prodiges
avec les craies de toutes les couleurs
sur le tableau noir du malheur
il dessine le visage du bonheur.

ermione - #119 - 04 Décembre 2007 à 16:49:06
Invité


Comme ça, à brûle pourpoint (donc c'est vraiment spontanément et sans réfléchir  Mr. Green ), tous les textes de Boris Vian ou Vernon Sulivan (plus sûr de l'orthographe) lus à l'âge de 14 ans
Les correspondances amoureuses de George Sand avec ses amants, sous forme de poémes.
Grosse passion pour Sand, mais déformation de naissance puisque ma maman m'a donnée son prénom (en 2ème) pour hommage 

Pour le reste.....faut que je refléchisse  Mr. Green , c'est donc que je les aimés mais qu'ils m'ont pas marquée  Laughing
Si : Le Lac, de Lamartine je crois (mais je suis pas sûre).....qui m'avait marquée en 1ère au lycée.
J'avais du faire un commentaire de texte dessus, et j'avais eu 18  Dancing
« Dernière édition: 04 Décembre 2007 à 16:53:38 par Ermione »
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