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Dis grand mère....raconte moi un conte ?

Invité · 5 · 2038

ermione

  • Invité
La Lanterne de l'Espoir

Chevalier de l'espoir, c’est le surnom que l'on m'a attribué, mais je l’ai longtemps porté sans le comprendre véritablement.

Je suis né il y a 60 ans, fils d'une famille noble et riche d'un petit royaume qui n'est plus. J’étais alors un jeune garçon qui n’aurait jamais rêvé d’être chevalier, car dans mon royaume cela aurait été perçut comme un affront et un déshonneur pour toute la noblesse de ma famille.

Mais les royaumes forts ne le sont qu’un temps, comme toute chose, ils sont voués à mourir. Ce fut une terrible guerre qui en vint à bout.
Je fus obligé alors pour assurer ma subsistance et de celle de mon peuple de devenir "chevalier".

Pour moi, le titre de chevalier ne représentait rien. L’armure que je reçus, l’épée qui me fut attribuée, n’étaient que les pièces d’un modeste costume, un habit que l'on me donnait dans l'urgence, sans même me contraindre à la moindre épreuve, hormis quelques bases du maniement de l'épée.

J’éprouvais autant de fierté à les porter que s'il s’agissait de vêtements de mendiants.

J’étais bien loin du titre de chevalier de l’espoir. Mais les guerres et leurs atrocités, la souffrance des gens me fit changer. Mon cœur me fut comme révélé, et j’appris qu’un peu de mon attention apportée à des malheureux pouvait faire jaillir un peu d'espérance.

Je me souviens fort bien avoir ressenti ma première fierté de chevalier, quand après avoir terminé le récit d’un conte, pour divertir une pauvre petite fille de ses malheurs, celle-ci me gratifia de la plus belle des réponses : Un sourire emprunt de bonheur et de rêves ! L'histoire féerique ayant effacée pour un temps ses pleurs et sa tristesse.

Je me rendis compte que ma force ne résidait pas dans ma capacité à manier les armes, mais à la façon dont je pouvais porter secours aux désespérés.

Tous des pauvres malheureux chassés par plus forts qu’eux, et qui avaient avant tout besoin d’une petite lumière dans la nuit.
Ce n’était qu’une frêle chandelle, mais en se dirigeant vers cette faible lueur, ils pouvaient retrouver goût à la vie.
Il suffisait de se montrer humain, de prouver que le monde n'était pas entièrement mauvais, qu'il y avait encore matière à croire en une certaine forme de bonté... Un peu d'attention pouvait souvent redonner force et courage à un être qui ne voyait plus que l'obscurité autour de lui.

Pendant deux ans, mon arme ne me servit que très peu. Le royaume qui m’avait fait chevalier n’était plus, absorbé par une autre puissance. Mais le changement de royauté n’avait guère apporté plus de mal que celle de l’ancien régime.
A ce moment là, l’important était d’aider les démunis, parfois en leurs prêtant mains fortes contre des brigands, parfois en calmant des factions royalistes inutilement féroces, ou en donnant simplement de son temps.
C’est ainsi que ma légende de chevalier de l’espoir grandit. Mon cœur était sans doute trop émotif et chaque personne dans le besoin était pour moi matière à générosité. Tout comme une religieuse dévoue sa vie à servir son dieu, je dévouais ma vie au sourire d’autrui. A toujours maintenir l’espoir d’un avenir meilleur.

Mais le vent du temps, celui là même qui ne s’arrête jamais, m’apporta bien des doutes :

Qu’était vraiment l’espoir ? Penser à la bienveillance de demain n’était-il pas une pure folie ? Une sorte de mensonge semblable aux contes pour enfants ?

Ces questions devinrent lourdes, mais je ne voulus pas en tenir compte. Ce fut mon erreur: Un homme qui prétend défendre des idées et des croyances ne devrait jamais aller sur le champ de bataille, quand ses doutes obscurcissent son cœur.

Je commis pourtant cette erreur en me présentant devant une ravissante sorcière.
Celle-ci envoûtait depuis une semaine un riche dirigeant de village, faisant craindre le pire aux villageois. Cette enchanteresse était effectivement très puissante, bien que je ne sus jamais son nom, car elle quitta une semaine plus tard le village, et ce de son propre chef.
Mais de notre rencontre naquit la malédiction qui allait devenir le centre de ma vie : L’espoir !

