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Poèmes choisis

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Traces d Huile - #120 - 04 Décembre 2007 à 17:02:08
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PS : très beau ce texte TDH ....

Merci...  Neutral

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Rillette - #121 - 05 Décembre 2007 à 00:45:50
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J'ai envie de te dire que j'ai envie d'être avec toi,
et que quand je n'y suis pas,
je suis malheureuse, tu me manques.
J'ai envie de te dire que quand je te regarde,
quelque chose s'adoucit en moi et je veux te serrer contre moi.
J'ai envie de te dire "ya pihi irakema", j'ai été contaminé par ton être comme le disent les indiens Yanomani.
J'ai envie de te dire que quelque chose de toi est entré en moi et y vit.
Parce que je te vois la nuit dans mes rêves, parce que je sens ta présence, même quand tu n'es pas là.
J'ai envie de te dire que je t'm, tout simplement.

Pour toi.
Mais encore une fois tu ne veux pas de moi, alors n'ayant pas la vertu des femmes de marins, je reprendrai ma route en me disant "quand reviendras tu ?" et n'oublie pas : tout le temps qui passe ne se rattrape guère, que tout le temps perdu, ne se rattrape plus.

Une grande gigue super désabusée.
Charito - #122 - 05 Décembre 2007 à 08:31:21
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Verlaine

Le ciel est, par-dessus le toit,
          Si bleu, si calme !
Un arbre, par-dessus le toit,
          Berce sa palme.

La cloche, dans le ciel qu'on voit,
          Doucement tinte.
Un oiseau sur l'arbre qu'on voit
          Chante sa plainte.

Mon Dieu, mon Dieu, la vie est là,
          Simple et tranquille.
Cette paisible rumeur-là
          Vient de la ville.

- Qu'as-tu fait, ô toi que voilà
          Pleurant sans cesse,
Dis, qu'as-tu fait, toi que voilà,
          De ta jeunesse ?
Crinoline - #123 - 05 Décembre 2007 à 22:56:03
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Vous Revoir, Marc Levy...
Voici un extrait qui m'a pris aux tripes...


Citation
Je t'ai cherchée partout, même ailleurs. Je t'ai trouvée, où que je sois, je m'endors dans tes regards. Ta chair était ma chair. De nos moitiés, nous avons inventé des promesses ; ensemble nous étions nos demains. Je sais désormais que nos rêves les plus fous s'écrivent à l'encre du cœur. J'ai vécu là où les souvenirs se forment à deux, à l'abri des regards, dans le secret d'une seule confidence où tu règnes encore.

Tu m'as donné ce que je ne soupçonnais pas, un temps où chaque seconde de toi comptera dans ma vie bien plus que toute autre seconde. J'étais de tous les villages, tu as inventé un monde. Te souviendras tu un jour ? Je t ai aimée comme je n'imaginais pas que se soit possible. Tu es entrée dans ma vie comme on entre en été.

Je ne ressens aucune colère ni regrets. Les moments que tu m'as donnés portent un nom l Emerveillement. Ils le portent encore, ils sont fait de ton éternité. Même sans toi, je ne serai plus jamais seul, puisque tu existes quelque part.


A Toi, qui a su refaire battre mon coeur pendant quelques semaines... C'est toujours mieux que rien... Grâce à toi j'ai Aimé. Merci...




"Dimmi quanti tu mi tèni e micca quanti tu mi vèni."

(dis-moi le degré de ton affection et non celui de notre parenté)
vanillablue - #124 - 05 Décembre 2007 à 23:59:02
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Je ne sais plus, je ne veux plus
Je ne sais plus d'où naissait ma colère ;
Il a parlé... ses torts sont disparus ;
Ses yeux priaient, sa bouche voulait plaire :
Où fuyais-tu, ma timide colère ?
Je ne sais plus.

