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Banjo du Jamaïcain McKAY - Marseille des années 20

sin prisa · 54 · 11537

sin prisa

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 :D Quelqu'un a-t-il lu ce livre que Moussu T recommande vivement?

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Nomade de corps et de plume, l'écrivain jamaïcain livre dans ses mémoires un portrait saisissant des haut lieux des années 20-30. Itinéraire d'un témoin exemplaire.

Il y a deux ans, les éditions André Dimanche rééditaient Banjo, roman que publia en 1928 Claude McKay. Ce fut l'occasion de redécouvrir cet écrivain d'origine jamaïcaine, bourlingueur insatiable. Banjo, roman construit par épisodes, rendait à merveille le Marseille des années 20 -le quartier de "la fosse " défiguré par la suite-, l'irruption du jazz en France, et, surtout, posait un regard singulier sur la vie des différentes communautés qui vivaient en ces lieux. Bien qu'il y eût là un témoignage -hélas!- toujours actuel sur la vie des minorités, Banjo, par sa truculence, s'il révélait un écrivain injustement oublié, pouvait encore masquer le témoin d'exception que fut McKay.


fanette

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Oui, je l'ai lu, Sin ! Je n'ai pas accroché !

Pour une raison bien légère, peut-être, par rapport à la qualité du roman !
C'est que je n'aime pas ce Marseille que certains imaginent ou décrivent comme ayant réellement existé (et qui a existé, je n'en doute pas ; mais c'est un Marseille que je ne connais pas et que je  veux ignorer  :cache: ) : ses tripos, ses prostuées et ses maisons closes, ses voyoux....
J'en suis lasse ! Dommage, je n'ai retenu que cela dans ce roman et je n'ai même pas voulu le terminer !  :-s





sin prisa

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Born_to_be_Marseillaise

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Mildiou

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Je remonte ce sujet pour le plus grand plaisir de Fanette :mrgreen:

A l'occasion du concert de demain soir de Moussu T et Arlee Leonard à la cité de la Musique, voici quelques liens concernant Claude McKay, poète jamaïco-américain qui a vécu à Marseille dans les années 20.

Interview très intéressante qui date de février 2008 d'Armando Coxe (Cocotte Musique) à propos de l'auteur.
On y apprend pas mal de choses sur le quartier de "la fosse", disparu pendant la 2eme guerre mondiale.

http://histoires-marseillaises.blogsthema.marseille-provence2013.fr/archives/41
http://www.myspace.com/claudemckay
« Modifié: 25 mars 2009 à 12:18:36 par Mildiou »


fanette

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Le myspace est passionnant !! Il a été fait par Moussiu T, je pense, même si ça n'est pas dit explicitement ! Sur un petit film en bas de page, ils parlent "d'Holocauste Noir" ! C'est la première fois (justifiée à mon avis) qu'on parle d'holocauste, me semble-t-il, pour les Noirs !

Ben, ça m'a donné envie de relire le livre !

D'ailleurs Sin ne nous a pas donné son avis sur le livre ?!  :-k



jipé_du_34

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jipé_du_34

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Commandé, reçu, et commencé à lire.

Pour bien l'apprécier, faut faire tourner ça en boucle en fond sonore, shake that thing
histoire d'être dans l'ambiance car ce livre parle surtout de la vie des blacks à Marseille vers 1930, moitié docker moitié musicien et moitié clochard, oui, ça fait 3 moitiés,  :mrgreen:

Extrait :
Citer
Ils trouvèrent le Café africain fermé. Alors, ils quittèrent le quai une fois de plus et Banjo leur fit gravir l'une des ruelles de la Fosse, mal éclairée et jonchée de détritus. De chaque côté de la ruelle s'ouvraient des sortes de cubes ou de cases, exiguës et malpropres où l'on apercevait seulement les filles debout sur le seuil, gesticulant et appelant d'une voix ridicule : « Viens ici, viens ici ! » Et elles répétaient les expressions obscènes apprises des marins anglais dans des bordels minables.

