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Histoire d'amour aux Pierres Plates ( Conte )

fanny13 · 19 · 4244

fanny13

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Il s'en passe des choses aux Pierres Plates.
          Romance aux Pierres plates

 
   Tous les matins, un petit vieux habitant le quartier du Panier venait pêcher aux Pierres Plates. Il installait son petit pliant au bout de la jetée, sortait hameçons, appâts, salabre, et vissait un chapeau sur sa tête. Enfin prêt, son visage buriné et ses yeux bleus regardant l’horizon, la journée pouvait commencer en beauté. Ce n’est pas la quantité de poissons qu’il prenait qui l’intéressait, mais là, seul face à la mer il se sentait libre de penser aux voyages lointains de sa jeunesse. Il avait parcouru toutes les mers du monde, mais la Méditerranée était pour lui la plus belle.

       Au soleil couchant, il remontait les ruelles étroites de son quartier avec son maigre butin, mais ce qui l’intéressait surtout c’étaient ces moments magiques passés au bord de l’eau. Au large de la grande jetée il voyait passer les jonques de Chine, les pirogues de la Polynésie garnies de fleurs exotiques, et la tête pleine des chants mélodieux de ces paradis enchanteurs il regagnait sa modeste demeure. Les Girelles, les Gobies, les Roucaous et les crabes, qui logeaient dans les roches des Pierres Plates le connaissaient bien, car depuis des années passées assis sur son pliant il était devenu leur ami. Quelques fois, le soir avant de partir, il leur disait  «  Au revoir et à demain »
Une  belle Girelle royale aux couleurs chatoyantes venait souvent se pavaner devant sa canne à pêche, elle tournoyait devant l’hameçon, le narguant avec des regards de sirène, mais jamais elle n’approchait trop prés de ce redoutable engin, car elle était maligne et savait que la mort était au bout de ce crochet. Au fil des ans, une amitié s’était nouée entre elle et le pêcheur solitaire, et ses arabesques nautiques étaient devenues un rituel pour tous les deux.
 Elle s’amusait à le taquiner, allant même jusqu’à faire des bonds hors de l’eau, le regardant droit dans ses yeux bleus, une romance était née sous le beau soleil de provence.
Seulement voila, comme dans toute histoire d’amour il y avait un troisième personnage, et celui là étant particulièrement, jaloux les œillades de notre aguicheuse n’étaient pas du tout à son goût. Cet amoureux transi était aussi laid que la Girelle était belle.
 De couleur grisâtre, les lèvres lippues, les yeux globuleux, la tête aplatie, deux horribles ventouses sur son ventre mou venaient couronner le tout. Cette erreur de la nature, c’était un Gobie malheureux, mais notre sirène qui en avait peur l’ignorait totalement. L’histoire de la belle et la bête recommençait aux Pierres Plates.
       Un énorme Poulpe vautré sur son rocher sentant que le drame était proche, ferma ses lourdes paupières et s’étalant un peu plus, reprit son petit somme. « Dire que nous allons tous finir dans la même casserole, çà ne vaut pas la peine de se chamailler pour si peu », dit un gros Roucaou passant par là accompagné d’une petite Roussette. Seul le crabe avait la larme à l’œil en imaginant la suite dramatique des événements, et il n’avait pas tort.
A force de voir sa bien- aimée charmer le vieux pêcheur des idées de meurtre germèrent dans la tête de notre Quasimodo des mers. Mais comment se débarrasser à tout jamais de ce rival ? Là était la question : tout seul, je n’y arriverai jamais, il me faut de l’aide, mais de qui ? Le soleil descendant doucement sur l’Estaque pour se coucher, tout ce petit monde aquatique en fit de même.
 Notre vieil ami reprit tristement le chemin de sa triste demeure où personne ne l’attendait, les ruelles tortueuses du Panier lui semblèrent plus tristes que d’habitude. Veuf depuis de nombreuses années, la seule passion qui comblait sa solitude était la pêche aux Pierres Plates et surtout ses rendez vous  amoureux avec notre coquine de Girelle.
   