Je ne veux plus regarder ce que j'aime ;
Dès qu'il sourit tous mes pleurs sont perdus ;
En vain, par force ou par douceur suprême,
L'amour et lui veulent encor que j'aime ;
Je ne veux plus.

Je ne sais plus le fuir en son absence,
Tous mes serments alors sont superflus.
Sans me trahir, j'ai bravé sa présence ;
Mais sans mourir supporter son absence,
Je ne sais plus !

Marceline DESBORDES-VALMORE (1786-1859) 

réponse :

Soupir
Ne jamais la voir ni l'entendre,
Ne jamais tout haut la nommer,
Mais, fidèle, toujours l'attendre,
Toujours l'aimer.

Ouvrir les bras et, las d'attendre,
Sur le néant les refermer,
Mais encor, toujours les lui tendre,
Toujours l'aimer.

Ah ! Ne pouvoir que les lui tendre,
Et dans les pleurs se consumer,
Mais ces pleurs toujours les répandre,
Toujours l'aimer.

Ne jamais la voir ni l'entendre,
Ne jamais tout haut la nommer,
Mais d'un amour toujours plus tendre
Toujours l'aimer.

René-François SULLY PRUDHOMME (1839-1907) 

« Dernière édition: 06 Décembre 2007 à 00:24:10 par vanillablues »
ermione - #125 - 06 Décembre 2007 à 10:33:58
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Le lac     

Ainsi, toujours poussés vers de nouveaux rivages,
Dans la nuit éternelle emportés sans retour,
Ne pourrons-nous jamais sur l'océan des âges
Jeter l'ancre un seul jour ?

Ô lac ! l'année à peine a fini sa carrière,
Et près des flots chéris qu'elle devait revoir,
Regarde ! je viens seul m'asseoir sur cette pierre
Où tu la vis s'asseoir !

Tu mugissais ainsi sous ces roches profondes,
Ainsi tu te brisais sur leurs flancs déchirés,
Ainsi le vent jetait l'écume de tes ondes
Sur ses pieds adorés.

Un soir, t'en souvient-il ? nous voguions en silence ;
On n'entendait au loin, sur l'onde et sous les cieux,
Que le bruit des rameurs qui frappaient en cadence
Tes flots harmonieux.

Tout à coup des accents inconnus à la terre
Du rivage charmé frappèrent les échos ;
Le flot fut attentif, et la voix qui m'est chère
Laissa tomber ces mots :

" Ô temps ! suspends ton vol, et vous, heures propices !
Suspendez votre cours :
Laissez-nous savourer les rapides délices
Des plus beaux de nos jours !

" Assez de malheureux ici-bas vous implorent,
Coulez, coulez pour eux ;
Prenez avec leurs jours les soins qui les dévorent ;
Oubliez les heureux.

" Mais je demande en vain quelques moments encore,
Le temps m'échappe et fuit ;
Je dis à cette nuit : Sois plus lente ; et l'aurore
Va dissiper la nuit.

" Aimons donc, aimons donc ! de l'heure fugitive,
Hâtons-nous, jouissons !
L'homme n'a point de port, le temps n'a point de rive ;
Il coule, et nous passons ! "

Temps jaloux, se peut-il que ces moments d'ivresse,
Où l'amour à longs flots nous verse le bonheur,
S'envolent loin de nous de la même vitesse
Que les jours de malheur ?

Eh quoi ! n'en pourrons-nous fixer au moins la trace ?
Quoi ! passés pour jamais ! quoi ! tout entiers perdus !
Ce temps qui les donna, ce temps qui les efface,
Ne nous les rendra plus !

Éternité, néant, passé, sombres abîmes,
Que faites-vous des jours que vous engloutissez ?
Parlez : nous rendrez-vous ces extases sublimes
Que vous nous ravissez ?

Ô lac ! rochers muets ! grottes ! forêt obscure !
Vous, que le temps épargne ou qu'il peut rajeunir,
Gardez de cette nuit, gardez, belle nature,
Au moins le souvenir !