En lisant ça, on peut comprendre que les édiles aient décidé de profiter de la présence  allemande pour raser tout ça en '43.

Ah, si vous l'achetez, conseil, commencez la lecture par la postface, car elle éclaire certains aspects du roman.

Allez, on en reparle quand j'aurai terminé (pas grand monde, ici, en ce moment je trouve)...


A l'occasion du concert de demain soir de Moussu T et Arlee Leonard à la cité de la Musique, voici quelques liens concernant Claude McKay, poète jamaïco-américain qui a vécu à Marseille dans les années 20.

Liens morts, comme bien souvent sur le web...  :smt102
« Modifié: 07 août 2015 à 17:18:34 par jipé_du_34 »


Marielabeille

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De nouvelles clés pour encore mieux comprendre la vraie histoire de Marseille, celle des rues ?  ;)


jipé_du_34

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Salut, Marielabeille
De nouvelles clés pour encore mieux comprendre la vraie histoire de Marseille, celle des rues ?  ;)
Ben je sais pas trop, car ça part en cahotant (j'ai pas dit "ça part mal", hein, me faites pas dire ce que j'ai pas dit  :mrgreen:)...
On ouvre un nouveau fil ou on continue ici ? Bah, y a qu'à continuer, des fois que ça fasse réapparaître les primo-posteurs du fil (on va avoir besoin d'eux).

Alors voilà, et d'abord et pour me faire bien voir et pour poser le sujet, géographiquement parlant, je me suis inspiré d'une carte de 1914 (EDIT trouvée Dieu seul sait où trouvée là, il y a un défaut en haut à gauche [3 carrés x 2 moins lumineux] j'ai essayé de rattraper, mais c'est limite impossible, désolé /EDIT) extraite d'un bouquin intitulé "handbook for travellers" d'un certain Karl Baedeker, que j'ai annotée en rouge avec les parties qui nous concernent, et en rouge transparent pour marquer ce fameux Quartier Réservé tel qu'indiqué par le traducteur (si vous enregistrez l'image, elle sera un peu + grande que ce qu'on voit ici) :



Ensuite, comme j'avance dans ma lecture, j'ai relevé ce point qui me parait bizarre et suspect (c'est moi qui mets en gras) :
Page 28
Un jour il se montra très loquace sur ses projets, après avoir sucé du vin dans les docks. [...] En plus de Banjo, il y avait là Malty, Ginger et Bugsy. Quand ils en eurent fini avec le vin, ils firent une descente sur un tas de cacahuètes, en remplirent leurs poches, et s’en allèrent en file indienne par le pont transbordeur pour s’étendre au soleil sur la jetée.
Donc les docks en question sont quai de Rive Neuve ? Ou place aux Huiles ? Puisqu'ils traversent le port pour aller sur la jetée.

Page 42
Ayant déjeuné [on ne sait pas où -- quai de Rive Neuve ? Ils n'y vont jamais ! Et pourtant], Malty et Banjo prirent le pont transbordeur pour aller sur les quais de l’autre côté du port. Dengel les rejoignit. [...] Il ne se préoccupait jamais de manger. La joie de son existence, c’était le vin des docks. Il connaissait toujours quelque barrique commodément située que l’on pouvait délester sans problèmes.
« Viens boire du vin, dit-il, si t’aimes le vin doux. On en a trouvé une barrique de bon, très bon, très sucré. »
Banjo et Malty le suivirent. Dans un recoin obscur, contre un wagon de marchandises, ils découvrirent Ginger, Bugsy et trois Sénégalais armés de tuyaux en caoutchouc en train d’aspirer, titubant au-dessus d’une barrique de vin doux. [...]
Satisfaits et repus, ils regagnèrent l’extrémité presque déserte de la jetée, et s’étendirent paresseusement au soleil.


