Marseille Forum

le bric à brac

lorry13 · 8 · 3207

lorry13

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« Modifié: 06 juin 2008 à 18:20:16 par lorry13 »


lorry13

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Invitation de la Folie

La Folie décida d'inviter ses amis pour prendre un café chez elle.
Tous les invités y allèrent. Après le café la Folie proposa :
- On joue à cache-cache ?
Cache-cache ? C'est quoi, ça ? demanda la Curiosité.
Cache-cache est un jeu. Je compte jusqu'à cent et vous vous cachez.
Quand j'ai fini de compter je cherche, et le premier  que je trouve sera le prochain à compter.
Tous acceptèrent, sauf la Peur et la Paresse.-1, 2, 3,... la Folie commença à compter.
L'Empressement se cacha le premier, n'importe où.
La Timidité, timide comme toujours, se cacha dans une touffe d'arbre.
La Joie courut au milieu du jardin.
La Tristesse commença à pleurer, car elle ne trouvait pas d'endroit approprié pour se cacher.
L'Envie accompagna le Triomphe et se cacha près de lui derrière un rocher.
La Folie continuait de compter tandis que ses amis se cachaient.
Le Désespoir était désespéré en voyant que la Folie était déjà à 99.
- CENT ! cria la Folie, je vais commencer à chercher...
La première à être trouvée fut la Curiosité, car elle n'avait pu s'empêcher de sortir de sa cachette pour voir qui serait le premier découvert.
En regardant sur le côté, la Folie  vit le Doute au-dessus d'une clôture ne sachant pas de quel côté il serait mieux caché.
Et ainsi de suite, elle découvrit la Joie, la Tristesse, la Timidité...
Quand ils furent tous réunis, la Curiosité demanda
- Où est l'Amour ?
Personne ne l'avait vu.
La Folie commença à le chercher. Elle chercha au-dessus d'une montagne, dans les rivières au pied des rochers. Mais elle ne trouvait pas l'Amour.
Cherchant de tous côtés, la Folie vit un rosier, prit un bout de bois et commença à chercher parmi les branches, lorsque soudain elle entendit un cri.
C'était l'Amour, qui criait parce qu'une épine lui avait crevé un oeil.
La Folie ne savait pas quoi faire. Elle s'excusa, implora l'Amour pour avoir son pardon et alla jusqu'à lui promettre de le suivre pour toujours.
L'Amour accepta les excuses.
Aujourd'hui, l'Amour est aveugle et la Folie l'accompagne toujours.

 Christian JULIA publié dans : Pensées


lorry13

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La vieille dame grincheuse...


Texte écrit par une vieille dame terminant sa vie en "gériatrie".

Les soignants ont retrouvé cette lettre sous son oreiller après son décès...02-2OO2

Que vois-tu, toi qui me soignes,
que vois-tu ?
Quand tu me regardes,
que penses-tu ?
Une vieille femme grincheuse,
un peu folle,
le regard perdu, qui bave quand elle mange et ne répond jamais
quand tu dis d'une voix forte
"essayez" et qui
semble ne prêter aucune attention à ce qu'elle fait...
Qui docile ou non,
te laisse faire à ta guise,
le bain et les repas pour occuper la longue journée.
C'est ça que tu penses,
c'est ça que tu vois ?

Alors ouvre les yeux,
ce n'est pas moi.
Je vais te dire qui je suis, assise là, tranquille,
me déplaçant à ton ordre,
mangeant quand tu veux...
je suis la dernière des dix,
avec un père, une mère;
des frères, des soeurs
qui s'aiment entre eux...

Une jeune fille de seize ans,
des ailes aux pieds,
rêvant que bientôt elle
rencontrera un fiancé...
Déja vingt ans,
mon coeur bondit de joie
au souvenir des voeux que j'ai fait ce jour-là.

J'ai vingt-cinq ans maintenant et un enfant à moi,
qui a besoin de moi, pour lui construire une maison...
Une femme de trente ans, mon enfant grandit vite;
nous sommes liés l'un à l'autre par des liens qui dureront...
Quarante ans, bientôt il ne sera plus là,
mais mon homme est à mes cotés et veille sur moi.

