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chauffeur de bus RTM : description du métier

Invité · 31 · 18308

dennis

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Je ne comprends pas pourquoi la nécessité impérieuse de gagner sa vie, avec en outre, l'obligation de conserver son emploi dans une conjoncture ou la précarité est souvent de mise ,devrait forcément impliquer l'accomplissement d'une carrière professionnelle, en l'occurrence comme conducteur de bus, en subissant des brimades caractérisées par de la violence verbale ou quelquefois physique? Comme si on voulait  faire payer en retour à l'agent, le fait qu'il n'appartienne pas à la communauté grandissante des victimes de l'exclusion sociale et économique.La différence de statut social étant perçue comme une injustice.
 
J'ai la sensation absurde, mais tout à fait justifiée, que l'unique fait d'être au volant du bus, constitue le seul mobile à l'attitude vindicative de certains individus.A mon sens, l'origine de ce phénomène est du domaine de l'irrationnel, parce-qu'il n'a aucune cohérence apparente.
 
Notre vécu est d'autant plus douloureux, que les intermittentes agressions que nous avons à subir dans l'exercice de ce métier, ne suscitent guère de compassion à notre égard, au contraire, certains auront tendance à les trouver justifiées .
 
En conduisant le bus, il suffit parfois d'omettre de donner satisfaction à un caprice, pour être exposé à de grossières insultes, voire, à un tabassage en représaille.De pareils comportements ont des relents de fascisme que mussolini lui-même,ne renierait certainement pas.
 
S'il est vrai qu'ici, il ne s'agit pas de haine raciale, il n'en reste pas moins qu'au niveau de la violence, de la bassesse humaine et du mépris porté, il y a certaines ressemblances..
 
En outre, nous devons subir ce genre de situation préjudiciable sur le plan de notre intégrité psychologique, dans l'indifférence générale et en obtenant aucune aide ou soutien, si ce n'est quelques simulacres d'assistance.
 
D'autre-part, une deuxième agression vient parfois se greffer à la première, en ce sens que l'employé qui a répondu à une insulte, par une autre insulte, peut se voir retenir contre lui par son entreprise ou une juridiction, l'insulte qu'il a proférée , sans aucune considération sur son agression initiale qui a généré sa réaction. 
 
 La présence d'effectifs de police spécialisés dans la surveillance des transports urbains de la ville, étant nettement insuffisante, pour ne pas dire inexistante,outre de laisser le réseau dans l'insécurité, cela a pour effet d'inciter des chauffeurs à se défendre eux-mêmes, face aux délinquants.Au risque qu'ils s'exposent à la violence et à une application sans interprétation de la législation par l'institution judiciaire, susceptible de générer des sanctions injustes avec une situation de légitime défense de l'employé.En effet, à la suite d'une bagarre entre un usager de l'autobus et un traminot, pour que le parquet n'engage pas de poursuite à l'encontre de l'employé, il faut vraiment que ce dernier se soit fait salement amoché par son assaillant avant de répliquer.De telle sorte que les différentes autorités, interne à l'entreprise et de justice, ne puissent se tromper d'agresseur
 
..La régie des transports de marseille est quasiment obligée de faire allégeance à une certaine population.En effet,il n'est pas rare que dans certains quartiers sensibles de la cité, une horde de jeunes gens, qui non contents d'être transportés sans s'acquitter du prix de leur place, ont la volonté manifeste d'assujettir le chauffeur, que l'isolement rend visiblement vulnérable, à une liste non exhaustive d'exigences illicites ( montée et descente de l'autobus en dehors de l'arrêt suivant le désira ta de chacun, musique forte, gesticulation, conversation à voix haute, cigarette allumée, on se lève pour descendre aprés avoir fini sa conversation ,alors que le véhicule est l'arrêt désiré porte arrière ouverte, et que les derniers passagers en attente de descendre l'ont fait depuis pas mal de temps..) Devant une éventuelle humeur de mécontentement du chauffeur, alors on l'insulte, on le menace, ou bien on le lynche.
 
Par ailleurs,un jour alors que je circulais au volant d'un bus dans le couloir réservé, une voiture particulière y fit irruption, coupant le devant de mon véhicule.Une collision bénigne s'ensuivit.L'automobiliste véritablement furieux descendit de son véhicule en hurlant des insultes, menaces et obscénités, puis vint me cracher au visage par la fenêtre du bus restée entrouverte, se précipita dans sa voiture et s'en alla rapidement en se gardant de faire les papiers.Cette agression n'est pas un cas isolé.Personnellement, j'en ai subi quelques-unes.Chaque fois, la hargne et la haine étaient présentes et inexplicables.Naturellement, le même sort est aussi "réservé" à bon nombre de mes collègues chauffeurs de bus.
 
 
 
D'autre part, les préjugés à l'égard des chauffeurs de bus marseillais sont légions , ces derniers sont censés être en tous points, des travailleurs protégés par rapport à la majorité des autres.Pour beaucoup de marseillais, ces salariés sont des fanfarons, des fainéants et des bons à rien.C'est bien triste de travailler avec une telle considération, la motivation s'est évaporée depuis longtemps.Notre salaire estimé confortable par nos détracteurs, qui pensent que notre rémunération ne correspond pas à notre niveau de compétence,évalué en deça de celui requis pour ce traitement salarial.Cela rend certains, envieux,  haineux et agressifs.
 
