Marseille Forum

ALCOOLO...peut etre...vite un PSY

hector · 78 · 15626

Born_to_be_Marseillaise

  • Invité
:smt023 C'est bien ce que je voulais dire. Mais malheureusement, beaucoup trop souvent, seul l'alcoolisme est traité, en occultant totalement la cause. Et tout le monde croit que l'abstinence totale est LA solution : "il était alcolo, il boit plus, il est guérit"  ](*,)

C'est d'ailleurs le cas dans tellement de domaine. On traite les conséquences et si/quand elles disparaissent, on pense que le problème est réglé.

tu sais TomTom, c'est un peu le problème en France....on est carrément bidon sur le traitement des dépressifs aussi....eux, on les bourre de médocs et puis accessoirement on les fait parler un ptit peu histoire de dire qu'on a fait une psychothérapie...


Charito

  • Forumeu(r)/(se) aïolisé
  • **********
    • Messages: 12151
:smt023 C'est bien ce que je voulais dire. Mais malheureusement, beaucoup trop souvent, seul l'alcoolisme est traité, en occultant totalement la cause. Et tout le monde croit que l'abstinence totale est LA solution : "il était alcolo, il boit plus, il est guérit"  ](*,)

C'est d'ailleurs le cas dans tellement de domaine. On traite les conséquences et si/quand elles disparaissent, on pense que le problème est réglé.

tu sais TomTom, c'est un peu le problème en France....on est carrément bidon sur le traitement des dépressifs aussi....eux, on les bourre de médocs et puis accessoirement on les fait parler un ptit peu histoire de dire qu'on a fait une psychothérapie...

Ce sont malheureusement les solutions de facilité. C'est vrai aussi que le corps médical n'a peut-être pas toujours les moyens pour prendre les problèmes à bras le corps et s'impliquer dans une solution de fonds.


milo_

  • Invité
c'est vrai ça et je crois que si deja la personne boit plus elle pourra plus facilement regler ses problemes et afronter la realité
jcrois que c'est un peu comme le tabac et toutes les addictions biensur l'ideal c'est de gerer sa conso mais justement la personne n'y arrive pas sinon el est pas dans ce cas


cocobarnabite

  • Invité
Pour moi, un alcolo grave, c'est quelqu'un qui commence dès le matin, continue au boulot, en conduisant etc. sans pouvoir s'arrêter, alors que "l'alcolo normal", il boit "seulement" pendant les repas, les apéros et dans la soirée...




Ké alcoolo "normal" ???  :shock:
Y'a pas d'alcoolo normal ! [-X
Ce n'est pas tant la quantité ingurgitée, ni la fréquence mais tout ce qu'il y a autour : ce besoin visceral qui fait transpirer, qui fait trembler .... si il n'est pas rapidement assouvi.
Les gens qui se petent la gueule bien bien parce qu'ils sont tristes ou parce qu'ils sont en société ne sont pas alcooliques à mes yeux mais sont laches et peureux .... ça c'est fait !! :mrgreen: Y'a d'autres moyens que l'alcool d'avancer vers le mieux ou de briller en société... ça c'est fait donc !! :mrgreen:
Après, tu as les gens qui ont des symptomes bizarres : tremblotte, les nerfs qui se durcissent, ils grincent des dents (mon oncle la nuit reveillait sa chérie parce qu'il grinçait des dents plus fort que si il ronflait ....) ..... leur corps demande l'alcool pour s"apaiser.
Personne n'a parlé de ces symptomes là parce que qui ici, sait reellement ce qu'est un alcoolique ? Je me "vante" pas d'en connaitre certains, loin de là, ce serait le comble .... mais désolée quand je lis "essaie de laisser tomber la bouteille pour voir si tu tiens" .... je me dis "mais bon sang, c'est IMPOSSIBLE ça pour l'alcoolo !"
L'alcool est devenu pour lui, le seul moyen d'être bien ! C'est à ça qu'il se rattache et quand il ne veut plus que ce soit l'unique moyen, il ne peut hélas PLUS décider tout seul parce que l'alcool a pris le pouvoir !
Voilà pourquoi je supporte pas (dans le sens, ça me rend dingue ....) les gens qui boivent juste sur un coup de blues parce que ça peut aller très loin et devenir le seul moyen facile pour trouver le bien-être ....
L'alcool est dangereux ... désolée.
Parce que sous couvert de prodiguer des sensations agreables, il peut tout supplanter.
Après ... bien sur que chacun est libre hein ....
Mais demandez comment un homme (ou une femme) est devenue alcoolique : beaucoup vous repondront que ça a commencé par des aperos entre amis à repetition, des soirées hyper sympas, des bons repas puis le jour où ça va très mal, ben , c'est la recherche de ce bien-être facile, égoiste quelque part puisque c'est une histoire entre une bouteille et soi .... et à partir de là, c'est comme un aimant ... et je persiste à dire que c'est FACILE. Personne ne te voit, personne ne te dit : NON. Tu es seul au debut puis après tu te fous des autres autour : ce qui compte, c'est que tu retrouves un bien-être grace à ta bouteille .... et les autres ont qu'à le comprendre et surtout ils n'ont qu'à l'accepter.
La relation avec la bouteille est le seul dialogue que l'alcolo comprend : tu peux lui parler amour, famille, enfant .... Pfffffffffff .... ça rentre et ça sort .... parce qu'il ne sait plus dialoguer, il a instauré une façon de communiquer à sens unique comme s'il parlait à une bouteille.

Quant aux effets, désolée, mais y'a pas que le fait d'être soul .... quelqu'un a dit plus haut que beaucoup d'alcolos n'étaient jamais souls !! Ben oui, c'est vrai, grace à l'alcool, ils sont juste "bien". Une dose qui empeguerait quelqu'un qui boit jamais, chez eux, ça va juste les faire sentir bien .... par contre, si ils n'ont pas leur dose, ils tremblent, transpirent, sont tendus nerveusement, grincent des dents, deviennent raides comme des piquets ...
Et je parle pas des conséquences sur la santé à long terme : de nombreux cancers sont causés par l'alcool. Et sans oublier que souvent l'alcoolique fume aussi .... la totale ... :?