Qu'il soit dans ton repos, qu'il soit dans tes orages,
Beau lac, et dans l'aspect de tes riants coteaux,
Et dans ces noirs sapins, et dans ces rocs sauvages
Qui pendent sur tes eaux.

Qu'il soit dans le zéphyr qui frémit et qui passe,
Dans les bruits de tes bords par tes bords répétés,
Dans l'astre au front d'argent qui blanchit ta surface
De ses molles clartés.

Que le vent qui gémit, le roseau qui soupire,
Que les parfums légers de ton air embaumé,
Que tout ce qu'on entend, l'on voit ou l'on respire,
Tout dise : Ils ont aimé !

Lamartine
« Dernière édition: 06 Décembre 2007 à 10:35:38 par Ermione »
Charito - #126 - 06 Décembre 2007 à 10:46:05
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Verlaine

Il pleure dans mon cœur
Comme il pleut sur la ville ;
Quelle est cette langueur
Qui pénètre mon cœur ?

0 bruit doux de la pluie
Par terre et sur les toits !
Pour un cœur qui s'ennuie
0 le chant de la pluie !

Il pleure sans raison
Dans ce cœur qui écœure.
Quoi ! nulle trahison ? ...
Ce deuil est sans raison.

C'est bien la pire peine
De ne savoir pourquoi
Sans amour et sans haine
Mon cœur a tant de peine!
sabalix - #127 - 06 Décembre 2007 à 11:36:09
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Touché coulé !

merci de m'avoir rappeler ce poeme Charito ...
Charito - #128 - 06 Décembre 2007 à 12:05:25
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Touché coulé !

merci de m'avoir rappeler ce poeme Charito ...

 Wink

En plein spleen de l'adolescence ce poème m'avait touché aussi !
Charito - #129 - 07 Décembre 2007 à 15:08:45
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Cher Frère Blanc,
 
Quand je suis né, j'étais noir
Quand j'ai grandi, j'étais noir,
Quand je vais au soleil, je suis noir,
Quand j'ai peur, je suis noir,
Quand je suis malade, je suis noir,
Quand je mourrais, je serais noir
 
Tandis que toi, Frère Blanc,
Quand tu es né, tu étais rose,
Quand tu as grandi, tu étais blanc,
Quand tu vas au soleil, tu es rouge,
Quand tu as froid, tu es bleu,
Quand tu as peur, tu es vert,
Quand tu es malade, tu es jaune,
Quand tu mourras, tu seras gris.
 
Et c'est encore toi qui as le toupet
De me traiter d'homme de couleur !


anonyme

 
cocobarnabite - #130 - 07 Décembre 2007 à 15:15:37
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Rhaaaaaa y'a un texte qui m'avait achevée ..... je crois que c'était un prénom de fille .... il me vient Lorelei ..... mais je suis pas sure et je sais plus qui avait écrit ça ! Embarassed

Hmmmmmm très joli Charito .... Wink tellement vrai !
Traces d Huile - #131 - 07 Décembre 2007 à 15:25:53
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En route pour l'aventure...


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Rhaaaaaa y'a un texte qui m'avait achevée ..... je crois que c'était un prénom de fille .... il me vient Lorelei ..... mais je suis pas sure et je sais plus qui avait écrit ça ! Embarassed
Ca racontait quoi ?

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Charito - #132 - 07 Décembre 2007 à 15:30:14
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Est-ce celui-ci ?

Loreley
 

                 Mon Coeur, pourquoi ces  noirs présages?
                Je suis triste à mourir.
                Une histoire des anciens âges
                Hante mon Souvenir.
                                        Déjà l'air fraîchit, le soir tombe,
                                        Sur le Rhin, flot grondant;
                                        Seul, un haut rocher qui surplombe
                                        Brille aux feux du couchant.
                 Là-haut, des nymphes la plus belle,
                Assise, rêve encore;
                Sa main, où la bague  étincelle,
                Peigne ses cheveux d'or.
                                        Le peigne est magique. Elle chante,
                                        Timbre étrange et vainqueur,
                                        Tremblez fuyez! la voix touchante
                                        Ensorcelle le coeur.
                Dans sa barque, l'homme qui passe,
                Pris d'un soudain transport,
                Sans le voir, les yeux dans l´espace,
                Vient sur l`écueil de mort.
                                         L´ecueil brise, le gouffre enserre,
                                         La nacelle est noyée,
                                         Et voila le mal que peut faire
                                         Loreley sur son rocher.