Lorsqu'un juge dit à un chauffeur d'une entreprise de transport urbain :"parce-que vous êtes un professionnel, vous n'aurez pas dû vous énerver et bousculer votre antagoniste, même s'il vous a provoqué en vous insultant et en vous crachant dessus; en conséquence de quoi, vous êtes condamné à.." Manifestement le terme "professionnel" employé par des magistrats, ou autres détenteurs d'une autorité hiérarchique sur l'agent subalterne de la régie, sert à éluder l'exigence de soumission, voire d'asservissement, émanant des usagers les plus vindicatifs de l'autobus sur le conducteur.Grâce à la menace d'une sanction suspendue au-dessus de sa tête comme une épée de damoclès,on passe outre l'amour- propre de cet agent en butte aux brimades et insultes, et on évite ainsi sa réactivité qui serait légitime,étant exaspéré d'être rabroué au quotidien sans mobile.Le salarié arrive donc à travailler en évitant l'altercation, feignant d'être "autiste", pour ne pas entraver la marche de l'autobus comme le désire le patron et la clientèle. Mais à quel prix? tout encaisser, tout prendre sur soi, comme une serpillière et se rendre compte que l'on se comporte comme une carpette, pour conserver son emploi
 
Je voudrais rajouter ceci : La notoire agressivité de certains usagers de la régie des transport marseillais envers leurs conducteurs de bus, est à mon sens, alimentée par l'incurie de la communauté urbaine de la cité phocéenne, dans son rôle d'autorité organisatrice de la régie.En effet, une partie de la population marseillaise qui se trouve tributaire du service de la RTM, et qui est frustrée par les carences de cette dernière en matière de ponctualité et de fréquence de son trafic d'autobus, répercute son ressentiment de l'attente prolongée aux arrêts, sur les représentants de la RTM, en l'occurrence, le personnel affecté à la conduite des autobus.Au volant du bus,à chaque fois que nous sommes retardés par les embouteillages, cela génère des tensions parmi les gens qui attentent aux arrêts.Lorsqu'ils montent sur la voiture, souvent certains passagers nous regardent en chien de faience,ils nous remettent leurs pièces en tapant sur le monnayeur.Certains nous disent: vous êtes en retard!! vous ne respectez pas les horaires!! nous allons travailler!! ce n'est pas normal!!
Le chauffeur est donc responsable des problèmes de circulation sur marseille. Cela a également des effets importants en terme de stress.
En terme imagé, je dirais que le lampiste se prend le boomerang dans la gueule, alors qu'il ne l'a jamais lancé..En effet, par un processus naturellement perverse, le chauffeur qui ne l'a nullement envoyé, se trouve néanmoins impacté par l'objet tournoyant, ce qui préserve de son singulier effet la personne qui l'a projeté dans les airs et qui devrait logiquement le recevoir.

Les chauffeurs de la Régie des transports marseillais méritent plus de reconnaissance que de critiques, je l'affirme en toute objectivité et loyalement. Pourtant, c'est souvent l'inverse que traduisent les propos entre usagers. Pourquoi ces jugements presque toujours négatifs et au demeurant souvent illégitimes? S'agit-il de la volonté de ternir leur image par des raisonnements fallacieux? ou simplement de la subjectivité des opinions? en tout cas cela génère quasiment une mise à l'index des chauffeurs, voire carrément une discrimination de profession susceptible de générer de la vindicte sur ces derniers.IL y a dans ce phénomène, un caractère comparable au racisme qui détermine en l'occurrence, une malveillance passive, mais destinée à provoquer une atteinte active (agression) à l'encontre des conducteurs de bus.
D'autre part, il est à mon sens regrettable que l'esprit critique des usagers de la RTM, ne se borne qu'à la dépréciation des chauffeurs, à croire que ces derniers sont à l'origine de tous les dysfonctionnements de la RTM.Il serait pourtant judicieux que certains utilisateurs de ces transports souvent affectés d'un mécontentement exclusivement orienté sur les chauffeurs de bus, élargissent leur vision sur la situation des transports urbains marseillais. En effet, il ya manifestement autre chose à dire sur l'entreprise de transport, notammant sur les directives et les moyens mis en oeuvre par la communauté urbaine de marseille dans le cadre de l'offre de service, qui permettront sa fiabilité, cruciale pour les marseillais. 
 
La plupart du temps, les bus de la RTM sont prisonniers des coutumiers et inextricables embouteillages de notre cité, ce qui par conséquent leur fait prendre des retards considérables et continuels, et que d'autre-part, la population qui ne prend pas en compte ces paramètres, axe maladroitement son jugement sur la volonté au travail des chauffeurs de bus de la RTM, par rapport au niveau de ponctualité, de régularité et de fréquence des véhicules de transport de la régie, alors que les agents de conduite sont dans l'impossibilité de parvenir à ce niveau de prestation...En basant mon raisonnement sur cette apparente confusion de l'origine des perturbations quotidiennes du réseau de bus ,je comprends pourquoi les gens ont autant de déconsidération de notre corporation, ce qui n'exclue nullement dans mon esprit, l'évidente, mais néanmois ignorée, illégitimité de la piètre reconnaissance envers les chauffeurs. Les marseillais ont du mal à ne pas amalgamer le niveau de mérite de la régie des transports de la ville de marseille en tant qu'entreprise institutionnalisée, avec le mérite intrinsèque de ses salariés, qui au demeurant est loin d'être le même.