 [-(  [-(  [-(  [-(  [-(  [-(  [-(  [-(  [-(  [-(  [-(  [-(  [-(  [-(  [-(  [-(  [-(  [-(  [-(



Tomtom

  • Fada(de) du forum
  • *******
    • Messages: 4694
Pour moi, un alcolo grave, c'est quelqu'un qui commence dès le matin, continue au boulot, en conduisant etc. sans pouvoir s'arrêter, alors que "l'alcolo normal", il boit "seulement" pendant les repas, les apéros et dans la soirée...




Ké alcoolo "normal" ???  :shock:
Y'a pas d'alcoolo normal ! [-X
Ce n'est pas tant la quantité ingurgitée, ni la fréquence mais tout ce qu'il y a autour : ce besoin visceral qui fait transpirer, qui fait trembler .... si il n'est pas rapidement assouvi.
Les gens qui se petent la gueule bien bien parce qu'ils sont tristes ou parce qu'ils sont en société ne sont pas alcooliques à mes yeux mais sont laches et peureux .... ça c'est fait !! :mrgreen: Y'a d'autres moyens que l'alcool d'avancer vers le mieux ou de briller en société... ça c'est fait donc !! :mrgreen:
Après, tu as les gens qui ont des symptomes bizarres : tremblotte, les nerfs qui se durcissent, ils grincent des dents (mon oncle la nuit reveillait sa chérie parce qu'il grinçait des dents plus fort que si il ronflait ....) ..... leur corps demande l'alcool pour s"apaiser.
Personne n'a parlé de ces symptomes là parce que qui ici, sait reellement ce qu'est un alcoolique ? Je me "vante" pas d'en connaitre certains, loin de là, ce serait le comble .... mais désolée quand je lis "essaie de laisser tomber la bouteille pour voir si tu tiens" .... je me dis "mais bon sang, c'est IMPOSSIBLE ça pour l'alcoolo !"
L'alcool est devenu pour lui, le seul moyen d'être bien ! C'est à ça qu'il se rattache et quand il ne veut plus que ce soit l'unique moyen, il ne peut hélas PLUS décider tout seul parce que l'alcool a pris le pouvoir !
Voilà pourquoi je supporte pas (dans le sens, ça me rend dingue ....) les gens qui boivent juste sur un coup de blues parce que ça peut aller très loin et devenir le seul moyen facile pour trouver le bien-être ....
L'alcool est dangereux ... désolée.
Parce que sous couvert de prodiguer des sensations agreables, il peut tout supplanter.
Après ... bien sur que chacun est libre hein ....
Mais demandez comment un homme (ou une femme) est devenue alcoolique : beaucoup vous repondront que ça a commencé par des aperos entre amis à repetition, des soirées hyper sympas, des bons repas puis le jour où ça va très mal, ben , c'est la recherche de ce bien-être facile, égoiste quelque part puisque c'est une histoire entre une bouteille et soi .... et à partir de là, c'est comme un aimant ... et je persiste à dire que c'est FACILE. Personne ne te voit, personne ne te dit : NON. Tu es seul au debut puis après tu te fous des autres autour : ce qui compte, c'est que tu retrouves un bien-être grace à ta bouteille .... et les autres ont qu'à le comprendre et surtout ils n'ont qu'à l'accepter.
La relation avec la bouteille est le seul dialogue que l'alcolo comprend : tu peux lui parler amour, famille, enfant .... Pfffffffffff .... ça rentre et ça sort .... parce qu'il ne sait plus dialoguer, il a instauré une façon de communiquer à sens unique comme s'il parlait à une bouteille.

Quant aux effets, désolée, mais y'a pas que le fait d'être soul .... quelqu'un a dit plus haut que beaucoup d'alcolos n'étaient jamais souls !! Ben oui, c'est vrai, grace à l'alcool, ils sont juste "bien". Une dose qui empeguerait quelqu'un qui boit jamais, chez eux, ça va juste les faire sentir bien .... par contre, si ils n'ont pas leur dose, ils tremblent, transpirent, sont tendus nerveusement, grincent des dents, deviennent raides comme des piquets ...
Et je parle pas des conséquences sur la santé à long terme : de nombreux cancers sont causés par l'alcool. Et sans oublier que souvent l'alcoolique fume aussi .... la totale ... :?

 [-(  [-(  [-(  [-(  [-(  [-(  [-(  [-(  [-(  [-(  [-(  [-(  [-(  [-(  [-(  [-(  [-(  [-(  [-(



On en revient bien à ça.
On ne devient pas alcoolique comme ça sans raison. Tu décris très bien comment on passe d'une consommation d'alcool "normale" (je ne vais pas m'étendre sur ce qu'est la "norme", comme déjà dit, chacun à la sienne...), à l'alcoolisme.
Une vraie question c'est de se demander : pourquoi, parmi les personnes qui ont cette consommation normale, quand un problème survient dans leur vie (et tout le monde y est confronté un jour), certaines vont trouver comme solution l'alcool (et malheureusement se faire prendre dans l'engrenage) alors que beaucoup d'autres n'y plongeront pas. Qu'est ce qui diffère, à ce moment précis ? Pourquoi certaines décideront d'aller voir un psy ou de se défoncer dans le sport, quand d'autres iront voir le barman ?
Je crois que sur ces questions précises, qui me semblent primordiales puisqu'elles sont à la source de l'alcoolisme, il n'y a pas grand chose de proposer.
Quand tu vois les messages débiles de prévention qu'on nous assène  ](*,)  "Attention, boire un verre peut amener à devenir alcoolique". Ouep....et manger ça peut conduire à l'obésité. Bonjour Lapalisse...
Pourquoi on ne dit pas clairement  "attention, parfois essayer de régler seul un problème personnel peut avoir des conséquences dramatiques. La communication avec des proches ou/et des spécialistes est LA SEULE solution qui fonctionne. Un barman n'est pas un psy ou un ami : c'est juste un dealer qui ne voit en vous qu'un client parmi des milliers d'autres. Il ne supportera pas les conséquences de votre état ;  vous et vos proches, OUI. Si demain, devenu alcoolique, vous disparaissez de son établissement, il ne viendra JAMAIS vous voir à l'hôpital ou au cimetière."

