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Contes de la nouvelle année

Invité · 7 · 3328

vanillablue

  • Invité
Champagne !


Le claquement d'une bouteille de champagne vient emporter la bonne santé.

18 h 42. La pendule c'est arrétée sur 2007 , les rires des voisins se font plus délurés , et la pendule ne fais plus tic tac au mur du salon. Encore un bruit familier qui s'envole avec l'année.

Tout est propre , tout est prêt , bien rangé. Un regard porté , un sourire satisfait. La fête va enfin pouvoir commencer.  Un verre servit et les bulles dansent déjà , juste glacé

Un doigt qui dessine le sourire sur les photos de famille accroché à la poussière , le papier peint à jaunit , le cendrier trop rempli.

Une gorgée pour délier la langue du palais , jetter un regard sur des factures impayées à 31 decembre. Rien ne frissonne rien ne tremble.

Il y a peu le papa noel a porté, un des ces jouets , lourd de poids , lourd de sens . Ceux qui font claquer comme les bouchons de champagne , des cris quant il s'épanouissent dans le silence. Ceux qui font sourire les petits garçons qui jouent au grands soldats.

Un doigt caresse , léger , presque avec sensualité, l'objet tant désiré.

Quant les bouchons s'envoleront , que les gens s'embrasseront , que le joie sera là. Plus une larme à sécher, plus un démon a oublier. L'enfant rira , anonyme au bruit des rires.

Seul les rires et les bouchons de champagne cacheront , les affections , les afflictions juste esquissés.

2008 va sonner , l'enfant va pouvoir jouer, encore une gorgée , la bouteille de champagne est lancée ... Bonne annéeee crie t on à coté. Le bruit claque dans l'appartement d'à côté .

Pour féter,  le vin est tiré et ne connaitra jamais la nouvelle année.




Papa est revenu ....




Edité le : 31 Décembre 2007 à 19:14:51
Papa est parti , il y a bien longtemps , laissé la , laissé bas , une mère qui larmoie , un chien qui aboie et moi. J'ai grandit , poussé , un peu vieillit , ma mère s'est flétrie , criant insultant l'étranger qui un jour l'a visité.

Les noels ont passé, j'ai laissé couler comme des souvenirs étrangers , des tables dégarnies et des jouets bon marché. J'ai parlé aux étoiles , m'inventant des toiles d'un père absent , qui a surement du me manquer. Maman à les cheuveux gris , et vit comme une chauve souris avec ses insomnies.

Je me suis tenu sans rien dire dèrière le carreau à regarder la route , me disant que sans un doute il reviendrait , ce géniteur qui ne savait pas aimer.

40 ans ont passé , je me suis éloigné de la toile d'araignée d'une mère qui m'a aimé et m'a tant déchiré , et un peu avant l'épiphanie le téléphone a sonné.

Hopital Rangueil , chambre 203 . Enfin je le vois... J'entends encore ma vieille mère qui larmoie , le chien qui aboie et moi , me voilà.

40 ans à le chercher , juste pour murmurer plein d'effroie à un homme déjà froid, pourquoi tu ne m'aimais pas ?

Edité le : 31 Décembre 2007 à 19:33:28
Bonne année maman ....


Je souris à mon mari , caresse la tête de mes blondinets , souris aux invités. La fête est parfaite, chacun s'en délecte.

Mon regard fuis , mes pas aussi, quant il glisse et vient vers moi. Mon coeur bat , j'ai 20 ans. 2008 embrassades . Mon mari dans les bras , le regard qui s'en va , loin de là . " Je t'aime ma chérie " ... " Moi aussi mon chéri " surement ...

Mon regard se fait absent , je souris pourtant. Des yeux comme des aimants, les envies des amants , un mari pourtant aimant.

La chaleur de l'alcool , ma tête tourne , je parles plus que de raison , et j'oublie peu à peu les invités dans ma maison, le ménage et mes frustration.