A la Régie des transports marseillais, il n'y a pas que les chauffeurs de bus qui sont à l'origine de l'image de leur entreprise. Les personnes qui gèrent le fonctionnement de cette dernière, ( c'est à dire essentiellement et en amont , les responsables de la communauté urbaine ) peuvent également être le vecteur d'une bonne ou d'une mauvaise image, et leur comportement peut-être à mon sens , péjoratif sur l'inconscient du public lorsqu'il juge l'efficacité des agents de base de la RTM. Mais cet aspect des choses passe quasiment inaperçu.Certes, par anticipation, on juge souvent la vitrine pour se faire une idée globale d'un établissement...et quelquefois aprés avoir expérimenté les services du commerçant, on s'aperçoit que le gérant n'est pas à la hauteur des espérances que suscitait sa devanture.Dans ce cas, même si effectivement ,des efforts quotidiens sont accomplis afin de rendre la vitrine commerciale, la boutique dans son ensemble finira quand même à avoir mauvaise réputation.

 
Le coutumier acte d'amabilité émanant des chauffeurs de bus de la Régie des transports marseillais, qui consiste à immobiliser leur véhicule en dehors de l'arrêt pour ouvrir la porte de montée à des passants qui l'ont demandé par un geste de la main , est communément appelé par ici, non sans un certain cynisme, "arrêt de faveur".En effet, à qui n'est-il pas arrivé d'être en retard, et de se trouver entre deux arrêts au moment de l'arrivée du bus? et néanmoins se voir invité par le chauffeur à monter dans le véhicule de transport, dans la mesure ou on lui a fait signe? Bien souvent, malgré cet acte obligeant,il arrive que certains profitent de la gentillesse de l'agent de conduite, sans dire un mot pour le remercier.Pire encore, dans le cas ou le chauffeur ne consent pas, pour une raison ou pour une autre, à réaliser "l'arrêt de faveur", généralement on lui crie des insultes, des menaces, ou bien si le conducteur "coupable" de n'avoir pas obtempéré , est reconnu quelques temps aprés, il y a de fortes probabilités qu'il se fasse cracher dessus ou frapper. A l'origine," l'arrêt de faveur" était un acte librement consenti par le traminot, mais depuis de nombreuses années, il est devenu une exigence, voire même la traduction d'une volonté d'asservissement provenant de certains usagers de la régie.( comme le dit le proverbe:" chacun voit midi à sa porte", autrement dit, on veut  imposer au chauffeur de l'autobus de procéder de la même façon qu'un transport commercial individuel , lequel laisse le choix à ses utilisateurs de l'endroit ou ils vont héler le véhicule pour l'emprunter, et également désignation du lieu pour le quitter). Pour pouvoir accomplir notre journée sans être obligés de subir des exactions, nous devons accomplir des prestations qui ressemblent de plus en plus, à celles des chauffeurs de taxi. Et bien sûr, les conséquences , en terme de stress et de fatigue en fin de journée, sont de nature à affecter sérieusement l'agent. Je voudrais ajouter que ce ne sont pas forcément des gens qui vont travailler, qui sollicitent "l'arrêt de faveur", mais il s'agit quelquefois de personnes qui veulent s'épargner de marcher à pieds sur quelques centaines de mètres.  Bien sûr, sans payer, ni même remercier le chauffeur qui pensait à tord,  rendre un vrai service.
 
Un archétype populaire classe les salariés des transports urbains, et en l'occurrence ceux de la régie  marseillaise, parmi les travailleurs qui ont peu de volonté à accomplir leur métier. Eh bien, je dirais, pour savoir à quel point les traminots s'investissent dans leur travail, que cette interprétation est antinomique avec leurs qualités. En effet, les agents de la RTM, perçoivent parfaitement la légitimité de l'astreinte que nécessite leur mission de service public, mais il en demeure pas moins qu'ils ne sont pas des robots
 
Nul besoin d'une réflexion poussée pour percevoir les problèmes auxquels sont quotidiennement confrontés les chauffeurs de bus lorsqu'ils accomplissent leurs parcours dans les rues de marseille. Les voies de cette ville sont quotidiennement affectées d'inextricables embouteillages alimentés par un concert d'incorrections sur le plan civique et suscités par un manque de répression des pouvoirs publics locaux.En outre, les "raleurs de l'absurde", qui ne comprennent pas les raisons des perturbations au niveau de la régularité de passage des bus de la RTM, font quelquefois subir leur colère aux conducteurs de la régie...peut-être que certains utilisateurs des autobus pensent que les traminots marseillais sont pourvus des extraordinaires dons, du célèbre magicien "David copperfield"? et qu'ils ne s'en servent pas pour solutionner les problèmes de circulation...
 
A mon humble avis, la spécificité du contexte de travail et environnemental des traminots de la régie des transports marseillais, explique en partie, l'instabilité chronique du climat social qui plombe l'activité régulière de leur entreprise (Les traminots marseillais ayant souvent été, par le passé, les plus déterminés de tous les autres réseaux de transport urbain de l'hexagone, à accomplir des mouvements sociaux). A moins que ces personnels dont le job est de conduire les bus, soient d'une nature puérile, de telle sorte qu'ils sont rebutés par le travail et préfèrent en outre, perdre le bénéfice de leur salaire.Il doit bien subsister une raison fondamentale qui ne soit pas aussi irrationnelle. En effet, même si le détail de ses revendications ne va pas toujours dans ce sens parce-que sa corrélation est plus ou moins consciente, j'ai le sentiment que le malaise profond de cette corporation trouve sa source dans sa confrontation avec une certaine partie de la population marseillaise à la nature délétère.
 
