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comment sortir d'une depression??

eve · 132 · 26783

Born_to_be_Marseillaise

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Mouais, c'est vrai que tous les moyens sont bons, même celui de la spiritualité...  :-k

Durant mon adolescence, j'étais souvent en proie d'idées suicidaires, sans avoir été un cas clinique. Donc voici quelques observations:

D'abord, il est essentiel de ne pas se refermer sur soi-même, d'en parler avec ses amis et/ou avec un psychothérapeute, de s'analyser pour mieux comprendre de quoi on souffre. Souvent on connait les raisons sans le savoir, il suffit de les mettre à jour. Ensuite, pour que la désir de vivre reprenne le dessus sur celui de mourir, il faut agir et se rendre compte que, comme pour le corps, en fin de compte, la guérsion ne peut venir que de l'intérieur.


Malheureusement Eric, tout le monde n'a pas cette faculté, et encore moins quand la dépression a déjà pris le dessus...


Eric

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Vu que tout le monde est différent, on ne peut que en parler de façon générale. Une chose est sûre : La pire chose à faire, c'est de tomber en léthargie et d'attendre bêtement que ça passe. Si cet état devient chroniqe, il peut gâcher une vie entière...


Aguilex

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Vu que tout le monde est différent, on ne peut que en parler de façon générale. Une chose est sûre : La pire chose à faire, c'est de tomber en léthargie et d'attendre bêtement que ça passe. Si cet état devient chroniqe, il peut gâcher une vie entière...

Sans parler de la vie de ceux qui entourent le deprimé...


Born_to_be_Marseillaise

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Vu que tout le monde est différent, on ne peut que en parler de façon générale. Une chose est sûre : La pire chose à faire, c'est de tomber en léthargie et d'attendre bêtement que ça passe. Si cet état devient chroniqe, il peut gâcher une vie entière...

j'ai beaucoup de mal avec ce que tu dis Eric.... soit c'est la langue française qui te fait défaut et tu n'emploies pas les bons mots, soit tu as une vision de ce que peut ou ne peut pas faire un dépressif qui est hors du temps.

Un dépressif ne choisit pas de l'être (nous ne parlons pas de la petite déprime) mais il a une maladie..Cette maladie touche une partie de son cerveau...et il y a un dysfonctionnement. Chez le dépressif, une partie du cerveau, l'hypocampe si je ne me trompe pas, reste en position "alerte stress" et donc il n'y a plus de régulation de la gestion du stress....

Alors le dépressif n'attend pas bêtement que ça passe Eric....


Eric

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Ce que j'ai voulu dire, c'est qu'il faut prendre cette maladie au sérieux.
Et que je connais des gens qui ont attendu bêtement pendant des décénnies sans rien faire.
C'est plus clair à présent ?  :mrgreen:


 


Mimosaaa

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  • Les ailes de géant de l'Albatros...
Vu que tout le monde est différent, on ne peut que en parler de façon générale. Une chose est sûre : La pire chose à faire, c'est de tomber en léthargie et d'attendre bêtement que ça passe. Si cet état devient chroniqe, il peut gâcher une vie entière...

j'ai beaucoup de mal avec ce que tu dis Eric.... soit c'est la langue française qui te fait défaut et tu n'emploies pas les bons mots, soit tu as une vision de ce que peut ou ne peut pas faire un dépressif qui est hors du temps.

Un dépressif ne choisit pas de l'être (nous ne parlons pas de la petite déprime) mais il a une maladie..Cette maladie touche une partie de son cerveau...et il y a un dysfonctionnement. Chez le dépressif, une partie du cerveau, l'hypocampe si je ne me trompe pas, reste en position "alerte stress" et donc il n'y a plus de régulation de la gestion du stress....

Alors le dépressif n'attend pas bêtement que ça passe Eric....


"Bêtement" employé dans cette phrase ne me paraît pas choquant. Je le vois comme une expression courante qui signifierait "si j'avais sû, je ne l'aurais pas fait".

Mais le fait d'attendre que ça passe est en effet un risque d'aggravation du mal-être en vraie dépression.

La maladie m'apparaît comme un concours de circonstances : une être humain avec sa personnalité, un milieu familial défavorable, la rencontre de personnes qui ont une influence sur l'individu et enfin un "accident de la vie" qui déstabilise le tout (ce peut être une rupture sentimentale, un licenciement ou toute autre épreuve non souhaitée).