      L’été venant de prendre fin, Septembre arriva, l’air était plus doux et le soleil moins ardent descendant plus tôt derrière les collines de l’Estaque, les parties de pêche furent écourtées.
 Bientôt l’hiver et les fêtes de Noël en solitaire, pour notre vieil ami c’était la période la plus dure de l’année.
Il se rappelait ces Noëls d’antan avec sa femme et tous ses enfants réunis autour de la grande table recouverte d’une nappe immaculée, tous ces plats qu’il aimait tant et en particulier ces pieds - paquets faits maison ; fermant les yeux, l’odeur particulière de cette spécialité marseillaise vint lui titiller  les narines.
 Et surtout la messe de minuit à la Cathédrale toute proche, les chants  sacrés entonnés par les habitants du quartier résonnaient encore à ses oreilles.
 Hélas, tout cela était bien fini : son épouse était morte, ses enfants étaient partis habiter dans toute la France et il se retrouvait seul malgré les appels téléphoniques, car ce moyen de communication ne remplaçait pas la présence des êtres que l’on aime et surtout le grand  bonheur de les serrer dans ses bras. Enfin ses amis les poissons arrivaient un peu à combler ce vide affectif et surtout cette  Girelle enjôleuse qui lui faisait les yeux doux malgré les regards assassins de l’affreux Gobie.
 Mais ce dernier n’avait pas abandonné pour autant ses envies de meurtre envers notre vieil ami le pêcheur, il avait le temps et cette affaire n’étant pas urgente, le tout était de bien organiser l’attentat. Il avait décidé de supprimer définitivement cet obstacle entre lui et sa bien- aimée : lorsque l’on est un Gobie des Pierres Plates, tous les moyens sont bons pour arriver à ses fins, le tout était de trouver celui qui mettrait ses projets à exécution et une petite idée commença à germer dans sa tête de monstre aquatique.

       A une encablure de la jetée vivait un horrible Congre aussi bête que méchant, tous en avaient très peur car il faisait régner la terreur dans les fonds marins du Vieux Port de Marseille. Lorsqu’il sortait de son repaire pour chasser tous les poissons se terraient dans leurs trous afin de ne pas lui servir de dîner. Sans pitié, d’une férocité incroyable il avalait tout ce qui passait à proximité de sa monstrueuse gueule garnie d’une multitude de dents acérées. De son œil unique, l’autre ayant été perdu lors d’une bagarre avec une énorme murène aussi laide que lui, il cherchait de son regard de cyclope si quelque imprudent ne le connaissant pas allait oser s’aventurer sur son territoire de chasse.
 Mais rares étant ceux qui ignoraient sa sinistre présence il restait bien souvent sur sa faim, ce qui ne faisait d’augmenter son agressivité légendaire. Naturellement, le Gobie et lui étaient amis, aussi affreux et méchants l’un que l’autre une grande complicité s’était établie entre ces deux démons, non pas qu’ils s’adoraient, mais leurs mauvais coups respectifs les remplissaient de bonheur, et croyez moi ils étaient nombreux. En pensant à lui, notre Gobie eut un petit sourire pas catholique du tout qui ne présageait rien de bon pour l’avenir de notre petit pêcheur, dont le destin allait brusquement chavirer. Comme vous pouvez le constater sous leur calme apparent, les eaux des Pierres Plates étaient un repaire de brigands sans vergogne.
      Novembre puis Décembre arrivèrent, un mistral glacial soufflant souvent sur Marseille obligea notre vieil ami à espacer ses parties de pêche le privant du même coup de ses rendez vous amoureux. Cela le rendait triste, mais l’espoir du retour des beaux jours mettait un peu de baume dans son pauvre cœur. Les fêtes furent aussi tristes que les autres années mais le soir du 24 il alla tout de même souhaiter un Joyeux Noël à sa dulcinée en espérant qu’elle n’avait pas fini sa courte vie dans une marmite. Ce soir là, le vent étant plus violent que d’habitude, c’est complètement frigorifié qu’il regagna sa vieille bicoque sinistre. De grands frissons commençant à parcourir son corps amaigri, il avala en vitesse une boisson chaude et se pelotonna sous son édredon de duvet, celui là même qu’il avait reçu en cadeau de mariage.
 