Enfin, cet extrait-là (en 3 morceaux) laisse aussi à penser que ces docks sont côté Rive Neuve (ce qui est complètement idiot, je sais bien) :
Page 50
Banjo accompagna la bande de Malty [manger à bord d’un navire dont on ne sait pas où il est amarré. Puis Banjo redescend à terre, et une fois le repas terminé,]
Page 52
La bande à Malty reprit Banjo sur les docks et se sépara des autres gars. Leur prochain objectif était de trouver quelque barrique commodément située qu’ils pourraient débonder et vider sans ennuis. […]
Page 54
Ils ne trouvèrent pas de barrique convenablement placée dans l’entrepôt et se rabattirent sur les cacahuètes dont ils emplirent leurs poches avant d’emprunter le pont transbordeur pour aller jusqu’au bout de la jetée.

Ce qui est très curieux, c’est que ce quai de Rive Neuve n’est jamais cité, un peu comme si la vie dans ce roman ne se déroulait que quai du Port, avec parfois des incursions à la Joliette, et pourtant ils empruntent le pont transbordeur !
Ou alors ils étaient tellement bourrés qu’ils faisaient un aller-retour sans s’en rendre compte ?  ;D

Wikipédia : Les Docks de Marseille sont une suite de cinq bâtiments, autrefois des entrepôts et aujourd'hui des bureaux appartenant au quartier de la Joliette à Marseille.
Les docks furent construits de 1858 à 1863 selon le modèle des docks anglais...

On a peut-être affaire à un problème de traduction ? Qu'en pensent les lecteurs de l'édition précédente ?


Parce qu'au sujet de la traduction, la seule langue étrangère que je connaisse c'est l'anglais technique orienté informatique, ok, mais ça ne m'empêche pas de me poser des questions quand je lis, page 110 (la scène se passe dans un bistrot après manger),
Bien que, dans son ressentiment envers Banjo, elle ait permis à Malty, le premier, d'arborer son pyjama fantaisie, elle ne s'était pas vraiment laissé séduire par lui, car lorsque Banjo se décida enfin à porter ce beau linge [... j'abrège, le reste est hors sujet]
Les gens sortaient en pyjama, really ?  :-k
Ah, j'aimerais bien lire l'original !
Personne qui va aux States, dans les jours qui viennent ?
« Modifié: 09 août 2015 à 09:53:12 par jipé_du_34 »


jipé_du_34

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Bien que, dans son ressentiment envers Banjo, elle ait permis à Malty, le premier, d'arborer son pyjama fantaisie, elle ne s'était pas vraiment laissé séduire par lui, car lorsque Banjo se décida enfin à porter ce beau linge [... j'abrège, le reste est hors sujet]
Les gens sortaient en pyjama, really ?  :-k

Ben oui, les gens sortaient en pyjama, à l'époque ! Enfin, les gens branchés, à la mode, ce genre de gens, quoi.

Citer
Découvert aux Indes par les officiers de Sa Gracieuse Majesté lors de la période coloniale, le pyjama est l’adaptation occidentale d’un vêtement de jour confortable et ample dénommé « pajama » par déformation du mot perse « payjama » qui signifie « vêtement de jambe ». Pantalon souple et ample, serré par un cordon à la taille, il s’accompagne d’une Kurta, tunique longue et fendue. Un vestiaire particulièrement commode pour la pratique des activités équestres, mais aussi pour monter à dos d’éléphant ou pour les méharistes.

L’essayer, c’est l’adopter. Et ces messieurs des colonies le rapportent volontiers dans leur mère-patrie. La garde-robe du gentleman étant déjà largement codifiée, le pyjama, composé d’un pantalon et d’une veste qui emprunte autant à la chemise qu’à la saharienne, trouve ses aises à la plage. A partir des années 1920, le pyjama est la tenue en vue pour s’alanguir au bord de mer et les créateurs rivalisent d’audace et de créativité avec des cotons à larges rayures multicolores ou des motifs brodés sur soie ["fantaisie" comme dans la citation précédente, quoi !].