Mon ventre est creux , mon corps en vie , je ris . Le temps passe mon mari va se coucher , m'embrasse dans le cou pour s'excuser. Enfin libérée , les enfants couchés , peu à peu , les invités s'en vont féter chez eux dans l'intimité la nouvelles année.

Les yeux n'esquissent plus , les doigts glissent, la main affirme , et font oublier le danger. Les enfants qui dorment à côté.... Cette satané conujugalité sous le bruit d'un soupir le goût du péché...

Demain il faudra penser à refaire le lit de la chambre d'ami ... demain .... et puis tant pis.

Edité le : 31 Décembre 2007 à 19:55:48
Valsez


C'est une fête de retraité , de celle ou personne ne veut aller, un village pas gai , une fête pour les oubliés. On se restaure entre anciens comme on dit ici pour ne pas qualifier les vieux délaissés .

L'orchestre est là pour faire valser , pas vraiment concerné. Valsez , paso doble , peut être un peu de yéyé.

Les frisettes sont mises en plis , les cols ajustés aussi bien que les dentiers. La valse est lancée !

Les gentlemans de la piste sont là ; prêts à faire tournoyer à mille pas  le coeur des coquettes.

Les langues vont se délier , et les pas de danse laisser glisser une jeunesse pas si vite délaissée.

Peu importe si le guitariste à baillé ...

Edité le : 31 Décembre 2007 à 20:37:25




La revanche de la balance.



Je tourne et je virevolte, gamine trop gatée, je veux tout contrôler.

Complimentez , je ne suis qu'une enfant à minoder, ces vêtements choisis pour me faire envier , pour mieux me faire complimenter. Jolie ? Ah bon vous croyez ?

 Ce soir c'est mon année , je vais briller, vous emporter messieurs , vous faire enrager et mieux me faire désirer. Je ne veux que lui , et il est là devant moi. Je fends le négligé toute une soirée et une journée à me préparer.

Les heures passent désabusée , il ne m'a pas regardé ... Je laisse glisser mes yeux sur leurs bouches collées , tous le monde l'a dit cette nana est trop sympa.

De tout son gras , il la tient dans ses bras , et moi ?
« Modifié: 31 décembre 2007 à 21:21:33 par vanillablues »


vanillablue

  • Invité
Les amis sont partis , la famille aussi , comme un gout perpétuel de gueule de bois ...
Le premier jour de l'année , comme tous les autres est trop froid .

Mon coeur se réchauffe au souvenirs passés si doux et si légers, aux gout de cartes postales disney.
Triste Mickey , troué , rapiécé , pas lavé depuis une éternité.

Il va en contant des contes d'antan , ou la vie n'était que chants, ragotant jours aprés jours un calendrier de l'avant si touchant.
Boire un verre un dernier qui suivra le dernier , enfiler le fil et aller bosser.

Choisir , s'installer , les gens pensent plus a vous en cette période de l'année. Mickey, Donald et les tristes dingos cherchent un peu de chaud, pour continuer à féter les souvenirs passés.

Allons il faut travailler maintenant ... il est temps.

"Une pièce madame , monsieur , bonne année."





Charito

  • Forumeu(r)/(se) aïolisé
  • **********
    • Messages: 12133
Il était une fois une ville dont le prince était d’une sagesse peu ordinaire. Au lieu d’ériger des murailles autour de sa cité, comme c’était l’habitude de son temps, il fit allumer un immense feu sur la grand’ place de l’église.

Pendant les froides journées d’hiver, ce feu réchauffait les habitants loin à la ronde. Pendant les nuits, il illuminait les chemins et les chaumières.