Avant de disparaître, la sorcière avait senti mes doutes et pour me punir de ma faiblesse et se rire de moi, elle ensorcela une lanterne.
Cette lanterne avait la taille d’un poing, quand elle brillait véritablement, du plus fort de sa vigueur, elle devenait semblable au soleil dans une journée sans nuage.
Mais sa flamme n’était pas comme les autres, elle jaillissait selon mes propres espérances. Elle était le reflet de mon cœur sur cette terre, et j’étais voué à l’observer inlassablement.

Je ne pouvais m’en séparer, la sorcière m’avait averti que je succomberai, si je m’éloignais trop de cet étrange objet, ou bien si j’essayais de le détruire.
Mon niveau d’espérance était tel que je n’osai pas tenter de m’en séparer. Il fallait également avouer que sur l’instant, cela paraissait une bien maigre malédiction. Comme tout homme, j’avais conscience de perdre parfois espoir. Mais je n’étais pas préparé à avoir le reflet des exaltations de ma foi sous les yeux.

Pourtant cette flamme commença à m’intriguer. Je la contemplais et au fil de mes réflexions elle paraissait grandir ou faiblir.
J’en venais à comprendre ce qui me faisait espérer ou non. Elle pouvait devenir vive lorsque je pensais à ma prochaine quête qui ramènerait le sourire à des malheureux, mais elle s’éteignait presque lorsque je devais penser que mon épée devrait peut-être servir.

A quoi servait les armes ?

J’étais persuadé que des moyens pacifiques pouvaient permettre d’instaurer la paix. Je n’étais pas fier de porter une lame qui faisait couler le sang, et c’était cela qui me faisait douter. Pour instaurer le bien, il fallait que j’emploie le mal.

A quoi bon espérer en un jour meilleur, si je n’étais pas meilleur que ceux que je combattais ? Tout ce qui était bâtit, n'était-il pas voué à disparaître ? Alors pourquoi chercher à changer les choses ? A quoi bon retarder un chaos qui s’abattrait inéluctablement sur l’avenir ?

Alors que je pensais à tout cela, la flamme s’était considérablement rétrécie. Mais elle brûlait encore. Je supposais que cela voulait dire que tous mes espoirs n’étaient pas morts. Mais je ne savais toujours pas en quoi j’espérais ni pourquoi.

Décidé à me reposer, je mis la lanterne dans un coin de la pièce, elle ne faisait plus de lumière suffisante pour me gêner et je m’endormis dans une nuit sans rêve.
La semaine qui suivit fut sombre pour mon âme, et je me contraignis à voyager en évitant le genre humain.
La solitude semblait apaiser mon manque de foi, mais la flamme ne rejaillissait pas, elle restait à peine visible, aussi peu vibrante que si elle agonisait lentement.
Je ne me souciais guère qu’en s’éteignant, elle m’amène la mort, car je pensais que la sorcière voulait justement qu'elle consume mes espoirs et que j’erre ensuite par tous les chemins sans aucun but de vie.
Pourtant je n’aurais su dire pourquoi, mais elle restait vivante. J’avais beau sonder mon cœur, j’étais incapable de comprendre. Il était vrai que je n’acceptais pas l’idée qu’elle puisse disparaître, mais je ne faisais rien pour lui intimer le contraire.

Ma prochaine rencontre avec un village m’apprit beaucoup sur moi même.
Je n’avais aucune raison véritable pour m'attarder en ce lieu, mais j’étais désespéré, ce qui m’amena à fréquenter l’auberge.
Il est difficile de me souvenir des événements précisément, pas tant à cause de l’alcool que j’avais bu en grande quantité, mais surtout parce que j’en ai éprouvé un tel déshonneur que je me suis évertué à tout oublier pendant les temps qui suivirent. Ce soir là, j’abusai du vin, ma lanterne posée au comptoir non loin de moi. Je portais un costume léger bardé de mes écussons de chevalier. Comme à chaque fois, cela attira quelques curieux, mais par chance ce village vivait dans la paix, on me laissa donc savourer mon verre tranquillement.