   Grelottant toute la nuit et une forte fièvre s’emparant de lui il fit des rêves dans lesquels il dansait et faisait des arabesques avec la petite Girelle aux couleurs chatoyantes. Le délire qui  le tenaillait lui faisait voir des jonques chinoises, des pirogues tahitiennes couvertes de fleurs odorantes, des paysages enchanteurs, il entendait les chants des oiseaux exotiques tout ce qui avait fait son bonheur durant ses voyages au bout du monde venait lui tenir compagnie dans sa modeste chambre.
 Mourir ainsi dans cet état second étant son vœu le plus cher un beau sourire irradia soudain son beau visage buriné par les embruns du large, et une larme coula de ses yeux bleus délavés par les mers et les océans parcourus durant sa folle jeunesse. Mais, le sort en ayant décidé autrement, au bout de trois jours la fièvre tomba et avec elle s’envolèrent ses chimères. Le bon Dieu dans sa mansuétude n’ayant pas voulu de son âme, il comprit alors que sa triste et solitaire route, n’était pas encore finie. Lentement ses forces lui revinrent et l’espoir envahit à nouveau son cœur à l’idée de revoir bientôt sa bien aimée. La douloureuse épreuve qu’il venait de subir n’était rien en comparaison de l’absence de sa petite Girelle adorée. Peu à peu il commença à grignoter comme un moineau qui sort d’une longue convalescence, le matin un verre de lait avec quelques biscuits, à midi un peu de jambon et un fruit, et le soir un bout de fromage et une pomme. Vous me direz ce n’est pas grand-chose, mais cela signifiait que l’envie de vivre était plus forte que tout et aussi que l’idée de sa mort prochaine était sortie de son esprit.

         Le matin, le jour se levait  un peu plus tôt et la nuit enveloppait la ville un peu plus tard, tous ces petits signes imperceptibles annonçaient le retour du Printemps. Notre vieil ami était rempli de joie à la perspective de ses nouvelles parties de pêche aux Pierres Plates et surtout de ses retrouvailles avec cette coquine aux couleurs chatoyantes. Mais l’arrivée des beaux jours étant proche, le Gobie jaloux avait retrouvé ses envies de meurtre, il fallait en finir avec cette romance, cela commençait à bien faire. Il avait eu tout l’hiver pour mijoter son affreux projet, et le Congre diabolique allait servir ses intentions macabres, c’est à dire supprimer le pêcheur trop entreprenant.