Mais comme le feu se voyait de loin, beaucoup de ceux et de celles qui vivaient dans l’obscurité et dans le froid étaient attirés par sa lueur et par sa chaleur. Ils s’avancèrent de plus en plus nombreux vers la ville. C’est alors que les habitants de la ville déclarèrent que leur prince si sage avait en fait agi comme un fou ! Ils l’enfermèrent dans le clocher de l’église et il nommèrent à sa place un roi qui leur promit de faire de leur cité une ville semblable aux autres. Ainsi fit-il édifier une muraille tout autour de la ville pour que seuls ceux qui se trouveraient dans l’enceinte des murs soient considérés comme ses sujets.......

Beaucoup d’argent et beaucoup d’énergie furent dépensés pour construire les fortifications. ......

Au bout du compte, une bonne partie de la richesse des habitants passa à la construction de ces hauts murs. Un jour, alors que les ouvriers harassés venaient de poser la dernière pierre d’une enceinte suffisamment haute pour qu’on ne puisse ni apercevoir le feu ni parvenir à escalader la muraille, la pluie se met à tomber. Un vrai déluge !

Or la muraille a été si bien construite, elle est si hermétique, que le niveau de l’eau commence à monter dangereusement. ...

L’eau n’arrête pas de tomber et, orages après averses, elle envahit la ville. ... “Allez promptement faire des brèches dans les murs de l’enceinte, faites tomber les murailles et vous serez sauvés.”

Ils reconnaissent la voix de la sagesse et ils ne tardent pas à suivre ce conseil. Dès que les premières brèches sont faites, l’eau se met à ruisseler à l’extérieur de la ville, les rues réapparaissent et les flammes du feu reprennent leur souffle.

Lorsque la pluie cessa de tomber, l’homme sage fut rétabli comme prince de la ville et le reste des murs fut abattu.

Le prince dit alors à ses sujets : “ Bannissez la peur du milieu de vous. Plutôt que de vous ruiner et de perdre votre force à édifier des murailles qui vous emprisonnent, laissez celles et ceux qui en ont besoin prendre une petite flamme de votre grand feu. Puis, donnez-leur juste de quoi allumer à leur tour sur les places de leurs villes et de leurs villages un feu qui éclaire et qui réchauffe. ”

Peu à peu des feux s’allumèrent à tous les coins de l’horizon et on entendait des murs tomber à gauche et à droite, au Nord et au Sud. Feux de joie, feux de vie. Les cloches des Eglises carillonnaient pour célébrer l’année de la Restauration. Cette année allait vraiment être nouvelle !

Par la suite, il y eut des rois et des peuples qui oublièrent ces événements. De nouveaux murs et de nouvelles exclusions virent le jour. Mais ceux qui savent écouter peuvent toujours entendre, en haut du clocher, tout près de la croix, la voix d’un enfant raconter l’histoire de l’homme sage qui a fait détruire les murailles pour sauver la ville et ses habitants. Peut-être deviendront-ils à leur tour des faiseurs de brèches !


Maurice Gardiol


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*celine*

  • Invité
La jarre abimée !

Un porteur d'eau indien avait deux grandes jarres, suspendues aux deux extrémités d'une pièce de bois qui épousait la forme de ses épaules.

L'une des jarres avait un éclat, et, alors que l'autre jarre conservait parfaitement toute son eau de source jusqu'à la maison du maître, l'autre jarre perdait presque la moitié de sa précieuse cargaison en cours de route.

Cela dura deux ans, pendant lesquels, chaque jour, le porteur d'eau ne livrait qu'une jarre et demi d'eau à chacun de ses voyages.

Bien sûr, la jarre parfaite était fière d'elle, puisqu'elle
parvenait à remplir sa fonction du début à la fin sans faille.

Mais la jarre abîmée avait honte de son imperfection et se sentait déprimée parce qu'elle ne parvenait à accomplir que la moitié de ce dont elle était censée être capable.

Au bout de deux ans de ce qu'elle considérait comme un échec permanent, la jarre endommagée s'adressa au porteur d'eau, au moment où celui-ci la remplissait à la source.

"Je me sens coupable, et je te prie de m'excuser."