Il faut attendre les années 40 pour que le pyjama devienne une tenue de nuit.
source

Et mon père a porté ce genre de pantalon à la fin des années '40, à comparer avec les photos du lien suivant, pour voir plein de nanas en pyjama dans les années 20, ici ! Passez les commentaires, il y a encore des photos en bas.

Sinon, il y a un petit film sympatoche de 5 minutes à voir ici, avec une image utilisée comme avatar de quelqu'un ici   :smt039, et voilou, c'est tout pour le moment.

Lecture terminée, faut que je compile la liste des fautes d'orthographe, et ensuite je ferai un topo.


jipé_du_34

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Oui, je l'ai lu, Sin ! Je n'ai pas accroché !

Pour une raison bien légère, peut-être, par rapport à la qualité du roman !
C'est que je n'aime pas ce Marseille que certains imaginent ou décrivent comme ayant réellement existé (et qui a existé, je n'en doute pas ; mais c'est un Marseille que je ne connais pas et que je  veux ignorer  :cache: ) : ses tripos, ses prostuées et ses maisons closes, ses voyoux....
J'en suis lasse ! Dommage, je n'ai retenu que cela dans ce roman et je n'ai même pas voulu le terminer !  :-s


Ben oui mais c'était comme ça dans le temps (et c'est très bien décrit) alors pourquoi se voiler la face ? Surtout que ça a été mis en place en 1865 environ (àmha ça devait exister bien avant) d'une manière très officielle, et pas de maisons closes sans prostituées, pas de prostituées sans voyous et pas de voyous sans tripots.
Certes, dans Banjo un coup c'est une patronne de bar qui se fait dégommer pendant que les clients consomment au comptoir, un autre coup c'est un matelot et par erreur (ouais, c'est pas le bon matelot qui est flingué -- mais ça, c'est le hasard, c'est la vie au quotidien, quoi, genre quand il y a grand mistral un pot de fleur ou une cheminée qui descend et tu te le/la prends sur la cafetière ou pas).
Et puis des fois les lames surgissent vite. Maintenant c'est les kalach's, pas sûr que ça soit mieux...

Moi, ce qui m'a le plus interpelé, c'est d'avoir lu de grands passages pleins de remarques intelligentes et constatations lucides sur la vie de ces "gens de couleur" (comme on dit maintenant, à l'époque le roman est truffé de "noirs", de "nègres" et carrément de "négros" -- bientôt la "Revue nègre" de Joséphine Baker faudra l'appeler la "Revue des gens de couleur", vous croyez ?), remarques et constatations complètement d'actualité comme si le roman avait été écrit hier soir avec les événements de Ferguson et tout ce genre de choses : arrestations arbitraires sur la Canebière ou la rue de la République (de la "République", whahaha, vous avez bien lu, t'en foutrais, moi, de la République...), tabassages, fouilles, expulsions, emprisonnements, comme aujourd'hui.
90 ans après, rien n'a changé, sauf les putes qui leur adoucissaient la vie et qui ont disparu.
Un autre truc qui n'a pas changé, la saleté omniprésente : l'auteur l'a bien noté plusieurs fois, et on peut toujours le lire et le voir (merci aux photographes à l'œil attentif) sur ce forum...

Un truc sympa, c'est cette solide amitié forgée à coups de bagarres, de bitures et de souffrance sur les quais (quand il fallait décharger les navires à la mano ça ne devait pas être rose tous les jours), remplacée par la solitude créée par les machines et la téloche (au lieu des bistrots redoutés par fanette).