Quand je disais que dans beaucoup de domaines, on fait la même chose (traiter les conséquences et non pas le problème), je pensais à 2 sujets déjà évoqués sur le forum : les banlieues en flamme, les pédophiles.
Dans ces 2 cas, on ne parle toujours que du traitement des conséquences : les banlieues brulent ? Envoyons plein de crs, voir l'armée ! Un type agresse des enfants ? Castration chimique ou internement à vie !
L'alcoolisme ? Abstinence totale, mais on pourrait aussi proposer la camisole à vie (ben ouais, essaye d'ouvrir une bouteille avec les mains coincées dans la grande chemise).

Il est sûr que le résultat est en apparence très probant. Par contre, le problème n'est JAMAIS traité. On met juste un couvercle dessus.


De ce que j'ai lu ici, il me semble que tous ceux qui se sont exprimés savent tout à fait ce qu'est un alcoolique, et tout ce que cela suppose.
Le sujet a été lancé par Hector, qui se pose une question ("ALCOOLO...peut être").
C'est évident qu'on ne lui aurait pas répondu les mêmes choses (du style : "essaie d'arrêter la bouteille une semaine pour voir") s'il avait directement dit : "je suis alcoolique".


sabalix

  • Invité
L'alcoolique est une personne malade.
D'une consommation "normale" , elle est passée à une sur-consommation qui entraine une dépendance physique mais aussi psychique.l'alcool a cette particularité par rapport aux autres conduites addictives.
Le cerveau garde en mémoire cette dépendance et au moindre écart, si il y a abstinence, c'est reparti.

La molécule alcool détruit des cellules de notre métabolisme pour en créé d'autres. c'est pour cela en cas de maladie alcoolique si on veut s'arreter, il faut que ça soit définitif.

J'ai suivi un stage expliquant la maladie alcoolique pendant 2 semaines dans un centre pour alcooliques. Ce stage expliquant comment on devenait alcoolique et pourquoi.

Franchementapres ce stage , j'ai changé ma vision sur les personnes alcooliques et une méfiance par rapport à l'alcool.


cocobarnabite

  • Invité
.
Une vraie question c'est de se demander : pourquoi, parmi les personnes qui ont cette consommation normale, quand un problème survient dans leur vie (et tout le monde y est confronté un jour), certaines vont trouver comme solution l'alcool (et malheureusement se faire prendre dans l'engrenage) alors que beaucoup d'autres n'y plongeront pas.

Ben justement, déjà le fait d'avoir une consommation d'alcool qui soit liée (trop liée !) au plaisir...
Désolée mais quand t'entends que pour passer une bonne soirée, faut imperativement des bouteilles, je trouve ça malheureux et c'est déjà un chemin que tu ouvres à l'alcoolisme ! Le jour où ça ira mal, tu n'auras qu'à prendre le chemin que tu auras toi-même tracé ! Par facilité ! :wink:
Ensuite, la solitude est aussi la cause ... et les medecins ne soignent pas cela.
Faut dire aussi qu'on ne sait plus au final si la personne alcoolique est reellement seule ou bien si volontairement elle fait le vide autour d'elle ?! :-k  
Comment veux-tu "traiter" la solitude ?
Tu ne peux pas forcer quelqu'un à parler de ses problemes si il ne le souhaite pas et si par "baissage de bras", il se refugie dans le silence ....

Et +1 avec Saba ...



Edit : je rajoute un truc 3615 ma vie .... à un moment où j'étais au fin fond du fond et où rien ne pouvait me soulager de ma souffrance, de ma peine, de ma rancoeur, je me suis dit "ma foi, je vais boire un coup ... parait qu'après ça va mieux" .... j'ai donc pris une bouteille de muscat et ai ingurgité 4 verres d'un coup .... j'ai eu des veriges en 5 minutes, mal au coeur, l'impression que tout se dérobait sous moi .... Si j'avais été habituée à l'alcool, je n'aurais pas ressenti cela et hop .... je serais peut-être tombée dans l'alcoolisme betement ? Mais ça a été pire comme sensation que ma souffrance psychique, et je me suis trouvée stupide en plus ....
Comme quoi, si déjà tu as un lien facile avec l'alcool, c'est une porte ouverte ....
« Modifié: 12 février 2008 à 09:39:46 par cocobarnabite »


Tomtom

  • Fada(de) du forum
  • *******
    • Messages: 4694
L'alcoolique est une personne malade.
D'une consommation "normale" , elle est passée à une sur-consommation qui entraine une dépendance physique mais aussi psychique.l'alcool a cette particularité par rapport aux autres conduites addictives.
Le cerveau garde en mémoire cette dépendance et au moindre écart, si il y a abstinence, c'est reparti.

La molécule alcool détruit des cellules de notre métabolisme pour en créé d'autres. c'est pour cela en cas de maladie alcoolique si on veut s'arreter, il faut que ça soit définitif.

J'ai suivi un stage expliquant la maladie alcoolique pendant 2 semaines dans un centre pour alcooliques. Ce stage expliquant comment on devenait alcoolique et pourquoi.

Franchementapres ce stage , j'ai changé ma vision sur les personnes alcooliques et une méfiance par rapport à l'alcool.

Ca doit effectivement être un stage très intéressant.
Peux-tu en dire plus sur le "pourquoi" on devient alcoolique ? Et par la même, comment éviter d'en arriver là (à part en ne buvant JAMAIS d'alcool, évidemment  :wink: ) ?