Avril étant là tout le monde reprit ses habitudes, et naturellement notre ami retrouvant son pliant, ses  cannes à pêche et son célèbre chapeau vissé sur sa tête aux cheveux blancs comme neige repartit vers son lieu de délices : les Pierres Plates. Pourvu qu’elle soit là ! Pourvu que le froid ne l’ai pas tuée ! Autant de questions qui se bousculaient dans son esprit pendant qu’il descendait les ruelles  du Panier. Arrivé à destination, un soleil caressant l’accueillit d’autres pêcheurs étaient déjà là, attirés par la douceur de ce Printemps précoce si particulier à notre chère Provence. Enfin l’hiver douloureux était fini, la vie était belle et les amours encore plus ardentes, les amours, oui, mais aussi la haine tenace et féroce de ce monstre de Gobie.
A peine installé à sa place habituelle, il scruta les fonds marins et là, oh joie ! Il vit une forme élégante et langoureuse qui nageait vers lui en se tortillant comme une sirène perverse. Elle était vivante, elle l’attendait depuis tout ce temps et les mauvais jours furent effacés d’un seul coup.
 Son cœur se mit à battre plus vite et des larmes de bonheur coulèrent sur ses vieilles joues ridées. La nouvelle saison de pêche s’annonçait bien, mais ce qu’il ne savait pas c’est qu’elle allait être meurtrière et surtout qu’elle serait la dernière de sa vie.
Le Congre, affamé par ces longs mois d’hiver, rôdait entre les rochers à la recherche de la moindre proie, même une petite Favouille serait la bienvenue après cette période de disette, une imprudente petite Castagnole qui passait par là commença la saison dans la gueule du tueur. Notre Gobie observant, de loin, le manége de son acolyte car il ne souhaitait pas compléter le menu de ce sanguinaire, attendit le moment propice pour se rapprocher de lui et venir lui dire  bonjour, les deux hypocrites furent contents de se retrouver : enfin ils allaient calculer à nouveau quels mauvais coups ils allaient pouvoir organiser  ensemble. Le plan de l’amoureux éconduit était simple et expéditif, il fallait tuer le vieux pêcheur  le plus rapidement possible avant l’arrivée de l’été.
Devant cette perspective alléchante, le monstre affamé ouvrit sa large gueule bardée de dents acérées en un immense sourire cruel, enfin quelque chose d’intéressant se présentait à lui. Ce meurtre lui serait facile à exécuter le tout étant de mettre en place une exécution parfaite.  N’oublions pas que cet énergumène mesurait au moins 3 mètres de long et pesait au bas mot 10 k de méchanceté ; il demanda quelques jours de réflexion afin de peaufiner l’attentat. Deux jours plus tard, tout était en place dans sa tête de dégénéré et c’est le cœur rempli de fierté qu’il rencontra le Gobie pour lui faire part de sa stratégie. Ce qu’ils se dirent nul ne le saura jamais, mais à leurs airs réjouis ils semblaient très heureux du mauvais coup qu’ils allaient commettre ensemble. Lorsque deux génies du mal se réunissent, c’est fou ce qu’ils peuvent inventer pour nuire à autrui, et ces deux là ne manquant pas d’imagination, le pire était à redouter.

Le soleil illuminait le Vieux Port en ce beau matin de Juin, les Gabians tournoyaient dans le ciel bleu azur en poussant des petits cris de joie, enfin l’hiver était fini. Notre ami le pêcheur, tout content de retrouver ses chères Pierres Plates descendit d’un pas allègre les ruelles du Panier qui lui semblèrent tout à coup moins tortueuses. Arrivé à son poste habituel, il s’installa sur son petit pliant, aussi vieux que lui, et regardant la mer un immense bonheur l’envahit enfin je vais retrouver mes amis les poissons et surtout ma bien aimée. Décidément, la vie était belle !!
Il garnit sa canne à pêche d’un bel appât et la  lança dans l’eau en attendant une belle touche, n’étant pas pressé il sortit un bout de pain et un morceau de fromage pour son repas de midi. Tout à coup, sa canne plia dangereusement l’avertissant qu’un gros poisson venait de mordre à l’hameçon, et celui là était d’une taille gigantesque, la prise de sa vie ou plutôt celle de sa mort. Car le monstre qui était au bout de sa ligne vous l’avez deviné c’était le Congre qui venait d’exécuter sa  macabre mission. Le pêcheur lutta désespérément mais en vain, à bout de forces il tomba à l’eau et se laissa entraîner vers la sortie du port en direction de la  haute mer. Que faire face à une furie pareille à part prier Dieu que ce cauchemar prenne fin le plus vite possible ?
La petite Girelle, qui avait assisté à ce drame se lança aussitôt à la poursuite de son grand amour, elle nagea de toutes ses forces, mais devant un poisson aussi monstrueux, la lutte étant inégale, elle renonça et dans un dernier sursaut se coucha sur le dos et se laissa couler au large de Marseille. Désormais, elle  dort auprès de notre pêcheur et rien ne pourra jamais plus les séparer. Malgré la ténacité et la cruauté du satanique Gobie et de son complice le diabolique Congre, les liens qui unissaient ces deux êtres fous d’amour ont été les plus forts.
Quant à nos meurtriers, ils furent capturés dans les mailles d’un filet traîné par un chalut et finirent leur ignoble vie ensemble dans la même bouillabaisse. Comme quoi le Roucaou n'avait pas tort en disant : «  A quoi bon être méchants pour finir dans la même marmite »
« Modifié: 05 juin 2009 à 22:45:47 par fanny13 »


Coco

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hermine

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C'est très très bien imaginé et raconté. :smt007
J'ai très bien visualisé le gentil pêcheur triste, la jolie girelle qui dansait, l'énorme congre  méchant. :smt045
Et j'adore la fin.
 