 
 
En outre, le clash social à la RTM, est conforté par l'apparente volonté pernicieuse de certaines personnalités locales de la cité phocéenne à l'encontre des agents de la régie, en terme d'image, pour des raisons démagogiques.Cela en alléguant de temps à autre, par voie de presse, des propos de nature à jeter l'opprobre et le discrédit sur les traminots .Ce qui n'atténue pas, au demeurant, l'hostilité de certains individus envers les les chauffeurs de bus marseillais.
 
 
 
Il est clair que si les traminots marseillais ne travaillaient pas dans de telles conditions, ils n'auraient pas autant envie de protester. Et d'autre part, ce qui est de nature à démotiver les agents de conduite, c'est la traditionnelle ignorance des pouvoirs publics locaux vis à vis des très importantes difficultés de circulation des véhicules de transport, toujours en butte au déferlement du stationnement sauvage sur leurs voies de circulation, ce qui les empêche d'être fiables en terme de ponctualité pour leurs utilisateurs.Lesquels, finissent d'ailleurs par se lasser des attentes prolongées aux arrêts...et de s'en détourner.Engendrant par là-même, un manque à gagner substantiel pour la recette de la régie.
 
Voilà qui n'est pas de nature à permettre une réduction de la subvention d'équilibre destinée à la régie des transports de la ville. Aide économique, bien évidemment issue de la contribution publique locale.
 
Nos difficultés ne proviennent pas que de l'intérieur du bus, mais simultanément avec ces dernières, viennent également s'ajouter d'autres difficultés qui nous sont créées par les autres usagers de la route :
Les automobilistes marseillais réfractaires aux règles des priorités, viennent souvent couper le devant des véhicules de transport public de façon imprévisible, compromettant par-là même, la sécurité des personnes à l'intérieur du bus.IL m'est arrivé plusieurs fois au cours de mes années passées à conduire les bus, d'être obligé de freiner pour éviter une voiture qui s'engageait en ignorant le code de la route et l'arrivée imminente de l'autobus, provoquant la chute de quelques passagers qui se blessaient dans l'incident.Dans la circulation, les marseillais croient que le devoir des traminots est de céder le passage à tout le monde, en toutes circonstances. Ils semblent penser que nous conduisons le bus sans aucune contrainte, comme si notre véhicule de transport se conduisait de la même manière qu'un véhicule particulier léger, ou peut-être avec moins de difficulté encore.Le conducteur de l'autobus étant considéré comme quelqu'un d'insignifiant, qu'il n'est pas nécessaire de respecter..
 
« Modifié: 01 juillet 2010 à 19:32:54 par dennis »


massalia

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  • super nounou qui dechire !!!!!!
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denis je n'ais qu'un mot a dire bravo  =D>  =D>  =D>


saxdemars

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Je n'aurais pas dit mieux !!!!! Il me plait le petit nouveau mais c'est normal c'est un traminot......  :-''  :cache:


Rémi

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Salut Dennis

Vous ne faîtes pas un métier facile...

Mais ayant vécu ailleurs qu'à Marseille j'ai aussi pu mesurer la différence de qualité de service qu'il peut exister.
(Et pour te situer un peu ma vision des traminots, sache qu'alors que je prenais les transports tous les jours à l'époque, j'ai soutenu le mouvement de grève de 44 jours...)
Je suis tout à fait d'accord quand tu dis que vous êtes victimes de l'incurie totale des pouvoirs publics dans le domaine de la circulation à Marseille, car comme tu l'as bien décrit, les retards, les bouchons et toutes ces galères mettent les usagers sous tension.

Petite parenthèse, je pense que dans certains cas vous êtes victimes d'agressions car, au même titre que le facteur qui se fait agresser dans un quartier difficile, vous représentez la puissance publique (et êtes parfois le dernier service public présent dans certains quartiers délaissés).

Au fait pourquoi pas une grève -ponctuelle cette fois- à la RTM pour exiger de vrais couloirs de bus pour une amélioration du service?

Sinon j'ai quand même pu observer quelques énergumènes au volant... une fois sur la Corniche, dans le 83, un chauffeur qui ne conduisait qu'en donnant des coups d'accélérateur successifs... Une horreur, on était secoués comme des cocotiers et c'était vraiment désagréable, je n'avais pas envie de lui dire des mots d'amour.
Je l'ai d'ailleurs eu une autre fois dans le 22 et il conduisait pareil... ça n'a pas loupé, à peine après avoir dépassé Ste-Anne le Cito (bus en bois au demeurant) a rendu l'âme...  

Un autre chauffeur était systématiquement en retard au retour de sa pause au terminus du Rond-Point... lui non plus je ne le chérissais pas intérieurement, en plus il était du genre à draguer les femmes qui montaient et à conduire à deux à l'heure pour faire durer le plaisir quand une se faisait harponner au passage (et ça je l'ai observé quelques fois et je trouvais ça insupportable).
Tout cela ce sont des détails et de l'incompétance liée à chaque personne...

Par contre il y a un truc qui est généralisé et qui ne va pas, c'est qu'on a l'impression que ça arrache la gueule aux chauffeurs de dire bonjour et ça ça met une mauvaise ambiance.
Je connais d'autres réseaux où les chauffeurs disaient systématiquement bonjour, de manière affirmée, et au-delà de la politesse c'était un moyen de bien montrer aux gens qu'ils voyaient qui montait dans le bus et qu'ils étaient présents et "maîtres" de la situation. Tu sentais que c'était quelque chose d'institutionnalisé et voulu dans l'entreprise.
J'ai toujours pensé que la direction de la rtm aurait dû former ses chauffeurs à cela. Mais je pense que la direction de la rtm est médiocre et ce depuis longtemps, et la grande gueule Zéribi ne fait guère mieux que ses prédécesseurs...

