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hijo y luna [Trame]

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vanillablue

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Ebauches d'un conte mal luné . 1030 Cartagéna , taifa de Murcia

Said - l'enfant - adulte narrateur
Abi  : Umar abu Slimane - le grand père
Menahem - Le précepteur
?? Le grammatitien



granportico alcazar

[chapitre 1 ] Ebauches: Au début était


Blanc  comme le sable ma petite main tenais cette main flétrie par le temps qui m'emenait loin de ma maison.

Je ne me souviens que de cela , l'odeur de ma mère s'est effacé comme une éfluve s'envole. Mon père dit on s'est évaporé lui aussi un soir de lune.

J'ai regardé cette lune ronde en me retournant. Et je l'ai vu me narguant.

Ne me demandez pas , je ne me souviens pas , mais la lune était là.

On m'a dit ici c'est chez toi ! un vieil homme sévère devenait mon univers. Abi devait etre son nom : mon père , mais je savais que la lune l'avait emporté, pourquoi donc appeller cet homme la papa ?

Il m'a fallu bien des lunes avant de comprendre qu'Abi était le père de mon père . Sans rires et sans larmes cet hommes avancait au milieu des hommes , les front droit il me semblait bien que les autres le cragnaient.

J'ai grandit au mileu des gens sans trop comprendre comment, vous savez les enfants ne parlent pas à Cartagena. On a juste à apprendre , se tenir et grandir.

J'ai entendu parler de la gloire du passé , que je devais apprendre langues et sciences , guerre et paix , philosophie et progresser.

Abi parlait du temps d'avant, d'un Bagdad qui n'était pas Courdoue et de Murcia qui n'en était pas même la périphérie. Il déplorait les gens du nord ces rustres de Valencia qui n'était déjà plus que la ciconphérence d'un cercle morcelé.

Le centre aurait existé il y a peu sous le nom d'Al andalous.

Gloire d'un temps passé que me ventait la barbe et le nez d'un précepteur alambiqué qu'on m'avait bizarrement collé. Autrefois grand argentier, aujourd'hui désavoué et bien désargenté. Menahem m'appris l'hébreu , la science et la poésie.

Menahem la barbe et sa barbe étaient mon ami. Mais au vendredi à la mosquée jamais je ne l'ai vu prier. Le shabat disait il , parlant de samedi .

Mon percepteur était décalé d'une nuit encore un coup de la lune !

Mon age venant on m'a confié au bras d'un illustre moustachu , parlant arabe et m'enseignant le roman. Lui n'allait prier ni à la mosquée , ni le jour suivant avec Menahem . Il attendait deux jours et se reposait.

A compter les lunes , je grandis comme grandissent les enfants , loin des échos de la guerre.

Au clair de lune de ma vie , j'appris que j'étais admis au rang des hommes.

Abi m'appella. Impressionné , le vieil homme me regardait et je restais rivé sur ses mains qui jamais ne m'avaient serrées si ce n'est pour m'arracher une nuit trop claire pour que je l'oublie.



A suivre et à relire
« Modifié: 27 octobre 2007 à 01:17:48 par vanillablues »


Crinoline

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De toi, Vanilla?
Evidemment, de toi...
Le tout début du livre que tu portes en toi ?
celui dont tu parlais, un soir de rencontre sur le chat ?

J'attends la suite, ne lache pas.  :wink:


Coco

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Comme c'est beau : on voudrait toujours continuer à compter les lunes avec toi...
Continue !


vanillablue

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Ibn Rushd averoes

A sa barbe éfilée, comme un lambeau de turban rapiécié, je comptais les années sans trop comprendre de quoi cet homme froid m'entretenais.

De discours , en paroles , le ton monocorde m'endormais.

- Suffit !

le tonnerre grondat, et c'est alors que saisit d'effroi , je regardais terrorisé cet étranger , qui était mon grand père.

- Il est temps que tu grandisses et que tu comprennes. Effronté.

Mais que me voulait il exactement, lui qui ne m'avait jamais regardé , lui qui m'avait enlevé et pourtant abandonné à d'autres. Le père de mon père m'ennuyait c'était un fait.

Pourtant combien de lunes avais je compté en espérant qu'un jour il me regarde enfin. Mais ce jour avait tant tardé que je l'avais moi même oublié.

Froid et dur à son image, il m'avait forgé , loin de la douceur d'un foyer, j'avais grandit c'est un fait.

- Comprendre , oui mon père, je comprends.
- Et que crois tu donc comprendres petit impertinent, me répondit le vieux le sourcil levé.
- Je comprends et fais ce que vous attendez , abi.
- En quoi ?
- En ne contredisant et ne disant mot , mon père. C'est ainsi que les enfants doivent être. Apprendre et se taire , on me l'a assez répété.

Quelques peu interloqué le vieux me regardais désabusé par tant d'arrogance. Le silence se fit pesant et lourd comme les pas d'un chameau.