Petites phrases que j'ai bien aimées :
p. 158 : Il lui semblait tout à fait contre nature qu'on puisse aimer une nation -- cet essaim grouillant d'êtres humains qui faisaient du commerce, rivalisaient, exploitaient, mentaient, trichaient, se battaient, s'opprimaient, s'entre-tuaient, et qui possédaient également la faculté d'organiser leurs sordides rivalités en un système monstrueux dans le dessein de piller les peuples plus faibles qu'eux.
p. 187 : La civilisation est une pourriture.
p. 314 : ... avec des hanches qui ondulent et le mouvement voluptueux et caressant des drapés féminins.

Ce qui est très curieux, c’est que ce quai de Rive Neuve n’est jamais cité [...]
Je n'avais pas fini le livre quand j'ai écrit ce qui précède, alors p. 328 : Ray les conduisit de l'autre côté du Vieux Port, sur le quai de Rive Neuve, là où se trouvent les restaurants de poissons et de fruits de mer.


Sur la forme, la traduction de 1931 avait été critiquée, celle de 1999 (utilisée dans la présente édition) n'est pas terrible non plus : entre la foultitude de mots et de phrases en français qui ne sont pas signalés (oui, j'ai dégoté en pdf une version de 1929, qui me permet de comparer) et les erreurs (cette histoire de pont transbordeur que je signalais est une erreur de traduction : il s'agit de ponts suspendus, probablement des passerelles ou des ponts mobiles, qui permettaient de passer de la jetée à la terre ferme, à voir sur cette carte de 1926)

ou les approximations ("I was living in clovah [c'est marrant, l'américain : des fois ils écrivent comme ils prononcent, ici il faut lire "clover"] for six months!" donne dans le bouquin  "j'ai vécu dans le trèfle pendant six mois !" -- Dans le trèfle, c'est c'la, oui... Heureusement mon Harrap's m'indique Fam. : to be in c., être comme un coq en pâte -- moi je dis que c'est du foutage de gueule, sur ce coup), j'avoue que je l'ai un peu en travers...

Reste des balades sympathiques entre la jetée, la Joliette, le Quartier Réservé et ses bas-fonds sordides (à nos yeux ! Mais à l'époque ça devait être normal, comme nous paraît insensée la Cour des miracles qui pourtant a existé au quotidien), des hectolitres de rouge descendus et de la musique, et quelle musique !  :smt023

Voilà, c'est à peu près tout pour le moment (ce sujet n'a pas l'air de passionner les foules), me reste à écrire à l'éditeur avec la liste des fautes d'orthographe (accords, traits d'union [absents quand il les faut, mis quand il ne les faut pas...], mots doublés, etc), il y en a près d'une trentaine ! (j'oublie toujours que le noble métier de correcteur a disparu des imprimeries à notre époque productiviste [à ch13r !]), et la liste des erreurs de traduc'.
Vous croyez qu'ils m'enverront un spécimen de la nouvelle version corrigée ?  :-''
« Modifié: 02 septembre 2015 à 13:49:13 par jipé_du_34 »


Marielabeille

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Nom de Dieu mais je n'ai pas vu ces trois derniers posts ! (La faute aux congés, sans doute, j'étais trop occupée à folâtrer dans le trèfle avé le petit  :mrgreen:)

Merci pour cette analyse du livre, c'est un très beau travail et ça me donne même envie de lire le livre à mon tour. Il faut vraiment aller aux Etats-unis pour se le procurer en version non traduite ? J'ai une copine qui est bibliothécaire en Angleterre, elle pourrait peut-être nous aider à te procurer cet ouvrage, tu veux que je lui demande ?


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Nom de Dieu mais je n'ai pas vu ces trois derniers posts ! (La faute aux congés, sans doute, j'étais trop occupée à folâtrer dans le trèfle avé le petit  :mrgreen:)
Si tu as bien profité c'est le principal  :smt023 .

Merci pour cette analyse du livre, c'est un très beau travail et ça me donne même envie de lire le livre à mon tour. Il faut vraiment aller aux Etats-unis pour se le procurer en version non traduite ? J'ai une copine qui est bibliothécaire en Angleterre, elle pourrait peut-être nous aider à te procurer cet ouvrage, tu veux que je lui demande ?
Ne l'embête pas, il suffit d'aller  sur https://archive.org/details/banjostorywitho00mcka et en bas à droite, dans la zone "download options", moi j'ai choisi "pdf" et voilà.