Cinquante ans,
à nouveau jouent autour de moi des bébés.
Nous revoilà avec des enfants,
moi et mon bien-aimé.
Voici les jours noirs, mon mari meurt.
Je regarde vers le futur en frémissant de peur
car mes enfants sont très occupés pour élever les leurs
et je pense aux années et à l'amour que j'ai connus.

Je suis vieille maintenant et la vie est cruelle
et elle s'amuse à faire passer la vieille pour folle.
Mon corps s'en va.
Grâce et forme m'abandonnent.
Et il y a une pierre là où jadis il y avait un coeur.
Mais dans cette vieille carcasse,
la jeune fille demeure.
Le vieux coeur se gonfle sans relâche.
Je me souviens des joies et des peines.
Et à nouveau je revis ma vie et j'aime ..
Je repense aux années trop courtes et trop vite passées
et accepte cette réalité implacable.
Alors, ouvre les yeux, toi qui me regarde et qui me soigne.
Ce n'est pas la vieille femme grincheuse que tu vois...
Regarde mieux et tu verra




Coco

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C'est si triste même si c'est réaliste !!!

Pétard, comme j'aime mon age, et comme je n'ai pas peur de vieillir encore un peu plus, mais comme j'aimerais surtout ne jamais devenir grabataire, çà, oui, çà me fait peur, et j'aimerais mourir avant, mais je sais bien sûr qu'on est pas maître de son destin !



lorry13

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conte : pour les p'tits
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 L’histoire d’une sardine qui a bouché le port de Marseille…
Encore une exagération des gens du Sud, pensez-vous…
Certes, sauf que là, il s’agit d’une opération de sauvetage : préserver les eaux du port de Marseille d’un terrible virus !
Un conte qu’il fait bon lire, pour retrouver la proximité de la Méditerranée et de sa vie pittoresque…