Lorsqu'un enfant grandit sans amour (celui de ses parents en particulier), il y a une lacune qui se remplit de la moindre marque d'affection. L'enfant se construit sur des bases friables qui peuvent s'effondrer au premier gros problème (lequel est lié aux "accidents" de la vie).

Il faut alors un long travail de reconstruction pour donner à l'adulte qu'il est devenu (ou à l'enfant qu'il est encore) l'autonomie qui lui permettra d'être heureux en remplissant cette lacune avec ses propres valeurs.

Le plus difficile à admettre est que l'on ne change pas le passé, que l'amour ne se mérite pas et qu'il peut ne pas exister envers un enfant ; accepter l'inacceptable demande du courage mais ouvre des portes immenses vers un avenir tout à imaginer.

Courage à tous ceux qui sont dans l'impasse et faîtes-vous aider (par une médecin-psychiatre, par des pillules bleues, par vos amis, par toutes les personnes qui vous aiment) et laissez derrière vous les scories d'un passé sans plaisir et sans regret.

Edité le : 18 Novembre 2007 à 15:45:19
Un dernier petit mot sur le sujet : les médicaments font partie de l'arsenal thérapeutique pour réduire les conséquences de la dépression : angoisses, idées suicidaires, violence...

S'ils sont prescrits par un psychiatre et qu'ils accompagnent une VRAIE thérapie (dialogue, réflexion, etc) ils ne seront jamais prescrits à tort et seront diminués lorsque le malade ira mieux.

A noter que le traitement d'une vraie dépression (recherche des causes, reconstruction) prend du temps, le temps qu'il faut ; ce temps diffère pour chaque malade en fonction de sa personnalité et de la gravité des troubles. Ne pas prendre un traitement de peur d'une dépendance est une erreur car l'arrêt du traitement se fait lentement. Refuserait-on un plâtre et des médicaments anti-douleur pour une fracture ?  :wink:

La thérapie peut s'arrêter lorsque le mot "apaisé" peut être prononcé par le malade.


Eric

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"Bêtement" employé dans cette phrase ne me paraît pas choquant. Je le vois comme une expression courante qui signifierait "si j'avais sû, je ne l'aurais pas fait".

Merci, je commençais à avoir des doutes concernant la langue française ...  #-o


Charito

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Vu que tout le monde est différent, on ne peut que en parler de façon générale. Une chose est sûre : La pire chose à faire, c'est de tomber en léthargie et d'attendre bêtement que ça passe. Si cet état devient chroniqe, il peut gâcher une vie entière...

Sans parler de la vie de ceux qui entourent le deprimé...

Tout à fait .. la vie des proches d'une personne dépressive n'est à souhaiter à personne. Voir souffrir une personne que l'on aime et ne pas trop savoir ce qu'il convient de faire, quelle douleur !


Born_to_be_Marseillaise

  • Invité
"Bêtement" employé dans cette phrase ne me paraît pas choquant. Je le vois comme une expression courante qui signifierait "si j'avais sû, je ne l'aurais pas fait".

Merci, je commençais à avoir des doutes concernant la langue française ...  #-o

et bien je regrette, mais le terme "bêtement" moi me semble inapproprié......si tu parles du dépressif, si tu parles de ceux qui l'entourent, ça pourrait être acceptable comme faisant partie du langage "courant"...mais le dépressif c'est souvent bien plus fort qu'une quelconque histoire de volonté....même si c'est souvent "incompréhensible" pour l'entourage car, le dépressif n'a pas l'air malade et pourtant il l'est...et cette maladie là, elle siège dans le cerveau...et  :-k c'est bien un endroit très "mystérieux" malgré les avancées médicales  :wink:


Eric

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Excuse-moi, mais je ne crois pas qu'il s'agisse d'une maladie du cerveau, du moins dans la plupart des cas. Bon, je ne vais pas me mettre à parler hyppocampes :lol: . Cela dit, à moins de ne pas jouir de toutes ses facultés mentales, je pense que chacun est responsable de soi-même. Il y en a aussi qui se complaisent dans la souffrance et qui refusent toute aide...