                                          Heinrich Heine
cocobarnabite - #133 - 07 Décembre 2007 à 15:34:34
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Hé non Charito ....... c'est pas ça ..... Think
Bien que celui-ci soit très joli ....

TDH, c'était un texte assez long, pas un poème ..... mais trop beau ......
Traces d Huile - #134 - 07 Décembre 2007 à 15:41:12
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Si c'est un texte assez grand pour être une nouvelle ou un roman, il y a Lullaby, de JMG LeClézio, qui sonne un peu pareil...

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Charito - #135 - 07 Décembre 2007 à 16:04:08
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Sinon voici le début d'un  poème de Guillaume Apollinaire

La Loreley
                                               
À Bacharach il y avait une sorcière blonde
Qui laissait mourir d'amour tous les hommes à la ronde

Devant son tribunal l'évêque la fit citer
D'avance il l'absolvit à cause de sa beauté

Ô belle Loreley aux yeux pleins de pierreries
De quel magicien tiens-tu ta sorcelerie

Je suis lasse de vivre et mes yeux sont maudits
Ceux qui m'ont regardée évêque en ont péri ...../ ....
cocobarnabite - #136 - 07 Décembre 2007 à 16:15:53
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Oui c'est bien le sujet oui, Charito !
 ..... ça parle d'une femme (une sirene ?) ...... mais c'est un texte .... un peu long mais pas assez pour être une nouvelle TDH .... purée .... je le trouve pas ..... Think
Traces d Huile - #137 - 07 Décembre 2007 à 16:25:03
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Sinon voici le début d'un  poème de Guillaume Apollinaire

La Loreley
                                               
...../ ....

Je viens d'en lire une plus longue partie, il me prend aux tripes aussi ce texte là...

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Charito - #138 - 11 Décembre 2007 à 10:47:12
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C'est Noël chaque jour


C'est Noël chaque fois qu'on essuie une larme dans les yeux d'un enfant

C'est Noël chaque fois qu'on dépose les armes et chaque fois qu'on s'entend

C'est Noël chaque fois qu'on arrête une guerre et qu'on ouvre les mains

C'est Noël chaque fois qu'on force la misère à reculer plus loin

C'est Noël sur la terre chaque jour

Car Noël, mon frère, c'est l'Amour

 

C'est Noël quand nos coeurs oubliant les offenses sont vraiment fraternels

C'est Noël quand enfin se lève l'espérance d'un amour plus réel

C'est Noël quand soudain se taisent les mensonges faisant place au bonheur

C'est Noël dans les yeux du pauvre qu'on visite sur son lit d'hôpital

C'est Noël dans le coeur de tous ceux qu'on invite pour un bonheur normal

C'est Noël dans les mains de celui qui partage aujourd'hui notre pain

C'est Noël quand le gueux oublie tous les outrages et ne sent plus sa faim

C'est Noël sur la terre chaque jour

Car Noël, mon frère, c'est l'Amour

 

Auteur : Odette Vercruyse [/left] [/color]
*celine* - #139 - 14 Décembre 2007 à 14:20:03
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Voilà le résumé d'un livre que je vais attaquer dès la semaine prochaine :

"Quand j'arrive Gare de l'Est, j'espère toujours secrètement qu'il y aura quelqu'un pour m'attendre [...] J'ai toujours cet espoir débile"

Anna Gavalda : Je voudrais que quelqu'un m'attendre quelque part.
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