"Pourquoi ?" demanda le porteur d'eau. "De quoi as-tu honte ?"

"Je n'ai réussi qu'à porter la moitié de ma cargaison d'eau à notre maître, pendant ces deux ans, à cause de cet éclat qui fait fuire l'eau. Par ma faute, tu fais tous ces efforts, et, à la fin, tu ne livres à notre maître que la moitié de l'eau. Tu n'obtiens pas la reconnaissance complète de tes efforts", lui dit la jarre abîmée.

Le porteur d'eau fut touché par cette confession, et, plein de compassion, répondit: "Pendant que nous retournons à la maison du maître, je veux que tu regardes les fleurs  magnifiques qu'il y a au bord du chemin".

Au fur et à mesure de leur montée sur le chemin, au long de la colline, la vieille jarre vit de magnifiques fleurs baignées de soleil sur les bords du chemin, et cela lui mis du baume au coeur. Mais à la fin du parcours, elle se sentait toujours aussi mal parce qu'elle avait encore perdu la moitié de son eau.

Le porteur d'eau dit à la jarre T'es-tu rendu compte qu'il n'y avait de belles fleurs que de ton côté, et presque aucune du côté de la jarre parfaite? C'est parce que j'ai toujours su que tu perdais de l'eau, et j'en ai tiré parti.

J'ai planté des semences de fleurs de ton coté du chemin, et, chaque jour, tu les as arrosées tout au long du chemin.

Pendant 2 ans, j'ai pu grâce à toi cueillir de magnifiques fleurs qui ont décoré la table du maître. Sans toi, jamais je n'aurais pu trouver des fleurs aussi fraîches et gracieuses.

Morale de l'histoire: Nous avons tous des éclats, des blessures, des défauts. Nous sommes tous des jarres abîmées.

Certains d'entre nous sont diminués par la vieillesse, d'autres ne brillent pas par leur intelligence, d'autres trop grands, trop gros ou trop maigres, certains sont chauves, d'autres sont diminués physiquement, mais ce sont les éclats, les défauts en nous qui rendent nos vies intéressantes et exaltantes.

Vous devez prendre les autres tels qu'ils sont, et voir ce qu'il y a de bien et de bon en eux. Il y a beaucoup de positif partout.

Il y a beaucoup de bon en vous. 

Edité le : 02 Janvier 2008 à 01:36:04
Un homme trouve le cocon d'un papillon. Un jour, il voit une petite ouverture apparaître et il passe plusieurs heures à observer le papillon qui essaie de sortir par le petit trou. Puis soudainement, le papillon ne semble plus faire de progrès. C'est comme s'il était à la limite de sa capacité et qu'il ne pouvait pas aller plus loin. L'homme décide donc d'aider le papillon.

Il prend des ciseaux et coupe le reste du cocon. Le papillon en sort ensuite facilement. Mais il se produit quelque chose d'étrange. Le corps du papillon est gonflé et ses ailes sont ratatinées. L'homme continue à observer le papillon et s'attend à ce qu'à tout moment, les ailes grandissent pour soutenir le corps qui se contractera avec le temps. Mais cela ne se produit pas. Le papillon passe en effet le reste de sa vie à se traîner, avec un corps gonflé et des ailes déformées. Il n'arrive jamais à voler.

Ce que l'homme, dans son empressement et animé par des sentiments de compassion, n'avait pas compris, c'est que la constriction exercée par le cocon et la lutte exigée du papillon pour sortir par la petite ouverture étaient les moyens prévus par Dieu pour pousser le liquide du corps du papillon vers ses ailes pour qu'il soit prêt à prendre son envol une fois sorti du cocon. Parfois, les luttes sont exactement ce dont nous avons besoin dans la vie.

Si Dieu nous permettait de traverser la vie sans obstacles, nous deviendrions infirmes. Nous ne serions pas aussi vigoureux que nous aurions pu l'être. De plus, nous ne pourrions jamais prendre notre envol.