Born_to_be_Marseillaise

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Excuse-moi, mais je ne crois pas qu'il s'agisse d'une maladie du cerveau, du moins dans la plupart des cas. Bon, je ne vais pas me mettre à parler hyppocampes :lol: . Cela dit, à moins de ne pas jouir de toutes ses facultés mentales, je pense que chacun est responsable de soi-même. Il y en a aussi qui se complaisent dans la souffrance et qui refusent toute aide...

Bon on va pas aller plus loin car nous n'avons pas la même vision du tout de la chose....c'est vrai que la dépression vient d'un dysfonctionnement du petit orteil  ](*,)  ](*,)  ](*,)

Je crois en fait Eric que tu fais une confusion entre la déprime même grosse qui n'a rien à voir avec la dépression. Oui le dépressif peut ne pas vouloir s'en sortir, oui il peut refuser l'aide mais parce que la plupart du temps il n'est plus capable de tout ça.


Eric

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C'est une maladie de la tête, d'accord, mais pas forcément du cerveau !  :-& 

A ce sujet, je recommande "Faites vous-même votre malheur" de Paul Watzlawick, un bouquin vraiment plein d'humour et, qui plus est, écrit par un médecin psychiatre qui sait de quoi il parle...
« Modifié: 19 novembre 2007 à 11:50:05 par Eric »


Kalysta

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  • Blonditude intérieure tres prononcée contagieuse!
Je ne suis pas non plus d'accord avec toi...

la depression est bien une maladie d'origine cerveau, avec tous les dysfonctionnement hormonaux ou synaptiques qui vont avec.
les problemes si la depression n'est pas devele a temps par les medecins (qui pour certains ecoutent de moins en moins leur patients) et c'est la degringolade, malgre la volonte de s'en sortir que peuvent avoir certains.........

la DEPRESSION n'a rien à voir du tout avec la DEPRIME, mais une deprime peut etre un signe anonciateur d'une depression, quoique pas toujours.

la on parle bien de maladie ayant une origine dans l'organe le plus meconnu de notre temps et pourtant il regule tout dans notre corps, le cerveau.

et pour fair eune trait d'humour, dans la tete, hormis le cerveau, certains ont un petit pois (ou une blontidute interieure tres prononcée pour mon cas) mais le petit pois ne tombe jamais malade, donc.......


sabalix

  • Invité
http://www.info-depression.fr
La dépression est une maladie qui peut toucher chacun d’entre nous (quels que soient son âge, son sexe, son niveau social…). Contrairement à certaines idées reçues, elle ne relève ni d’une « fatalité », ni d’une faiblesse de caractère. La volonté seule ne suffit pas pour en sortir, notamment parce que la maladie provoque un sentiment de dévalorisation de soi et des pensées négatives.
La survenue des symptômes de la dépression est liée à une perturbation du fonctionnement cérébral. C’est bien le fonctionnement du cerveau qui est atteint, non sa structure.
Cette distinction est importante car elle permet de bien comprendre que cette maladie peut être réversible.
Ce dysfonctionnement du cerveau se traduit notamment par des anomalies dans la fabrication, la transmission et la régulation de certaines substances chimiques : les neuromédiateurs (également appelés neurotransmetteurs).




ermione

  • Invité
j'ai plein de choses à dire sur la dépression.
Je reviendrai car là je n'ai qu'un petit quart d'heure....
je définirais la dépression comme un chagrin d'amour : mais pas avec l'être aimé mais avec soi même.
La dépression est une rupture avec soi même. Au même titre qu'une rupture avec l'être aimé, il y a un travail de deuil parfois énorme à faire : la différence est que ce travail est à faire avec soi-même.
On est en rupture avec son corps, son mental, son passé, son présent, l'avenir.

Les signes flagrants sont la fatigue omniprésente, les sanglots étouffés ou qui sortent spontanément au réveil, la disparition du désir et de l'envie des autres et surtout de soi.
Même les personnes que l'on aime le plus autour de soi n'arrivent plus à nous accrocher, avec une conscience en plus, d'où l'ajout de la culpabilité

Il faut savoir malgré tout faire la différence entre un état d'épuisement passager, et cette fameuse rupture...et ce n'est pas toujours évident.....