Escabèche, la sardine de Marseille

Escabèche était une sardine qui habitait le port de Marseille. Il s’en passait des choses dans ce grand bassin, des histoires que nulle part ailleurs on ne pouvait entendre.
-« Té vé, c’est jour de marché aujourd’hui ! J’aperçois la mère Léontine et son grand étalage. Celle-là, elle a beau donner de la voix, y’a pas un Marseillais qui lui achèterait son poisson ! » dit Aïoli la rascasse.
-« Hé ouais ! Heureusement qu’il y a ces couillons de touristes pour lui en prendre ! Sinon, elle devrait changer de métier ! » appuya Rius le crabe.
-« S’ils savaient où elle va les pêcher, ses poissons, juste à l’arrivée des égouts… Si c’est pas malheureux quand même ! L’autre fois, elle a pris un thon, c’est simple, tellement il avait des boutons, on aurait dit un gyrophare ! » lança Canisse la girelle.
Escabèche se mêla à la conversation.
-« Peut-être que ce n’était pas un thon marseillais… Un thon avec des boutons rouges, même à l’embouchure des égouts, on n’a jamais vu ça ! Peut-être qu’il vient de Russie… » avança-t-elle.
-« De Russie, bonne Mère ! Et pourquoi pas de Papouasie, tant que tu y es ! Il était de Marseille, comme toi et moi ! » affirma Aïoli.
-« Alors, c’est peut-être qu’il avait la rougeole des poissons. Même qu’il paraît que ça s’attrape ! » continua la sardine.
-« Il ne manquerait plus que ça ! » gémit la rascasse.
-« Quoi ? » se moqua le crabe, « toi, tu ne risques rien, c’est de naissance que tu as la rougeole ! »
-« Et toi, c’est la bêtise que tu as de naissance ! » répliqua aussi sec Aïoli.
-« Arrêtez de vous chamailler, tous les deux ! Il n’empêche que s’il y a vraiment un virus, ce serait bien de le savoir ! » réfléchit Escabèche, à voix haute.
-« Faudrait peut-être faire un saut du côté de l’embouchure… ? » lança Canisse, « voir s’il y a d’autres cas ! »
-« Malheureuse, tu veux tous nous contaminer ! » s’affola la rascasse, « qu’ils les gardent leurs boutons ! Moi, je ne veux pas ressembler à une lanterne rouge… »
-« Celle-là, pour semer la panique, elle est forte ! Mais pour les idées, par contre, ça ne va pas chercher bien loin ! » ironisa le crabe.
-« Parce que toi, Môssieu Rius, tu en as peut-être des idées ? » questionna, d’un ton enflé, Aïoli.
-« Moi, j’ai une idée ! » s’exclama Escabèche. « Je vais me faire assez grosse pour boucher le port de Marseille, et comme ça, j’empêcherai les microbes de passer ! »
-« Ca alors ! Tu ferais ça ! » dit Canisse, épatée.
-« Hum hum, Escabèche, ne le prends pas mal, mais il me semble que tu es un peu pitchounette pour un projet pareil… » émit le crabe.
-« Té vé, le voilà à l’œuvre, Môssieu Rius, et ses idées… Hé, si elle te dit qu’elle va boucher le port de Marseille contre les microbes : laisse-là faire… A moins que tu aies mieux à proposer, peut-être ? » s’emporta la rascasse.
-« Non, c’est bon… Fais ce que tu as à faire, petite… » dit-il en s’adressant à la sardine.
-« Courage ! » lança Canisse la girelle, en voyant partir Escabèche.
Celle-ci fila vers l’entrée du port et se mit en position.1, 2, 3 : elle gonfla d’eau ses branchies. 4, 5, 6 : elle travailla à allonger sa queue. 7, 8, 9 : elle fit pousser ses écailles. 10, 11, 12 : elle joua des nageoires…
Voilà, elle atteignait maintenant une taille raisonnable. Il ne lui manquait plus que quelques mètres et elle pourrait toucher les deux côtés du port. Alors, elle étira au maximum ses arêtes, pour s’allonger encore plus.
Ca y est ! Elle avait réussi ! Le port de Marseille était bouché ! Les virus étaient cantonnés à l’autre côté. Telle une barrière infranchissable, la sardine retenait tout ce qui se présentait au large. Pas un pointu qui ne puisse retourner à son anneau, pas un poisson autorisé à faire une virée dans le port, ni même une crevette…Et surtout pas un virus !
Escabèche fermait le passage à tout. Ca alors ! Même les Marseillais n’en revenaient pas ! Une sardine qui bouchait le port de Marseille : quand ils allaient raconter ça aux Parisiens ! On allait encore dire qu’ils exagéraient ! Surtout qu’un jour, ils se réveillèrent…Et c’était fini !
La sardine était partie, le port était à nouveau ouvert ! Aussitôt, tous les pêcheurs s’embarquèrent précipitamment dans leurs pointus : ils auraient bien voulu la pêcher cette fabuleuse sardine !
Malheureusement, ils ne capturèrent rien d’autre que les habituels poissons de roche, juste bons pour la bouillabaisse…
Ah, ça alors ! On n’avait pas fini d’en parler de la sardine qui boucha le port de Marseille…

Créé le 22 avril 2007 par Valérie Bonenfant
 


stokofish

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  • pruch'ella duri !
 =D>  =D> bravo, très sympa ces petits poissons qu'on imagine bien !


lorry13

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  Les enfants sont partis

Les enfants sont partis
Ont quittés la maison
Ils vont vivre leur vie
De nouveaux horizons

Les enfants sont partis
Par l' horloge du temps
Alors que l'on vieillit
Ils deviennent parents

Les enfants sont partis
Bien grand est le foyer
Sans rires et sans cris
Le silence installé

Les enfants sont partis
Mais dans nos discutions
 " Te souviens-tu jadis
Comme ils étaient mignons ? "

Les enfants sont partis
Ils nous rendront visite
  Et nous serons ravis
Oh ! Le temps passe vite

Les enfants sont venus
  Et les petits - enfants
  A nos cous sont pendus
Que nous sommes contents !

Les enfants sont venus
  Ont rempli la maison
  Qui les a reconnus
Et du sol au plafond

Elle s'est remis à vivre
  A ouvert ses placards
  De joie , elle était ivre
   A livré ses tiroirs

Sont sortis les albums
Nous avons commenté
Là , le petit bonhomme
Comme il te ressemblait

Les week-end sont courts
  Nous leur avons servi
Notre trop- plein d'amour
   Déjà sont repartis.

Sur le calendrier
Tu as coché les jours
Et nous allon guetter
  Celui de leur retour.
                                  Kjk 09.07


 

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