J'ai demandéla force... Et Dieu m'a donné les difficultés pour me rendre fort.
J'ai demandé la sagesse... Et Dieu m'a donné des problèmes à résoudre.
J'ai demandé la prospérité... Et Dieu m'a donné un cerveau et des muscles pour travailler.
J'ai demandé de pouvoir voler... Et Dieu m'a donné des obstacles à surmonter.
J'ai demandé l'amour... Et Dieu m'a donné des gens à aider dans leurs problèmes.
J'ai demandé des faveurs... Et Dieu m'a donné des potentialités.
Je n'ai rien reçu de ce que j'ai demandé...
Mais j'ai reçu tout ce dont j'avais besoin


vanillablue

  • Invité
A way with the blues ... ( chanson ratée )


2007 avait peiné , on avait souhaité que la belle année fasse oublier nos histoires passées.

Il n'aura pas suffit d'une année , pour que les voeux soient emportés. Comme des rêves déchirés , un espoir mal aimé.

Comme le conte d'un 14 février , le vent balaie , ramène à la réalité.

Gueule de bois enfin là. La chaleur du jour s'en va , sur nos corps si peu réchauffé au soleil d'hier , des  températures d'hivers. A peine levé aussi vite couché.

Un rêve d'été s'en est allé , retour a la réalité. Février emporte les cache-nez , sur des mentons frigorifiés , pour  éponger des larmes cachées.

It's my man , Billie holiday viennent ponctuer, le sol d'une triste cité. Que certains disent illuminée les jours d'étés.

Le jour s'est couché , un soir de février.



http://www.dailymotion.com/relevance/search/billie%2Bholiday/video/x2t57v_billie-holiday-my-man_music











Edité le : 14 Février 2008 à 20:39:21
C'est la vie ...

Roulez , poussez , ballons endiablés.

L'enfant rit aux éclats , laisse ses parents las. D'un sourire esquissé , les maux de têtes ont gagnés.

Soufflez , hurlez , parents fatigués.

Parents lassés , vous auriez tant aimé , 5 minutes l'oublier.

Oubliez , soupirez, humains limités.

Humains dépassés , oubliez, fêtez
Buvez, laissez , anonyme du bar d'à côté.

Cinq minutes ont passé ... en route vers l'éternité.

vrombissez moteurs endiablés..

Craquez , brisés , pti corps ensanglanté.

Parents soulagés ,soufflez, cinq minutes ont passés.







vanillablue

  • Invité
Ses talons battent le pavé toute la journée ... Parfois une bonne partie de la nuit .

Une femme delaissée , seule et abandonnée au mépris des hommes passant insultant , narguant  mais toujours regardant.

Elles esquive les trop longues conversation.

Et porte sur elle le poids d'un métier bien trop dur à assumer, les pas se suivent et se ressemble , la clientèle aussi.

Stationner , regarder , apposé d'un regard las , aller plus bas ,toujours plus bas au coin des rues qui finissent pas se ressembler.

Hivers , comme étés , un métier éculé , une jupe toujours bien repassé et des doigts gelé.

Et le soir rentrer se terrer et essayer d'oublier les agressions et chaque matin se relever pour mieux aligner cette mission de salubrité inavouée...










Pervenche quel sale métier ...


vanillablue

  • Invité
Laissez vous ensevelir par des pages dédiée.
Un moyen comme un autre pour ne plus penser.
Pendant que d'autres roulent sous le gravier.
On expédie milles pages annotées , autant de sérieux...

Autant de futilités pour ne pas voir en tout lieux
Qu'on laisse sa vie filer entre deux dossiers.
A courir aprés une certaine réussite
Pour mieux ce laisser aller dans la fuite.

Maitriser, rendre tout lisse
Un monde sans aspérités
si parfait que tout glisse
rien ne crisse.

S'oublier.


 

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