La psychothérapie n'est pas toujours la bonne solution car notre conscience parfois résiste. Il faut alors passer par d'autres méthodes souvent trés efficaces.
Je reviens, promis d'ici demain pour les développer.
Courage !!!!!!!


Born_to_be_Marseillaise

  • Invité
C'est une maladie de la tête, d'accord, mais pas forcément du cerveau !  :-& 

A ce sujet, je recommande "Faites vous-même votre malheur" de Paul Watzlawick, un bouquin vraiment plein d'humour et, qui plus est, écrit par un médecin psychiatre qui sait de quoi il parle...

ah ben faudrait me dire alors ce qu'il y a dans la tête à part le cerveau  :shock:  :shock:

enfin Eric tu lis ce que tu écris ??  :smt005  :smt005




sabalix

  • Invité
Entièrement d'accord avec toi Ermione.
C'est une maladie qui nous isole, qui nous fait perdre tous nos repères et notre logique.
Il faut présenter (au dépressif)  tout l'arsenal de thérapies possibles en espérant que une lui convienne.


Eric

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http://www.info-depression.fr
Ce dysfonctionnement du cerveau se traduit notamment par des anomalies dans la fabrication, la transmission et la régulation de certaines substances chimiques : les neuromédiateurs (également appelés neurotransmetteurs).[/i]

Il ne s'agit que des symptomes. Le tabagisme aussi provoque un dérèglement au niveau des neurotransmetteurs, c'est à ce niveau-là qu'agit le Champix. Néanmoins, le tabagisme n'est
pas une maladie du cerveau, faut pas mélanger causes et effets. C'est sûr qu'il y a plusieurs
formes de dépressions, la dépression post-natale etc., mais bon, ça, c'est déjà bien connu...

Edité le : 19 Novembre 2007 à 12:40:24

ah ben faudrait me dire alors ce qu'il y a dans la tête à part le cerveau  :shock:  :shock:
enfin Eric tu lis ce que tu écris ??  :smt005  :smt005


Les yeux, la bouche, les oreilles etc.  :tirelangue: 


Kalysta

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http://www.info-depression.fr
Ce dysfonctionnement du cerveau se traduit notamment par des anomalies dans la fabrication, la transmission et la régulation de certaines substances chimiques : les neuromédiateurs (également appelés neurotransmetteurs).[/i]

Il ne s'agit que des symptomes. Le tabagisme aussi provoque un dérèglement au niveau des neurotransmetteurs, c'est à ce niveau-là qu'agit le Champix. Néanmoins, le tabagisme n'est
pas une maladie du cerveau, faut pas mélanger causes et effets. C'est sûr qu'il y a plusieurs
formes de dépressions, la dépression post-natale etc., mais bon, ça, c'est déjà bien connu...

Edité le : 19 Novembre 2007 à 12:40:24

ah ben faudrait me dire alors ce qu'il y a dans la tête à part le cerveau  :shock:  :shock:
enfin Eric tu lis ce que tu écris ??  :smt005  :smt005


Les yeux, la bouche, les oreilles etc.  :tirelangue: 

Quand il est marque "ce dysfonctionnement du cerveau", il s'agit de la depression, donc la depression est bien un dysfonctionnement du cerveau... il s'agit là d'un simple problème de langue française...



Eric

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http://www.info-depression.fr/spip.php?article14

Voici le contenu de la page "marqué":

"La survenue des symptômes de la dépression est liée à une perturbation du fonctionnement cérébral. C’est bien le fonctionnement du cerveau qui est atteint, non sa structure. Cette distinction est importante car elle permet de bien comprendre que cette maladie peut être réversible.

Ce dysfonctionnement du cerveau se traduit notamment par des anomalies dans la fabrication, la transmission et la régulation de certaines substances chimiques : les neuromédiateurs (également appelés neurotransmetteurs).

Il est difficile de savoir à l’heure actuelle si ces anomalies sont la cause initiale ou bien la conséquence de la dépression. Quoi qu’il en soit, leur correction et la restauration du bon fonctionnement des neuromédiateurs sont indispensables. C’est la principale fonction des médicaments antidépresseurs. On sait aujourd’hui que la psychothérapie entraîne elle aussi ce type d’amélioration biologique si le dérèglement initial est modéré. "

Je vous laisse à vos certidudes et croyances  :mrgreen:



 

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