Et dans ce stage, la question de la position et de l'action des institutions (Etat, santé publique, etc...) vis à vis de ce problème était-elle abordée ? Si oui, qu'est ce qui se disait ?

.
Une vraie question c'est de se demander : pourquoi, parmi les personnes qui ont cette consommation normale, quand un problème survient dans leur vie (et tout le monde y est confronté un jour), certaines vont trouver comme solution l'alcool (et malheureusement se faire prendre dans l'engrenage) alors que beaucoup d'autres n'y plongeront pas.

Ben justement, déjà le fait d'avoir une consommation d'alcool qui soit liée (trop liée !) au plaisir...
Désolée mais quand t'entends que pour passer une bonne soirée, faut imperativement des bouteilles, je trouve ça malheureux et c'est déjà un chemin que tu ouvres à l'alcoolisme ! Le jour où ça ira mal, tu n'auras qu'à prendre le chemin que tu auras toi-même tracé ! Par facilité ! :wink:
Ensuite, la solitude est aussi la cause ... et les medecins ne soignent pas cela.
Faut dire aussi qu'on ne sait plus au final si la personne alcoolique est reellement seule ou bien si volontairement elle fait le vide autour d'elle ?! :-k 
Comment veux-tu "traiter" la solitude ?
Tu ne peux pas forcer quelqu'un à parler de ses problemes si il ne le souhaite pas et si par "baissage de bras", il se refugie dans le silence ....

Et +1 avec Saba ...



On en revient toujours au même point : c'est pas parce qu'on prend du plaisir en buvant de l'alcool qu'on deviendra alcoolique. Toi qui aimes bien (dans les 2 sens du terme !) manger, penses-tu que toutes les personnes qui ont le même plaisir puisse un jour devenir boulimique quand un problème surviendra dans leur vie ? Non, évidemment. Mais pour certains, oui. Alors faut-il pour cela, préventivement, éviter d'avoir un rapport à la nourriture qui soit lié au plaisir ?

Tu parles aussi de la solitude, qui peut être une cause du "passage à l'acte". Mais effectivement, on ne sait pas si on devient alcoolique parce qu'on est seul, ou si c'est l'alcoolisme qui conduit à la solitude.
Les 2 sont exacts. On est seul parce qu'on a un problème relationnel avec soi ou/et les autres. Si cette solitude devient trop lourde à porter, on peut tomber dans l'alcoolisme. Et il est évident aussi que l'alcoolique coupe les ponts derrière lui, et finit par se retrouver seul.

Je demande à Saba "pourquoi on devient alcoolique" mais je connais déjà la réponse.
On devient alcoolique parce qu'on trouve dans l'alcool un moyen de régler un problème. Ca peut être la solitude, la dépression, la remise en cause de sa vie, la perte du goût de vivre, la perte de confiance en soi, etc. Ces états psychologiques apparaissent très souvent après un divorce, après la perte d'un emploi (ou quand on arrive pas à en trouver un), un trop grand stress, un choc émotionnel lié à un décés, etc...
C'est aussi pour cela que ce syndrome est si difficile à traiter. Il n'y a pas UNE cause identifiable et unique. Mais des centaines de causes, qui peuvent aussi se combiner. Et la psychologie de base de l'individu entre aussi en ligne de compte. Face à un problème, certains seront abattus au point de se tourner volontairement ou pas vers des solutions extrémes (suicide, drogue, alcool, dépression...) quand d'autres verront leur force et leur volonté décupler pour s'en sortir. L'entourage enfin joue un rôle prépondérant, selon sa proximité et ses "réponses" face à la difficulté rencontrée.

Pour paraphraser Coluche et mettre une petite pointe d'humour  : celui qui est fragile psychologiquement, seul et qui rencontre un gros problème, pour lui ce sera très dur  8-[


cocobarnabite

  • Invité
Pour paraphraser Coluche et mettre une petite pointe d'humour  : celui qui est fragile psychologiquement, seul et qui rencontre un gros problème, pour lui ce sera très dur  8-[

Oui bien sur ..... mais justement .... ne crois-tu pas que si on a bien conscience AVANT que l'alcool peut être dangereux parce qu'une solution facile, on s'en méfiera plus ?
Quant à ta comparaison avec la boulimie pour essayer de me faire comprendre que ce que je dis est valable aussi pour la bouffe ( :mrgreen: ), je ne suis pas convaincue .... :wink: ça doit arriver certainement, mais pas avec la même fréquence que l'alcool....
Quand tu es mal, tu manges davantage, c'est vrai .... pour combler un manque... mais les dérives sont plus rares je pense ....




sabalix

  • Invité
ben je travaille sur ce sujet au taf ...

j'incrimine personne, ni ne donne des leçons de morales mais quand le plaisir devient  dépendance ... il faut se poser des questions.
On met sa santé en jeu entre autre ....

quelques idées reçues :

Boire réchauffe le corps"
Non, il y a une sensation de chaleur ponctuelle au niveau de la peau, mais perte calorique corporelle. Dans des conditions de froid important, cela peut donc même être dangereux.

"L'alcool rend courageux" 
L'alcool désinhibe et augmente chez l'alcoolisé la prise de risque souvent de manière inconsidérée. L’alcool modifie les perceptions conscientes, rend « inconscient » (invincibilité etc…). Quelqu’un de courageux a une conscience réelle et prcise du danger, d’où son courage.

"L'alcool est un stimulant sexuel"
L’alcool désinhibe, mais altère la performance sexuelle elle-même. La consommation excessive entraîne entre autres des troubles physiologiques à court, moyen et long terme.

"L'alcool donne de la force"
L'alcool entraîne une euphorie ponctuelle, mais une fatigue à l’effort jusqu’à un épuisement dangereux pour la santé.

"L’activité physique me permet d’éliminer l’alcool"
la transpiration libère de l’eau, non de l’alcool. 