Autre point négatif à Marseille, les bus ne se doublent pas, il n'y a aucune prise d'initiative des chauffeurs (je sais bien que ce n'est pas leur faute) si bien qu'il m'est parfois arrivé de voir six 21 à la suite à l'Obélisque de Mazrgues!
Je suis allé à Londres, heureusement qu'ils se doublent vu le nombre qu'ils sont, et c'est beaucoup plus rapide et fluide.
Ailleurs il y a des régulations sur le parcours, si un bus est en avance il s'arrête à son arrêt de régulation... ici non il fonce (pour quoi? pour avoir plus de pause?) si bien qu'on peut être en galère parce que son bus est en retard mais aussi parce qu'on l'a raté car il est passé en avance.
Il y a aussi ces panneaux électroniques que la rtm a installé et, pour certains, qui ne sont toujours pas en fonction trois ou quatre ans après...
Tout cela ce n'est pas normal.  

Aujourd'hui je ne prends plus les transports en commun...
Malheureusement vu la direction de la rtm et vu les élus qu'il y a à Marseille je crains que la situation ne perdure...
« Modifié: 13 mai 2010 à 23:59:42 par Rémi »


hermine

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  • Marseillaise.
Par contre il y a un truc qui est généralisé et qui ne va pas, c'est qu'on a l'impression que ça arrache la gueule aux chauffeurs de dire bonjour et ça ça met une mauvaise ambiance.

Là, je ne suis pas d'accord, je dis "bonjour" dans le bus, et on me répond toujours  :smt045


Rémi

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Par contre il y a un truc qui est généralisé et qui ne va pas, c'est qu'on a l'impression que ça arrache la gueule aux chauffeurs de dire bonjour et ça ça met une mauvaise ambiance.

Là, je ne suis pas d'accord, je dis "bonjour" dans le bus, et on me répond toujours  :smt045
Ce n'est pas mon expérience...

Et ce que je dis c'est que je pense qu'il faut que ce soit le chauffeur qui dise bonjour en premier (c'est comme ça dans d'autres villes), ça permet d'obtenir un autre rapport et donne une autre présence au chauffeur.
Ca se sont des choses qui ne sont pas forcément hyper visibles, c'est de la psychologie sociale, pas la peine que les gens s'en rendent compte, c'est une technique et ça change les interactions et l'ambiance dans le bus. Si certaines entreprises le font ce n'est pas pour rien.


hermine

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Ben, non, c'est celui qui entre qui dit bonjour en premier, normal!


fanny13

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Moi je dis toujours bonjour et le chauffeur me répond, si c'est lui qui dois dire bonjour en premier il va passer sa journée à le dire des centaines de fois. C'est normal que celui monte le dise et lui il répond, les commerçants font pareil, mais beaucoup de personnes ne jugent pas nécessaire de lui dire bonjour, ne voyant en lui qu'un simple larbin qui conduit souvent gratos et qui est aux ordres des voyageurs.
Pourtant même un petit sourire en passant devant lui ça ne coute rien, et pour lui c'est la preuve qu'il n'est pas seulement un santon derrière son volant mais un être humain comme nous tous.

 Si la politesse n'est pas inculquée de tout petit elle ne sera jamais une chose naturelle et normale en grandissant. Nous en avons la preuve tous les jours, les gens et surtout les enfants vous marchent sur les pieds ou vous bousculent et ne s'excusent même pas. :smt011


Rémi

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Bon... je n'arrive pas à me faire comprendre je crois.

Je ne vous parle pas de politesse ou de bonnes manières, je parle d'une technique relationnelle qui est mise en place dans certaines entreprises de transport et qui change l'ambiance à l'intérieur des bus (et ce ne sont pas des petites villes... je parle de Londres, de Grenoble...). Et oui le chauffeur le dit des centaines de fois par jour, ça fait partie de son métier. Et comme ça il montre qu'il est là à ceux qui le considère comme un larbin...

Ici à Marseille on a trop tendance à penser qu'on sait tout mieux que tout le monde ou que certaines choses sont impôôôssibles à mettre en place (vous ne vous rendez pas compte mon pauvre), alors que plein d'autres villes le font et ce depuis des années ou des décennies...

Enfin je donne juste mon avis car j'ai réfléchi un peu à la question des transports et je profitais du témoignage de Dennis pour en parler car on n'a pas souvent l'occasion de le faire.


dennis

  • Invité
Moi, je réponds toujours au bonjour des personnes qui montent dans le bus, cela me parait bien normal. Cependant , certaines circonstances équivoques peuvent laisser penser que je n'ai pas répondu au bonjour : par exemple, aprés 4 ou 5 heures de conduite dans cette ville ,  mon état de fatigue a pour conséquence que ma voix  est un peu basse, et avec le bruit environnant cela
  ne permet pas toujours à la personne (sympa) qui m'a salué d'entendre ma réponse, tout simplement...d'autrefois je peux avoir été distré par la sollicitation d'un autre client ou par la conduite.