- Continue donc de te taire et de bailler , tu fera certes partie de la caravane des ânes !  L'aveugle se détourne de la fosse où le clairvoyant se laisse tomber.*

Relevant d'un geste sec le pan de son bournous , il se leva et me laissa là. Seul dans la pièce d'apparat.

Que me voulait on donc , j'apprenais et voilà que cela se retournait contre moi. Cet homme était bien lunatique.

Fatigué j'allais voir mon Meheim , et lui entretenais ce sujet.

- Pourquoi l'aveugle ne tombe pas dans la fosse alors qu'il ne voit pas et celui qui voit s'y engage. Cela me parait bien stupide.

Un rire tonitruant secoua ce vieux corps hébraique.

- Mon enfant. Penses tu que si on te garantissait le chemin tu irais , suivant sans regarder ou tu va ? Même si cela ne mène a rien ?

Un moment passa , ou je me dis que les adultes étaient bien torturés , on m'avait toujours dis quoi faire et ou aller. Cela ne m'avait pas trop mal réussit pourtant jusqu'ici.

- Vous me l'avez pourtant assez répété, Sidi ! Fais ce qu'on te dit.
- Mon fils lorsque l'aiglone nourrit son fils , elle le pousse malgrés tout à s'envoler. Sinon comment aurait elle elle même réussit à voler ?

Ses adultes étaient bien compliqués. Ils se gossent de vouloir vous apprendre , pour mieux vous le reprocher. C'est donc cela rentrer dans le monde des hommes , se faire renvoyer de son foyer.

Je serais aiglon , je préfèerais y rester.

-Allons , allons , tu as atteinds l'âge de raison , raisonne donc. Lissant sa barbe il s'en alla , d'un rire tonitruant.

Je restais là. C'est donc ça , me disais je. Etre un homme ? Défaire tout ce qu'on m'a enseigné ? Devenir aveugle et ne pas savoir ou je vais ? Mais croient ils qu'ils me l'ont enseignés la ou je devais aller ? Moi qui ne sait d'ou je viens ?

Me prennent ils pour des sots , ceux qui croient m'enseigner dans leur livres, alors qu'ils ne m'ont jamais regardés et qu'il m'ont laissé choir sans même s'attarder.

Je laissais gisant la , ces paroles d'adultes. Et je me laissais choir, à la tombée de la nuit , même le son de l'appel a la prière qui raisonnait au loin , ne m'encouragait pas à rejoindre la cohorte des croyants. Elle était là et je l'attendais ... l'effroyable la tant aimée.

Ronde comme le sein d'une mère qu'on m'avait enlevé, douce et rayonnante , mystérieuse et innaccessible astre.

Je me laissais aller à l'observer. Je te haie comme je t'aime. Astre illuminé.
Tu restes là face à tes certitudes à me narguer et tu sais tout sur mon passé. Si je pouvais t'effacer , t'enlever.
Mais je t'aime trop  , comme tu me haie. Ce soir comme au soir ou tu m'as tout enlevé. Je t'aime à m'en détester de trop t'apprécier.

Repoussant là , mon propre acharnement , je m'enfermais pour la première fois , tirant volets sur les mouscharieh.

Fatigué , lassé , de ces gens et de la lune. Je m'en allais a chercher à oublier . Mon coeur m'enserrait et je ne pensais qu'à ce vide qui m'enserrait.

Grandir alors que je ne voulais pas être né. Apprendre alors qu'à aucun moment je ne me sentais exister.

Aveugle , au moins j'apprenais à me méfier , à trop écouter et à chercher l'approbation sans savoir je me perdais.

Abi , dis moi si c'est ce dont tu parlais ?

La nuit sans lune emporte, et m'emporta d'un songe de larmes et de douleur de vide. L'abstraction emporte le nouveau né qui n'a pas d'origine ou se raccrocher, même la lune n'est pas assez haute pour me permettre de réver.

Fine chap2.



*Ibn Rushd

Pas le temps de tout taper finirait demain !  :mrgreen:  :roll:
« Modifié: 18 novembre 2007 à 18:50:23 par vanillablues »


Coco

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L'enfant va t-il donc parler ? Parler pour comprendre, c'est ce que tu nous suggères ?
Et parler comment ? Poser des questions ? Essayer d'y répondre ?
 :cache:
J'attend ta suite...


Crinoline

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Et, surtout, quelles sont les raisons qui les guident, tous deux, l'enfant au seuil de sa vie, l'adulte et ses fardeaux....


vanillablue

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l'enfant et ses fardeaux , et le vieux au seuil de la vie . plutot dans cet ordre là


Crinoline

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je comprends pour l'enfant....
mais le vieux ? j'avoue que....


vanillablue

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le seuil à deux sens tu entres et tu sors , les vieux ils sortent !


Crinoline

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vanillablue

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je dévellope !  j'dvellope ! j'efface et je reviens , mais finalement ben heeeeeeeuuu  :-k  , je vous tapes la suite mais plsu je lis moins j'aime comment ca se profile !



pinaise et pourquoi elle publie la dame  #-o  :-''


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