"L'alcool ne fait pas grossir"
Il y a 100 calories par verre de vin. Il s’agit de calories de « stockage ».

"Au lendemain d’une ivresse, il faut boire"
Pour la personne dépendante, cela comble simplement le manque. 

"Coupé avec de l'eau, l’effet de l'alcool est moins important"
L’effet est le même si la quantité est la même.
« Modifié: 12 février 2008 à 11:31:24 par sabalix »


Tomtom

  • Fada(de) du forum
  • *******
    • Messages: 4694
Pour paraphraser Coluche et mettre une petite pointe d'humour  : celui qui est fragile psychologiquement, seul et qui rencontre un gros problème, pour lui ce sera très dur  8-[

Oui bien sur ..... mais justement .... ne crois-tu pas que si on a bien conscience AVANT que l'alcool peut être dangereux parce qu'une solution facile, on s'en méfiera plus ?
Quant à ta comparaison avec la boulimie pour essayer de me faire comprendre que ce que je dis est valable aussi pour la bouffe ( :mrgreen: ), je ne suis pas convaincue .... :wink: ça doit arriver certainement, mais pas avec la même fréquence que l'alcool....
Quand tu es mal, tu manges davantage, c'est vrai .... pour combler un manque... mais les dérives sont plus rares je pense ....

Ben celui qui n'a pas conscience que l'alcool peut être dangereux, c'est qu'il a déjà un problème.
C'est un peu comme celui qui a des relations sexuelles avec des personnes inconnues sans protection ou celui qui fume sans savoir que c'est potentiellement dangereux pour sa santé : soit il est complètement con, soit il était en voyage sur Saturne les 30 dernières années ! :mrgreen:

Effectivement, la boulimie ça arrive moins souvent que l'alcoolisme je pense. Pourtant, le mécanisme peut être exactement le même. Dans un premier temps, tu aimes ça sans que ça pose aucun problème. Pour X raisons, qu'on a déjà évoquées, tu passes d'une consommation plaisir, à une consommation refuge, en réponse à un problème nouveau. Enfin, tu as mis le doigt dans l'engrenage, tu es coincé, tu ne peux plus t'en sortir. Il existe dans les 2 cas :
- une dépendance physique
- une dépendance psychique
- des conséquences graves pour la santé
- des conséquences graves pour l'entourage.

Tout ça pour dire que je ne crois pas du tout à la diabolisation de l'alcool comme une VRAI solution aux problèmes que l'alcool peut poser.

Quand tu es mal, tu manges davantage, c'est vrai .... pour combler un manque... mais les dérives sont plus rares je pense ....

Et encore une fois, chacun réagit différemment, il doit y avoir autant de réactions que d'individus.
Pour ma part, si ça va pas, je mange moins (pourtant j'aime manger des bonnes choses, pour mon plaisir....mmmmh la daube  :smt007  :mrgreen: ), je bois un peu plus, mais mon refuge, là où je me sens bien et j'arrive à oublier les problèmes, c'est sur l'eau (j'ai bien dis "oublier", mais sûrement pas les solutionner).
En fait chacun trouve un refuge ou une échappatoire dans ce qui lui procurait déjà du plaisir avant même d'avoir un problème. C'est juste logique : tu vas pas bien, tu te tournes vers ce qui te fais habituellement du bien et malheureusement très souvent, tu "augmentes les doses".


Eric

  • Figure du forum
  • ******
    • Messages: 2244
Ben justement, déjà le fait d'avoir une consommation d'alcool qui soit liée (trop liée !) au plaisir...

Ensuite, la solitude est aussi la cause ... et les medecins ne soignent pas cela.
Faut dire aussi qu'on ne sait plus au final si la personne alcoolique est reellement seule ou bien si volontairement elle fait le vide autour d'elle ?! :-k  
Comment veux-tu "traiter" la solitude ?

Il ne faut pas tomber d'un extrème à l'autre et diaboliser tout ce qui fait plasir...

Ce n'est pas l'alcool en soi qui est mauvais, mais plutôt l'usage qu'on en fait. Si ce n'est pas pour le plaisir, mais pour noyer son chagrin, pour calmer ses angoisses, fuir la réalité etc., on a un problème. Mais cela vaut également pour toutes les autres formes d'addiction, qu'elles soient liées à l'alcool, au tabac, au cannabis, au jeu ou au sexe !

Parlant de drogues (douces), à mon avis, il y a aussi un aspect qui relève de l'automédication: Boire du vin avec modération relève le moral et est bon pour la santé, beaucoup de gens apprécient le cannabis pour ses vertus euphorisantes en cas de déprime. Ces "drogues" ont donc aussi leur vertus, tout n'est qu'une question de dosage et de bon sens. Bien sûr, ce n'est jamais rien qu'un palliatif, mais au moins c'est naturel et toujours mieux que d'avaler des cachets antidépresseurs à chaque coup de blues.

Ce n'est pas pour rien que dès qu'ils s'arrêtent, certains deviennent insupportables puisque tous leurs symptomes névrotiques, psychotiques et dépressifs refont surface...  :cache:

C'est pourquoi je viens à la même conclusion que Tomtom : Le "sevrage" n'est pas tout, il faut avant tout retrouver son équilibre mental, sinon la rechute est programmée...
« Modifié: 12 février 2008 à 11:56:46 par Eric »


cocobarnabite

  • Invité


Il ne faut pas tomber d'un extrème à l'autre et diaboliser tout ce qui fait plaisir...


Se méfier de, c'est pas diaboliser ! :wink:


fanny13

  • Empégué(e) du forum
  • *********
    • Messages: 8919
  • Le seul le vrai !!!

Moi j'encourage pas du tout Hector à continuer ... ça me semble abherrant même de le faire ... =;
 (même si je suis rabat-joie pour certains !  :mrgreen: )


Je dois avouer qu'il y a seulement une dizaine d'années un post d'encouragement ne serait jamais sorti de ma tête.

Je n'aime pas l'alcool et je ne le supporte pas.