Edité le : 14 Mai 2010 à 10:53:45
Rémi , il est vrai que si le chauffeur arrive a  avoir un relationnel cordial envers ses passagers , cela diminue les risques de conflits avec ces derniers. Mais le problème dans notre environnement de travail ou règne souvent l'incivisme , l'incivilité , voire la délinquance , est de pouvoir l'instaurer ce climat de civilité. Parce-que certaines personnes malheureusement ne sont pas du tout receptives à la bienséance.
« Modifié: 14 mai 2010 à 19:33:02 par dennis »


hector

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J'ai juste survolé....et vous livre "brut de fonderie",  mon ressenti ...qui ne veut surtout pas être pris pour un avis, j'ai toujours eu horreur de prendre position quand je ne connais pas, ou mal, un sujet...
Donc à ce survol superficiel, j'ai "ressenti" comme un poids, un "conditionnement" par les orientations innamovibles de notre syndicalisme national..
En l'occurence..notre cher esprit syndical n'a jamais évolué quant à lui d'un iota, face à celles de notre société...il campe toujours sur son postulat fondateur :
Patrons = exploiteurs, qui ne donnent même pas à leurs gentils salariés les moyens tant matériels qu'humains, effectifs...formation, etc...pour accomplir correctement le travail pour lequel ils les rèmunèrent...
(sans compter...commentaire d'un internaute...http://www.laprovence.com/article/region/marseille-montagne-de-lettres-a-distribuer-dans-le-8e
Ce que les dirigeants de syndicats occultent pratiquement toujours, ce sont les employés de la sous-traitance, directement dépendante des services publiques. Ils sont sous l' emprise de négriers et, malheureusement, de ceux là, les syndicats s'en foutent royalement, quantité négligeable. C'est le gros bémol de la conception même du mot syndicalisme ouvrier.
- Camarade syndiqué, je prends le poulet, je te laisse les navets."
....mais c'est un autre sujet.....
Donc, ok pour la défense des acquis, ok pour l'amélioration  des conditions de travail, de salaire, la reconnaissance...toussa je suis +1000 !!
Mais la méthode ?? :-k  accentuer un rapport de force conflictuel au pretexte que les intérêts du patron sont diamétralement opposés à celui de ces salariés  :-k
Une anecdote pas si anodine...un de mes employeurs fondateur de sa PME s' amusait à piéger les candidats lors de l'entretien d'embauche :- quel est, selon vous, le personnage le plus important d'une entreprise...-  :-k ..le PDG, bien sûr  :smt045 ..-  [-X , c'est le "client"..............v'la...tout était dit...d'ailleurs, il signait le courrier "la Direction", qui n'était pour lui qu'une structure surtout "fonctionnelle" pour assurer la bonne marche..

Et je me prends à réver, surtout dans les "Services publics" (au public :-k ) de syndicats qui coopèreraient avec la direction ( [-X  le "patron", Dennis, j'ai cru lire ça  :roll: )..pour, prenant acte des moyens dont ils disposent à l'instant t (je ne dis pas qu'il faut pas agir pour obtenir plus...mais dans un autre temps..) essayeraient de trouver avec la Direction des solutions pour les employer au mieux...

Et ça serait aussi un bel objectif des syndicats, outre l'amélioration du servise rendu aux usagers, rendre les salariés dont ils défendent les intêréts, plus épanouis dans leur travail  \:D/

cette émoticône  \:D/  me rappelle une anecdote, lors de mon retour à Marseille:
J'avais pris le 83 (corniche) pour rentrer chez moi.....au volant une jeune femme blonde, lunettes noires  8-) ,; et un sourire étincellant de dents blanches....on sentait qu'elle prenait vraiment son pied à conduire son gros totobus, elle respirait la joie..de faire ce métier  :vroum:

Et même si nous avons étés quelque peu "chahutés" dans les courbes, quel souvenir !!! :smt007  :smt007  :smt039
« Modifié: 14 mai 2010 à 11:08:15 par hector »


fanny13

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  • Le seul le vrai !!!
Tu sais Rémi quand le bus est en retard à cause des embouteillages et que les passagers en montant s'en prennent au chauffeur style: Mais y en a marre qu'est ce que vous foutez, pu....n ça fait une heure qu'on attend etc... tu crois que le chauffeur qui n'y est pour rien dans ce retard, a envie de leur dire bonjour?
 :smt102 La technique relationnelle il faut qu'elle soit dans les deux sens, malheureusement ici elle ne l'est pas souvent. Ou alors tu ne prends pas souvent les transports en commun à Marseille.

Pour aller chez moi je suis obligée de prendre le: 89,70,32, viens voir comme les gens sont gentils avec le chauffeur, si on les écoutait ce ne serait plus un bus mais une voiture particulière qui doit s'arrêter selon les demandes des clients.
« Modifié: 14 mai 2010 à 11:02:47 par fanny13 »


Chichois

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Bonjour à tou(te)s, je ne me suis pas exprimé depuis une éternité car je ne venais pratiquement plus sur ce forum et c’est grâce à Saxdemars qui a mis un commentaire sur Facebook que j’ai découvert ce post auquel je suis obligé de réagir.

La diatribe de Dennis, bien qu’un peu longue à lire, est un triste constat terrible de vérité et de justesse. Ayant été moi-même 10 ans chauffeur de bus, je voudrais apporter ma contribution :

Tout ce que dit Denis est vrai, mais je voudrais plutôt rebondir sur la réaction de Rémi. Les exemples qu’il donne sont certainement vrais. Mais quelle est la profession qui n’a pas ses brebis galeuses ? Les chauffeurs de bus sont comme tout le monde : il y a les bons, les moyens, et les « carnes », comme on dit ici.
La différence, peut-être, par rapport aux entreprises du privé, c’est qu’à la régie, les carnes, on les garde. Et on en fait parfois des chefs. Qui deviendront des chefs de chefs, puis des cadres… y a plus de limite. Attention, je ne dis pas que toutes les carnes deviennent chefs ni que tous les chefs sont d’anciennes carnes, mais la proportion est assez importante !