Avais-je l’allure d’un beau et grand chevalier ? Je ne pourrai le dire, mais je dus plaire suffisamment à cette fille qui vint à ma rencontre. Elle aussi semblait très attirée par la boisson, je l’avais déjà vu finir deux verres d’alcool. Son visage était sympathique, ses cheveux noirs et ténébreux, si bien que je fus flatté qu’elle vienne m’aborder.

Dans la lanterne, la petite flamme se raviva quelque peu. Mon cœur se détendait sous l’effet de la présence de cette charmante femme, à moins que ce fut l’alcool, ou un mélange des deux. Je lui offris en tout cas de nouveau à boire, me sentant libre et peut-être espérant.
Je me sentais comme arrivé à une clairière magique où la pluie venait de cesser de tomber alors que partout autour l'orage redoublait de violence. J’aurais été plus vigilant sans doute aurais-je remarqué que cette femme avait dans le regard ce même désir de se perdre que celui qui m’habitait.
J’aurais peut-être alors compris que nous allions tous deux vers une forme de réconfort qui ne durerait qu’un soir. Mais les verres défilèrent, la petite flamme regagna en force, et je me souviens avoir pensé, que si mes espoirs brûlaient de nouveau cela ne pouvait être que pour une chose positive.

Nous en sommes finalement venus à monter à ma chambre, et partager le temps d’une nuit la chaleur corporelle et les désirs charnelles qui nous habitaient. C’était là un moyen supérieur à l’alcool pour se perdre et oublier.
Le réveil fut douloureux, ma compagne d’une nuit était partie sans dire mot, mon cœur était également plus lourd que jamais. La flamme de mes espoirs semblait presque éteinte. Je réalisais enfin avec justesse ce qui avait pu se passer, je comprenais également que cette femme avait dû éprouver les mêmes choses que moi et que cela avait causé son départ. Il me fallut peu de temps pour être prêt à repartir en voyage.
Je me demandais toutefois où était passé cette belle inconnue, d’une certaine façon j’aurais souhaité apaiser le mal qui l’avait amené dans mon lit. A cette pensée, ma flamme se ralluma un peu. Mais je n’en compris pas le sens, je pensais bêtement que c’était là le même mauvais signe que la veille, je décidais donc de partir sans attendre.
Je passais ainsi la journée à cheval à m’interroger sur cette mystérieuse personne. J’aurais aimer comprendre pourquoi, car je ne la connaissais pas, ou du moins pas suffisamment pour qu'elle marque ainsi mon esprit.

La chose étrange était que la flamme ne cessait de virevolter. Songer à cette demoiselle était à la fois douloureux et plein de tendresse. Douloureux car je n’aimais pas me conduire ainsi, j’avais l’impression d’avoir abusé de la situation. Plein de tendresse car je m’étais senti en parfait accord avec elle, et ce pas uniquement au cours de ma nuit avec elle. La lanterne réagissant selon mes réflexions et sentiments, cela m’amena à m’interroger de nouveau sur l’espoir.

L’espoir qu’était ce vraiment ?
Il me fallait découvrir ce qu’il était pour pouvoir de nouveau décider du chemin de ma vie.
Peu importait ce que je découvrirais, il fallait que je trouve. Effacer mes doutes d’une façon ou d’une autre me mènerait à vaincre la malédiction de la sorcière. Secrètement je m’imaginais partir à la recherche de l’inconnue de l’auberge. Mais je m’interdisais à le formuler ainsi.

La nuit à peine tombée, et un rapide repas froid avalé. Je pris place contre un arbre, dans une forêt aussi dense qu’immense. La nuit allait être sans lune, ni la moindre étoile. Une nuit noire pour faire naître ou disparaître ma lumière intérieure.

A la base qu’était l’espoir ?