Mais j'ai eu le temps de remarquer combien la vie est difficile pour chacun de nous et je ne vois pas pourquoi ce qui peut être une consolation pour certains doit s'arrêter à 64 ans alors que la fin de vie est proche.

Si la seule idée de devoir abandonner totalement de boire lui fait boire plus, où est l'intérêt d'envisager le sevrage ?

il faut s'imaginer la somme de volonté qu'il doit falloir pour ça. Est-ce qu'à 64 ans on a cette volonté ? Et surtout pour quel résultat ?
Pas d'accord avec toi désolée, je me suis arrêtée à 64 ans car il n'est jamais trop tard pour arrêter les conneries du style: dire n'importe quoi, faire n'importe quoi, perdre son mari aprés 43 ans de mariage , ne plus voir ses petits enfants car il n'est pas question de les confier à une grand mère qui boit etc etc, c'est vrai il faut beaucoup de volonté pour y arriver mais le résultat en vaut la peine, je préfére mourir dans 20 ans ou plus en arrêtant plutôt que me suicider lentement mais surement avec l'alcool. Les effets bénéfiques pour moi 12kgs en moins, toujours des rides mais plus de rougeurs, oser me regarder dans la glace le matin, voir des yeux normaux avec la tête d'une personne qui a enfin retrouvé l'estime de soi et de ses proches. La vie est courte pourquoi vouloir l'abréger volontairement, mon passé est derriére moi mais mon avenir est devant moi et je veux qu'il soit le plus lumineux possible et il est depuis maintenant 2 ans.


cocobarnabite

  • Invité

En fait chacun trouve un refuge ou une échappatoire dans ce qui lui procurait déjà du plaisir avant même d'avoir un problème. C'est juste logique : tu vas pas bien, tu te tournes vers ce qui te fais habituellement du bien et malheureusement très souvent, tu "augmentes les doses".


Oui ...... :-k Bon moi j'augmente ma dose de pates à la carbonara  :mrgreen: (en général je me mange un vrai gros saladier entier !!!! :mrgreen: ) mais ça devient pas quotidien !!! C'est "sur le coup" !
C'est pas une question de force de caractere si je ne fais ça qu'une fois de temps en temps et pas regulierement ! C'est que si je mange un saladier entier de pâtes chaque soir (soit pratiquement un paquet de 500g !!), dans 15 jours, je suis obèse et pire, j'ai du cholesterol, des triglycerides, et peut-être du diabete !!!!! :shock:
Alors puisqu'on compare : pourquoi est-il si facile de plonger tête premiere dans l'alcool alors qu'on connait les dangers de la dérive ????
Vous êtes bien d'accord pour dire que tout le monde connait les dangers, hein ????? Sauf si on habite Saturne, hein Tom !! :wink:  :mrgreen:
Alors pourquoi ?????? :shock:
Désolée, mais je ne comprends pas ..... il y a une ambiguité que je conserve en moi vis à vis de l'alcoolique. Il a été forcément malheureux et fragilisé à un moment et ça me fait une peine immense .... mais il a été aussi insouciant, inconscient et lache... avec ça, j'ai plus de mal. =;
Et d'ailleurs, je crois que c'est uniquement quand la personne prend conscience de ça, qu'elle veut se faire soigner...
Bon, vais surement me faire incendier hein ! :-'' (Même pas peur ! :tirelangue: )
Pas taper Tom !! :cache:


Traces d Huile

  • Forumeu(r)/(se) aïolisé
  • **********
    • Messages: 13444
  • En route pour l'aventure...
    • Concentration motos et motards à Marseille Plan de Campagne
Peux-tu en dire plus sur le "pourquoi" on devient alcoolique ?
Et par la même, comment éviter d'en arriver là (à part en ne buvant JAMAIS d'alcool, évidemment  :wink: ) ?

Pour noyer sa peine ?
En trouvant un autre exutoire ?


Je sais, c'est facile à dire... J'ai vidé quelques bouteilles des soirs de gros chagrin...
Heureusement pour moi, j'aime trop l'eau fraiche pour arrêter d'en boire !
C'est une forme de suicide, à petit feu...
Y en a qui se pendent, qui se brûlent la cervelle, ou se jettent d'une falaise...
Y en a d'autres qui fuient la réalité par les drogues, l'alcool...
Y en a qui cherchent à se sentir vivre par l'adrénaline : le jeu, la vitesse...
Y en a qui détestent tout le monde et deviennent cyniques...
Y en a qui sont plus forts qui serrent les poings et qui attendent que ça passe.
On est pas tous égaux dans notre façon de réagir à ce qui nous touche, par contre je crois qu'on est tous confrontés un jour ou l'autre à des événements qui nous donnent envie de ne plus exister...

J'ai connu quelques apéros où un très bon pote riait en avalant verre après verre... Ses rires ne masquaient pas son profond mal être. Son vague à l'âme je le lisais au fond de ses yeux. J'avais mal pour lui... Et j'espère que le jour où il retrouvera l'envie et la force de sourire pour de bon, il saura ranger ses bouteilles au fond du placard pour ne les ressortir que pour les grandes occasions... ;)


Tomtom

  • Fada(de) du forum
  • *******
    • Messages: 4694

Pas d'accord avec toi désolée, je me suis arrêtée à 64 ans car il n'est jamais trop tard pour arrêter les conneries du style: dire n'importe quoi, faire n'importe quoi, perdre son mari aprés 43 ans de mariage , ne plus voir ses petits enfants car il n'est pas question de les confier à une grand mère qui boit etc etc, c'est vrai il faut beaucoup de volonté pour y arriver mais le résultat en vaut la peine, je préfére mourir dans 20 ans ou plus en arrêtant plutôt que me suicider lentement mais surement avec l'alcool. Les effets bénéfiques pour moi 12kgs en moins, toujours des rides mais plus de rougeurs, oser me regarder dans la glace le matin, voir des yeux normaux avec la tête d'une personne qui a enfin retrouvé l'estime de soi et de ses proches. La vie est courte pourquoi vouloir l'abréger volontairement, mon passé est derriére moi mais mon avenir est devant moi et je veux qu'il soit le plus lumineux possible et il est depuis maintenant 2 ans.