Voilà pourquoi l’entreprise est sclérosée. Est-ce la faute des chauffeurs de bus ? Certainement pas. Est-ce la faute des syndicats qui pistonnent leurs amis ? Il fut un temps, oui.
Mais aujourd’hui ils ont beaucoup moins de poids que par le passé et sont divisés, les grèves sont moins suivies qu’avant et aboutissent rarement à quelque chose.

Aujourd’hui, c’est MPM qui tient les rênes et non pas les syndicats comme on voudrait encore le faire croire. MPM qui avance ses pions et saute par-dessus les quidams.
Il suffit d’avoir un oncle, un cousin, un ami qui travaille à MPM et votre avenir est assuré à RTM. (ça rime, on pourrait en faire une chanson).
Certaines femmes jolies et qui n’ont pas froid aux yeux savent aussi tracer leur route, dans cette entreprise.

Par ailleurs, ce qu’il faut savoir, c’est que, à partir d’un certain grade (haute maîtrise), on ne peut pas être déplacé sans prendre du galon. C’est une règle, à la RTM.

Par exemple, un haute maîtrise qui gère mal son service au point qu’une grève a été déclenchée par sa faute, se voit, en guise de sanction, changer de dépôt mais en passant au grade supérieur !
En résumé, le mauvais travail est récompensé !

Par contre, à la base : le bon chauffeur, l’employé modèle, ne sera pas récompensé ni reconnu. Il sera placé dans le même sac que les carnes à la fois par sa hiérarchie et par la clientèle, ce qui aura tendance à le décourager et certains d’entre eux finissent même par devenir à leur tour des… carnes..
 
D’ailleurs il y a un dicton qui dit : « la régie c’est une usine à carnes ».

Alors tu vois Rémi, quand tu parles de mettre en place des techniques relationnelles dans une entreprise aussi gangrenée de l’intérieur c’est peine perdue !

« Modifié: 14 mai 2010 à 11:02:04 par Chichois »


Rémi

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Moi, je réponds toujours au bonjour des personnes qui montent dans le bus, cela me parait bien normal. Cependant , certaines circonstances équivoques peuvent laisser penser que je n'ai pas répondu au bonjour : par exemple, aprés 4 ou 5 heures de conduite dans cette ville ,  mon état de fatigue a pour conséquence que ma voix  est un peu basse, et avec le bruit environnant cela
  ne permet pas toujours à la personne (sympa) qui m'a salué d'entendre ma réponse, tout simplement...d'autrefois je peux avoir été distré par la sollicitation d'un autre client ou par la conduite.

Edité le : 14 Mai 2010 à 10:53:45
Rémi , il est vrai que si le chauffeur arrive a  avoir un relationnel cordial envers ses passagers , cela diminue les risques de conflits avec ses derniers. Mais le problème dans notre environnement de travail ou règne souvent l'incivisme , l'incivilité , voire la délinquance , est de pouvoir l'instaurer ce climat de civilité. Parce-que certaines personnes malheureusement ne sont pas du tout receptives à la bienséance.
Je sais... et c'est une limite à ce que je dis. Je sais qu'aujourd'hui certaines personnes se sentent "agressées" par un regard (et le bonjour qui va avec) et j'imagine que c'est difficile pour les chauffeurs au jour le jour.
Pour moi cela est du ressort de la direction, c'est à elle de mettre en place des politiques nouvelles et de soutenir ses employés. Je dis tout cela car j'ai observé de meilleurs fonctionnement ailleurs et donc je sais que c'est possible.
Je sais aussi qu'ici tout est plus difficile qu'ailleurs, mais pour moi il y a trop de démission de l'autorité publique à Marseille et je ne me résigne pas à cet état de fait (je ne peux pas faire grand chose mais il me met toujours en colère...)

Tu sais Rémi quand le bus est en retard à cause des embouteillages et que les passagers en montant s'en prennent au chauffeur style: Mais y en a marre qu'est ce que vous foutez, pu....n ça fait une heure qu'on attend etc... tu crois que le chauffeur qui n'y est pour rien dans ce retard, a envie de leur dire bonjour?
 :smt102 La technique relationnelle il faut qu'elle soit dans les deux sens, malheureusement ici elle ne l'est pas souvent. Ou alors tu ne prends pas souvent les transports en commun à Marseille.
Je vois bien tout cela et je sais que ce n'est pas facile, mais je parle d'une "méthode", quelque chose de calculé, de "froid" pour ainsi dire et de systématique...
Mais bien sûr créer de vrais couloirs de bus est une des solutions primordiales pour changer la donne en améliorant la qualité du service, et du coup la satisfaction des usagers et des chauffeurs.



Charito

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Dennis et Chichois votre témoignage est édifiant. Je savais que votre profession était difficile à vivre mais alors là, je suis totalement retournée par ce que j'ai lu !

C'est un constat sans appel d'une situation qui ne peut plus continuer à pourrir de la sorte.
Je vous remercie d'avoir apporté cet éclairage cruel mais nécessaire et j'espère qu'il recevra une large diffusion sur ce forum.