L’espoir, c’était la croyance en un avenir plus doux. En la venue d’une bonne chose, d’un temps meilleur. L’espérance, c’était oser rêver à ce qui pouvait arriver. Tirer sa force de ce qui attend dans l’avenir pour vaincre les difficultés du présent. Mais comment entretenir cette croyance ? En grandissant, en devenant chevalier, je n’avais fait que réaliser la bassesse de l’être humain. L’humain ne créait aucun destin qui mérite d’être désiré. N’étais-je pas toujours seul sur ma route ? J’avais beau rendre l’espoir aux gens, ma propre croyance en l'avenir n’étaient guère nourrie. Les destinées croisaient mon chemin, mais ne le suivaient pas.

Mon manque de foi provenait-il de mon manque de but ? L’espoir devait-il se mêler à un objectif à atteindre ? Peut-être que plus simplement, le fait d’espérer sous-entendait d'embrasser pleinement une forme de quête ?

A ma pensée, se joignit le souvenir de ce jeune garçon qui voulait devenir acteur. Il passait son temps à espérer un jour jouer dans une troupe théâtrale, mais bien qu’il n’ait jamais eut l’air de s’en rendre compte, il passait son temps à jouer la comédie, dès que l’occasion se présentait, il prenait les intonations de voix d'un autre homme, mimer les défauts des autres. Sa vie était un constant jeu d'acteur qui le rendait heureux. Consciemment ou inconsciemment, il suivait son but de vie, il vivait chaque jour son rêve.

Le fait d’espérer réclamait donc une certaine rigueur, il fallait oser prendre un chemin et ne pas s’en détourner, ou alors très peu. Ou simplement croire en la vie et au destin. Croire au meilleur qui viendrait inexorablement en évitant de le formuler trop précisément. Mais tout le problème résidait en ce fait que l’homme avait besoin de fixer son espoir ou son désespoir sur une chose : Un point lointain à l’horizon qui le faisait avancer. D’un certain point de vue même les personnes désespérées avaient leur but : apaiser leur mal être !

Cette femme, tout comme moi, avait eu besoin de chaleur pour maintenir la flamme de son cœur en vie. Elle en avait sans doute souffert à son réveil, mais peut-être qu’un cœur avait besoin d’espérer de nouveau, même si la chute était encore plus grande ensuite ? Mais quel était l’intérêt d’une telle déception ? Espérer dans ce sens ne menait qu’à une destruction…

La réponse était assez simple, tout comme un nageur qui se démène pour récupérer un peu d’air alors qu’il est en train de se battre contre un fort courant. Le cœur humain en cherchant des bouffées d’espoir, essayait de redonner une chance à l’homme de refaire surface. Après tout, qui pouvait dire si le nageur après avoir reprit une nouvelle bouffée d’air n’allait pas réussir à revenir sur le bord de la rivière ? Pour l’espoir, il en était de même...

Mais revendiquer le droit d’espérer, être capable de croire en l’avenir, demandait également une forme d’insoumission à son propre sort. Il fallait un courage immense pour parvenir à envisager d’affronter les ténèbres et toutes les tempêtes pour enfin apercevoir les vallées de l’espoir. La foi n’existait qu’au travers des difficultés que l’on traversait. Mon expérience m’avait appris que des rois puissants et riches espéraient bien moins qu’un homme sans logis. L’espérant était donc condamné à toujours se battre pour croire. Si son cœur était assez fort, si son âme était assez déterminée, il arriverait sans doute à la vallée mythique. Peut-être n’y trouverait-il pas vraiment ce qu’il pensait découvrir, mais il ferait face au bonheur qu’il avait recherché pendant longtemps. Mais sans doute que l’être humain ne pourrait s’en contenter, une fois cette vallée sous ses yeux, l’homme désirerait aller plus loin, voir d’autres choses, et ce faisant, il devrait se définir une nouvelle vallée de l’espoir.

Toutes ces années, j'avais vécu d’espoirs en espoirs. Espérance que je faisais naître dans les yeux des autres, mais n’ayant jamais pris conscience de mon propre besoin de croire...

Je regardai alors la lanterne, la flamme l’emplissait à moitié, mais elle était lumineuse comme je n’aurais jamais pu imaginer la voir luire de la sorte. Je me sentais en paix avec moi-même, et m’imitant elle avait pris une couleur chaude et douce. Je me surpris à apprécier de la voir ainsi, elle était belle et majestueuse. Elle paraissait venue d’un conte de fée, sa clarté n’avait rien d’ordinaire. C’était là comme une lumière de sérénité.