C'est un beau témoignage fanny. Quelle volonté tu as du mettre en oeuvre pour y arriver !
Mais comme tu le dis, ça en vaut la peine. Et j'espère que ça t'as permis de retrouver une relation "normale" avec tes petits enfants (notamment).
Je ne sais pas si tu es d'accord pour en parler plus. Si c'est le cas, j'ai une ou deux questions qui me tarabuste : comment étais-tu "tombé dedans" ? Pourquoi d'après toi, as-tu réussi à arrêter totalement, après si longtemps ? Qu'est ce qui a été le déclencheur, s'il y en a eu un précis ?

Si tu ne veux pas en dire plus, pas de problème. :wink:



Oui ...... :-k Bon moi j'augmente ma dose de pates à la carbonara  :mrgreen: (en général je me mange un vrai gros saladier entier !!!! :mrgreen: ) mais ça devient pas quotidien !!! C'est "sur le coup" !
C'est pas une question de force de caractere si je ne fais ça qu'une fois de temps en temps et pas regulierement ! C'est que si je mange un saladier entier de pâtes chaque soir (soit pratiquement un paquet de 500g !!), dans 15 jours, je suis obèse et pire, j'ai du cholesterol, des triglycerides, et peut-être du diabete !!!!! :shock:
Alors puisqu'on compare : pourquoi est-il si facile de plonger tête premiere dans l'alcool alors qu'on connait les dangers de la dérive ????
Vous êtes bien d'accord pour dire que tout le monde connait les dangers, hein ????? Sauf si on habite Saturne, hein Tom !! :wink:  :mrgreen:
Alors pourquoi ?????? :shock:
Désolée, mais je ne comprends pas ..... il y a une ambiguité que je conserve en moi vis à vis de l'alcoolique. Il a été forcément malheureux et fragilisé à un moment et ça me fait une peine immense .... mais il a été aussi insouciant, inconscient et lache... avec ça, j'ai plus de mal. =;
Et d'ailleurs, je crois que c'est uniquement quand la personne prend conscience de ça, qu'elle veut se faire soigner...
Bon, vais surement me faire incendier hein ! :-'' (Même pas peur ! :tirelangue: )
Pas taper Tom !! :cache:

J'en ai parler un peu plus haut : dans les paramètres qui font que certains deviennent alcooliques et d'autres pas (avec une situation de départ identique), le caractère de base de la personne est très important. Tu parles de raison plus que de force de caractère, dans ton exemple du saladier de pates. Si ça m'est déjà arrivé de prendre une grosse cuite pour oublier un coup dur, je ne suis pas devenu alcoolique pour autant. Parce que comme toi, je sais quelles seraient les conséquences si je refaisais ça régulièrement. Je connais les risques, comme tous. Mais j'ai aussi la lucidité/la volonté, à un moment, de ne pas aller plus loin.
Le problème c'est quand tu perds cette volonté. Ca peut arriver parce que tu te prend non pas un, mais plusieurs coups durs en même temps. Et là, qui peut dire qu'il sait comment il réagira. Qui peut être sûr qu'il aura la volonté de se battre et pas de laisser tomber, pour se réfugier dans ce qui est plus facile.
Tu parles de lâcheté. Même si je n'aime pas le mot, je suis d'accord. Mais pas pour blâmer. C'est trop facile. Lâche on l'est TOUS, quotidiennement, quand au lieu de se battre (pour x bonnes causes, contre x choses dégueulasses) on ferme les yeux, on laisse faire, on cautionne silencieusement. Alors il faut comprendre qu'à un moment, dans une situation donnée, une personne, par lâcheté (=manque d'envie, de combativité), laisse tomber la lutte et choisisse la solution la plus facile.
Comme l'a dit fanny13, l'alcoolisme c'est un suicide. Un suicide qui prend du temps, mais qui a le même type d'origine et le même but qu'un autre.

Mince ! TDH, tu as étais plus rapide que moi...Du coup, j'aurais pu écrire "+1", ça aurait été plus simple  :mrgreen:
« Modifié: 12 février 2008 à 18:02:00 par Tomtom »


fanny13

  • Empégué(e) du forum
  • *********
    • Messages: 8919
  • Le seul le vrai !!!

Pas d'accord avec toi désolée, je me suis arrêtée à 64 ans car il n'est jamais trop tard pour arrêter les conneries du style: dire n'importe quoi, faire n'importe quoi, perdre son mari aprés 43 ans de mariage , ne plus voir ses petits enfants car il n'est pas question de les confier à une grand mère qui boit etc etc, c'est vrai il faut beaucoup de volonté pour y arriver mais le résultat en vaut la peine, je préfére mourir dans 20 ans ou plus en arrêtant plutôt que me suicider lentement mais surement avec l'alcool. Les effets bénéfiques pour moi 12kgs en moins, toujours des rides mais plus de rougeurs, oser me regarder dans la glace le matin, voir des yeux normaux avec la tête d'une personne qui a enfin retrouvé l'estime de soi et de ses proches. La vie est courte pourquoi vouloir l'abréger volontairement, mon passé est derriére moi mais mon avenir est devant moi et je veux qu'il soit le plus lumineux possible et il est depuis maintenant 2 ans.

C'est un beau témoignage fanny. Quelle volonté tu as du mettre en oeuvre pour y arriver !
Mais comme tu le dis, ça en vaut la peine. Et j'espère que ça t'as permis de retrouver une relation "normale" avec tes petits enfants (notamment).
Je ne sais pas si tu es d'accord pour en parler plus. Si c'est le cas, j'ai une ou deux questions qui me tarabuste : comment étais-tu "tombé dedans" ? Pourquoi d'après toi, as-tu réussi à arrêter totalement, après si longtemps ? Qu'est ce qui a été le déclencheur, s'il y en a eu un précis ?