Charito

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Joli conte .. plein de poésie  :smt007  :smt007

Tu es douée Fanny !  :smt023

Si tu peux corriger ce verbe en trop :  " elle est dort auprès de notre pêcheur " ;)

Je ne sais pourquoi mais ce vieux pêcheur me fait penser à Pétanque  :smt007



fanny13

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Si tu peux corriger ce verbe en trop :  " elle est dort auprès de notre pêcheur " ;)

Je ne sais pourquoi mais ce vieux pêcheur me fait penser à Pétanque  :smt007

Erreur corrigée, moi je pensais à mon grand père qui allait toujours pécher là. :smt007  

Edité le : 05 Juin 2009 à 22:59:28
Je dois vous dire que je participe à des concours de poésies, contes, nouvelles, j'ai eu de nombreux prix: Académie Poétique et Littéraire de Provence, grand Prix de la Mairie des 4°/5° arrondissements, etc
  mais celui dont je suis la plus fière, c'est le Prix Marcel Pagnol organisé par les amis de M Pagnol, à la rentrée je fais celui d'Allauch il est assez coton , mais je vais bien voir. Je ne fais lire mes récits qu'à des amis , c'est la raison pour laquelle je les ai mis sur le forum. :smt007


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Merci pour ce joli cadeau Fanny et surtout continue, tu es douée...  :smt007  :smt023


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Magnifique Fanny, même si c'est trop triste pour moi .....
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sourire

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Ce conte fany, c'est un conte pour ton grand-père, pour le père de Stokofish, pour mon Papa à moi,

c'est un conte pour tous les enfants du soleil, de la terre, et de nostre mar.

C'est un conte pour tous les enfants de la Terre, qui sauront toujours, parce que leur grand-père, leur père, leur papa..........leur auront dit cette simple phrase :

"hé tu viens petit" ............je vais te montrer les merveilles du monde............
celles qui sont là, sous tes yeux, tes pieds, au bout de ta ligne,

une main tendue, un regard, une canne à pêche.............viens pitchoun, pitchounette, .................... :smt007


fanny13

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Charito

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Cette histoire d'amour nous montre aussi qu'un papy ou une mamy ça peut être irremplaçable pour la douceur de vivre, le réconfort et la chaleur humaine.

Je crois que les grand-pères et les grand-mères d'antan sont des personnages qui nous manquent dans nos sociétés modernes éclatées.

C'est pour cela Fanny que ce compte me plait tant je crois. Il nous redonne un papy si nous n'en avons pas eu, ou bien il nous redonne la mémoire d'un papy qu'on a aimé.  :smt007

Ce papy qui s'ennuie et qui n'a plus que les poissons et sa girelle pour meubler sa solitude, c'est bien le sort réservé à trop de grand-parents aujourd'hui.  :-| 


marsouin

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avoir une girelle au bout de la ligne est un espoir innoubliable et seul le pecheur peut sans avoir peur, sortir de sa cachette un très beau poisson;;


Coco

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fanette

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Fanny13, je fonds littéralement quand tu parles (si bien) de Marseille !  :smt023
C'est beau, beau !!!  =D>  =D>  =D>

Marsouin comment vas-tu ?? Gros bisous et bonne année !!



fanny13

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Je ne pensais pas que ce post allait revenir, merci Mr Marsouin, mais en ce moment aux Pierres Plates les girelles ont mis leurs doudounes.  :smt005


sourire

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 :smt005  :smt082  :smt005
oui, la girelle a mis sa doudoune :D (je n'ai pas pu résister ;) )

Coucou, mon Marsouin, trop heureuse de te revoir sur nos lignes :smt007


Charito

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Bonne idée que ce petit up !  :smt023

Ça nous permet de faire un petit coucou à tous les papys et toutes les mamys du forum !  :smt039



 

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