J'ai la chance de ne prendre que très rarement les transports en communs car je ne supporterais pas d'assister à de telles scènes d'incivilité et de violence urbaine.  :-|


Rémi

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Tout ce que dit Denis est vrai, mais je voudrais plutôt rebondir sur la réaction de Rémi. Les exemples qu’il donne sont certainement vrais. Mais quelle est la profession qui n’a pas ses brebis galeuses ? Les chauffeurs de bus sont comme tout le monde : il y a les bons, les moyens, et les « carnes », comme on dit ici.
La différence, peut-être, par rapport aux entreprises du privé, c’est qu’à la régie, les carnes, on les garde. Et on en fait parfois des chefs. Qui deviendront des chefs de chefs, puis des cadres… y a plus de limite. Attention, je ne dis pas que toutes les carnes deviennent chefs ni que tous les chefs sont d’anciennes carnes, mais la proportion est assez importante !
Ah ben voilà c'est le mot... des carnes!  :mrgreen:  J'en ai eu quelques belles sur les lignes que j'empruntais  :lol:

Ca ne m'étonne pas trop ce que tu dis sur la promotion des carnes, ça se sent dans la gestion de l'entreprise.

Par contre, à la base : le bon chauffeur, l’employé modèle, ne sera pas récompensé ni reconnu. Il sera placé dans le même sac que les carnes à la fois par sa hiérarchie et par la clientèle, ce qui aura tendance à le décourager et certains d’entre eux finissent même par devenir à leur tour des… carnes..
 
D’ailleurs il y a un dicton qui dit : « la régie c’est une usine à carnes ».

Alors tu vois Rémi, quand tu parles de mettre en place des techniques relationnelles dans une entreprise aussi gangrenée de l’intérieur c’est peine perdue !
:smt088

Que faire alors?
Certains utilisent cet argument pour dire que seul le passage au privé améliorera le service... moi je veux un service public ET de qualité. On n'est pas sortis de l'auberge...

Et j'ai l'impression que l'arrivée de Môssieur Zéribi n'a pas changé grand chose (à part le ticket à 1,50 ce qui est un bon point mais peu par rapport aux besoins d'amélioration qu'il y a à la rtm).

En tout cas merci pour vos témoignages chers traminots, j'espère que vous ne prenez aucun de mes propos comme une attaque envers la profession, ce n'est pas du tout mon but.


dennis

  • Invité
Moi également je vous remercie rémi , ainsi que les autres intervenants , pour vos réactions pleines de bon sens et de correction..


Chichois

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Que faire alors?
Certains utilisent cet argument pour dire que seul le passage au privé améliorera le service... moi je veux un service public ET de qualité. On n'est pas sortis de l'auberge...

Même pas sûr que ça change quoi que ce soit, car mpm sera toujours le donneur d'ordres et aura son mot à dire. Zéribi n'est pas Zorro non plus. Tout seul que peut-il faire ?
Franchement je ne sais pas ce qu'il faut faire. Comme tu dis on est pas sortis de l'auberge !


cricri2

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zéribi , c'est du blabla, de l'effet d'annonce, du cinéma..............qui coute des sous au contribuable et ne fait rien avancer!!
les transports en commun a marseille n'etant absolument pas une priorité pour mpm ni notre maire, tout le monde s'en tape et le client trinque!!!
dans les villes ou il ya a une veritable volonté, ca marche!!mais chez nous ,des qu'il y en a un qui veut faire un peu de changement au detriment de l'automobile, tout le monde cri au scandale............

pour la description de chauffeur de bus qui a été faite plus haut,je n'ai q'une chose a dire,malheureusement, faut essayer de ne pas se prendre le chou!!n'etant nullement soutenu par notre direction et encore moins mpm,rien n'avanceras ni ne changera!!!bon courage!!

sinon fait comme moi, degage de la , le tram ou le metro, meme si tout n'est pas rose non plus et que ca implique de grosses responsabilités,,le fait de n'avoir plus a faire (ou beaucoup moins)a une certaine population,ca soulage bien!!meme si le metier n'est pas plus reconnu,je te rassure!! nos chefs sont les memes...........

Edité le : 14 Mai 2010 à 12:37:11
ah vi aussi.................le bonjour!!!alors la, je me marre,je doit dire!!moi qui arrivait de ma campagne profonde ou tt le monde dit bonjour a tt le monde,ben tout naturellement quands j'ai commencé mon boulot de chauffeur de bus, je disais bonjour a tout le monde ......................................et quands au bout de seulement 3 jours ,tu voit qu'il ni en a qu'un sur quinze qui répond,ben les bonnes habitudes restent a la maison..............je les reserves a ma campagne profonde, ou je sais que j'aurais un bonjour avec un sourire en reponse,quands j'y retourne...!!! :-)


Chichois

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ah vi aussi.................le bonjour!!!alors la, je me marre,je doit dire!!moi qui arrivait de ma campagne profonde ou tt le monde dit bonjour a tt le monde,ben tout naturellement quands j'ai commencé mon boulot de chauffeur de bus, je disais bonjour a tout le monde ......................................et quands au bout de seulement 3 jours ,tu voit qu'il ni en a qu'un sur quinze qui répond,ben les bonnes habitudes restent a la maison..............je les reserves a ma campagne profonde, ou je sais que j'aurais un bonjour avec un sourire en reponse,quands j'y retourne...!!! :-)

Mdr ! Et puis il faut reconnaître, qu'on a pas trop envie de dire bonjour aux fraudeurs non plus... (surtout sachant que ce sont ceux là qui vont mettre le ouaille dans le bus après ) et vu la proportion de fraudeurs à Marseille...


 

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