Si tu ne veux pas en dire plus, pas de problème. :wink:



Oui ...... :-k Bon moi j'augmente ma dose de pates à la carbonara  :mrgreen: (en général je me mange un vrai gros saladier entier !!!! :mrgreen: ) mais ça devient pas quotidien !!! C'est "sur le coup" !
C'est pas une question de force de caractere si je ne fais ça qu'une fois de temps en temps et pas regulierement ! C'est que si je mange un saladier entier de pâtes chaque soir (soit pratiquement un paquet de 500g !!), dans 15 jours, je suis obèse et pire, j'ai du cholesterol, des triglycerides, et peut-être du diabete !!!!! :shock:
Alors puisqu'on compare : pourquoi est-il si facile de plonger tête premiere dans l'alcool alors qu'on connait les dangers de la dérive ????
Vous êtes bien d'accord pour dire que tout le monde connait les dangers, hein ????? Sauf si on habite Saturne, hein Tom !! :wink:  :mrgreen:
Alors pourquoi ?????? :shock:
Désolée, mais je ne comprends pas ..... il y a une ambiguité que je conserve en moi vis à vis de l'alcoolique. Il a été forcément malheureux et fragilisé à un moment et ça me fait une peine immense .... mais il a été aussi insouciant, inconscient et lache... avec ça, j'ai plus de mal. =;
Et d'ailleurs, je crois que c'est uniquement quand la personne prend conscience de ça, qu'elle veut se faire soigner...
Bon, vais surement me faire incendier hein ! :-'' (Même pas peur ! :tirelangue: )
Pas taper Tom !! :cache:

J'en ai parler un peu plus haut : dans les paramètres qui font que certains deviennent alcooliques et d'autres pas (avec une situation de départ identique), le caractère de base de la personne est très important. Tu parles de raison plus que de force de caractère, dans ton exemple du saladier de pates. Si ça m'est déjà arrivé de prendre une grosse cuite pour oublier un coup dur, je ne suis pas devenu alcoolique pour autant. Parce que comme toi, je sais quelles seraient les conséquences si je refaisais ça régulièrement. Je connais les risques, comme tous. Mais j'ai aussi la lucidité/la volonté, à un moment, de ne pas aller plus loin.
Le problème c'est quand tu perds cette volonté. Ca peut arriver parce que tu te prend non pas un, mais plusieurs coups durs en même temps. Et là, qui peut dire qu'il sait comment il réagira. Qui peut être sûr qu'il aura la volonté de se battre et pas de laisser tomber, pour se réfugier dans ce qui est plus facile.
Tu parles de lâcheté. Même si je n'aime pas le mot, je suis d'accord. Mais pas pour blâmer. C'est trop facile. Lâche on l'est TOUS, quotidiennement, quand au lieu de se battre (pour x bonnes causes, contre x choses dégueulasses) on ferme les yeux, on laisse faire, on cautionne silencieusement. Alors il faut comprendre qu'à un moment, dans une situation donnée, une personne, par lâcheté (=manque d'envie, de combativité), laisse tomber la lutte et choisisse la solution la plus facile.
Comme l'a dit fanny13, l'alcoolisme c'est un suicide. Un suicide qui prend du temps, mais qui a le même type d'origine et le même but qu'un autre.

Mince ! TDH, tu as étais plus rapide que moi...Du coup, j'aurais pu écrire "+1", ça aurait été plus simple  :mrgreen:
Je ne buvais que de l'eau, j'avais une amie sur le même palier que moi qui buvais du whisky et le soir en attendant nos maris nous discutions en prenant l'apéro, j'étais décontractée et bien et puis tous les soirs même topo, sans me rendre compte du danger, puis nous avions un bateau avec beaucoup d'amis et tu naturellement je buvais avec eux. Mais j'étais de plus en plus bien mais les problèmes avec mon mari commençaient car il trouvait que je buvais un peu trop, d'où disputes ou alors il ne me parlait plus et moi vu cette situation je buvais, et + je buvais moins il me parlait et moins il me parlait plus je buvais. Le cercle infernal était en place et comme tous ceux qui boivent je niais avoir bu malgré les dérapages qui en ont découlés très vite, le pire c'est que je buvais seule car j'avais besoin d'alcool pour laisser tous mes problèmes au vestiaire, du moins je le croyais et la vie à la maison est devenue infernale, ça a duré 20 ans d'enfer par ma faute. Le déclic j'ai compris que mon mari allait me quitter aprés 43 ans de mariage et mon fils est venu me parler comme il fallait sans m'accuser de vice mais disant que j'étais malade( car c'est une maladie) et proposant de m'aider. J'ai compris alors que j'allais tout perdre, mari, fils, petits enfants, un matin en me levant j'ai dis STOP. Je suis allée voir mon médecin de famille qui tout en sachant mon problème ne m'en avait jamais parlé, il a dit: Je vous attendais, si vous êtes prête on y va. Pas question de cure traitement pas lourd du tout B1+b6+mag2+aotal, avec 1 petit cachet si besoin en cas d'angoisse, que je n'ai jamais pris d'ailleurs tout cela pendant 1 an pile. Je me suis mis dans la tête alcool Zéro pour toujours et ça marche depuis 2 ans en Mars 2008. Tout est redevenu super à la maison et en famille, mon mari m'a énormément aidé et jamais il ne me parle du passé. Il faut de la volonté, un bon entourage, beaucoup d'amour, et de la vigilence mais aujourd'hui je suis bien dans ma peau et je n'ai plus besoin de ce poison pour être heureuse, et l'idée de ne plus boire à vie ne me stresse pas du tout c'est fini un point c'est tout. J'espére ne pas avoir été trop longue mais si mon témoignage pouvait aider les gens ça serait un point positif de plus dans ma vie.


 

SMF spam blocked by CleanTalk