Mais attention, il y a plein de mots incompréhensibles parce que c'est écrit phonétiquement ! Un exemple pris sur la 1re page : It sure is some moh mahvelous job.
M'a fallu un certain temps pour capter que moh c'était more, même si mahvelous se corrige assez vite en marvelous : toujours ce "r" aspiré en "h" à l'oreille.

Quant à mon analyse du livre et ton envie de le lire, du coup, force est de constater qu'à chaque fois que je l'ai réouvert pour faire avancer mon courrier à l'éditeur (pas encore finalisé), à chaque fois j'ai trouvé des horreurs de traduction, et plein de choses sont en français dans le texte original sans que ça soit indiqué dans cette édition de 2015.

Bon, 14,90 € c'est pas trop cher, j'aurais bien mis le double pour une vraie traduction et un livre bien corrigé (j'ai noté une bonne trentaine de fautes d'orthographe [accords, oublis, inversions], et de typographie [traits d'union oubliés ou mis à tort, guillemets oubliés]...)

Si on arrive à passer sur tout ça, c'est un livre vraiment charmant, mais comme le dit le sous-titre américain, c'est une histoire sans intrigue.

Un dernier mot : si je pouvais trouver les versions en français de 1931 (éd. Rieder) et 1999 (éd. A. Dimanche), alors là, mon bonheur serait total ! (Y a rien sur gallica.bnf.fr)
« Modifié: 21 octobre 2015 à 11:08:58 par jipé_du_34 »


Marielabeille

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En son temps j'ai voulu lire la Clockwork Orange dans le texte, avec son jargon si particulier, mais là je pense que je n'aurai pas le courage ni le temps de m'attaquer à un tel morceau ! J'aime bien penser que l'auteur s'est mis dans sa peau de l'époque, en déformant son anglais, pour "parler" de la façon qu'il parlait quand il était jeune.


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J'aime bien penser que l'auteur s'est mis dans sa peau de l'époque, en déformant son anglais, pour "parler" de la façon qu'il parlait quand il était jeune.
Pas compris.
Le roman a été écrit en 1927-28, entre Marseille et Barcelone, et l'auteur avait alors 38-39 ans.


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Je croyais que c'étaient des mémoires rédigées beaucoup plus tard. En fait on est presque dans le registre du "journal pas intime", l'auteur a consigné ses aventures au fur et à mesure et les a reliées tout juste après.


jipé_du_34

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Yop !

Enfin vu le bout du tunnel concernant le courrier à l'éditeur. Ce ne fut pas une mince affaire...

Voilà ce qui part demain par la poste :


Toujours pas trouvé comment joindre un fichier pdf, donc je l'ai éclaté en 8 pages jpg.


Marielabeille

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C'est un travail très minutieux Jipé, je te félicite. j'espère que l'éditeur pourra en tenir compte à l'occasion d'une éventuelle réédition du livre !


jipé_du_34

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C'est un travail très minutieux Jipé, je te félicite. j'espère que l'éditeur pourra en tenir compte à l'occasion d'une éventuelle réédition du livre !
Tu as tout lu ? Les huit pages ? Oh ben je te félicite, et je te remercie du compliment, j'en conclus que mon texte était lisible et bien argumenté, ouf ! (oui, des fois c'est compliqué de bosser tout seul, je te dis pas le nombre de fois que je me suis relu, à changer un mot ici, une virgule là, bref...)
Bien sûr ce texte est accompagné d'une page d'introduction, non reproduite ici car je ne voulais pas alourdir plus que ça n'est déjà, et, oui, j'espère bien une réédition, pourquoi pas !
De toute façon, à mon sens elle est justifiée et donc nécessaire...
À suivre !


 

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