Je me sentais libre et reposé, capable de brûler toutes mes forces pour ce que j’avais découvert. Mes questions se trouvaient apaisées, et m’étendant sur le sol, je glissai lentement dans un sommeil réparateur.

Mon réveil au lendemain me fit envisager toutes ces choses sous un jour nouveau. Je me sentais moins fort que la veille, mais je pris mon cheval et partis en direction de l’auberge. Mon but était de retrouver cette inconnue, mon espérance résidait dans le fait qu’elle aussi avait peut-être ressenti cette impression de se comprendre. Pour mon malheur, je n’appris que peu de chose, rien de suffisant pour la retrouver. Je mis alors mon temps au service de sa recherche. L’homme est parfois étrange, et croire en un but aussi chimérique que de retrouver une personne que l’on connaît à peine, peut suffire pour le faire espérer et avancer.

Mais mes espérances déclinèrent car je n’avais aucune piste à suivre. Pourtant la flamme elle ne faiblissait pas, et selon les chemins que j’empruntais elle se vivifiait, ou bien s’affaiblissait.

L’espoir pouvait-il appeler l’espoir ? Ou bien le cœur de l’homme peut-il sentir dans quelle direction se trouve son bonheur ?

Sans doute qu'un coeur peut voir des sentiers et des signes que le regard conscient de l'homme n’est pas exercé à remarquer.

Il me fallut du temps pour comprendre, mais la petite flamme grandissait selon la direction que je prenais. Évidemment elle tenait compte de mes propres espérances, mais il y avait également autre chose qui l’animait. Ce quelque chose c’était le chant de mon cœur qui répondait à celui lointain d’une autre personne, qui je le souhaitais serait ma belle inconnue. Lorsque je pris conscience de cela, mon voyage se fit en fonction de ce guide impromptu. Je chevauchai de nuit pour ne pas manquer un changement d’intensité du phare qui guidait ma route. Tout comme dans une caverne je suivais cette lumière qui allait me mener à la sortie de mes tourments. Là-bas la vallée du bonheur m’y attendrait peut-être. La flamme à mesure que je l’écoutais, à mesure que je m’approchais de ma destination, devint de plus en plus lumineuse, jusqu’au moment où elle sembla pareil au soleil qui paraît de derrière une montagne au petit matin. Je me trouvais alors devant une ferme isolée, j’étais persuadé que dans cette habitation se trouvait celle de mes pensées.

Ma découverte ne fut pas celle de mes espérances, comme je l’ai dit plus tôt: la vallée de l’espérance n’est pas toujours semblable à nos souhaits. La femme que je rencontrais, n’était pas mon inconnue. Mais son regard me fit tomber sous le charme en un instant. Il ne fallut pas longtemps pour que nous soyons persuadés d’être fait l’un pour l’autre.

Ce devait être vrai car à présent, 35 ans plus tard, elle est toujours ma compagne. Elle n’a pas perdu de sa beauté, tout comme son charme ne semble jamais décroître.

Quand à la lanterne, depuis ce jour elle n’a cessé de briller. En vérité c’est grâce à cette même lanterne que j’écris cette partie du récit de ma vie. Il est dommage que tous les êtres humains ne soient pas maudits par une sorcière. Tout en deviendrait si simple ! Mais je pense que tous les peuples ont cette faculté d’écouter leur cœur et de ressentir en eux la puissance de cette flamme qui vibre selon les passions humaines. Mon mot de fin sera un message voué à faire espérer : Quelles que soient les espérances, quel que soit le royaume où celles-ci mènent, continuez à rêver ! Le résultat ne pourra être qu’étincelant et lumineux !



vanillablue

  • Invité

Juliette

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bon faut que j'imprime pour lire mais je lirais promis !

+ 1 je ne peux pas lire autrement que sur du papier ...


nouche

  • Invité
bon faut que j'imprime pour lire mais je lirais promis !

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+1  voilà j'ai commencé la lecture  :smt023


Le Cancre

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